ALFRED POTIER
Alfred Potier, né à Paris, le il mai 1840, entra à FÉcole Polytechnique à Tâge de dix-sept ans et en sortit dans le corps des Mines. Successivement répétiteur de physique à TÉcole Polytechnique (1867), professeur de physique à la même école, en remplacement de Jamin (1881), enfin examinateur de sortie en 1895, il ne résigna ces dernières fonctions que vaincu par la longue et douloureuse maladie qui Ta emporté, le 8 mai 1905. En 1891, il avait été élu membre de rinstitut dans la section de physique, en remplacement d'Edmond Becquerel.
Mathématicien et physicien, minéralogiste et géologue, il avait une égale compétence dans les parties les plus diverses des sciences pures et appliquées. Comme ingénieur des Mines, il fut attaché, en 1863, au sous-arrondissement minéralogique de Paris, puis en 1867 au service de la Carte géologique détaillée de la France. 11 consacra aux études que ces fonctions lui imposaient une part importante de son activité scientifique, ainsi qu'en témoignent diverses notes qu'il a publiées dans les Comptes Rendus de V Académie des ScienceSy soit seul, soit en commun avec M. Douvillé ou avec M. de Lapparent. Jusqu'à sa mise à la retraite comme inspecteur général des mines en 1902, il n'a cessé de faire bénéficier le service de la Carte géologique de ses connaissances approfondies dans le domaine de la stratigraphie.
C'est surtout à la physique mathématique et, à un moindre degré, à la physique expérimentale, qu'il a consacré son principal effort. Mécanique rationnelle, thermodynamique, optique, électricité pure ou appliquée, il n'est pour ainsi dire aucune branche des études qui nous intéressent à laquelle il n'ait apporté quelque contribution originale. Nous nous bornerons à signaler ici quelques-uns de ses travaux les plus importants.
Les problèmes qui, presque au sortir de l'École Polytechnique, ont d'abord sollicité son attention, se rapportent aux parties les plus délicates de l'optique. Dès 1867, il publiait dans les Comptes Rendus de V Académie des Sciences une note remarquée Sur la diffraction de la lumière polariscei}). Peu après il abordait le problème de
J, de Phys., 4* série, t. IV. (Juin 1905.)