‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 52 sur 131 · ALFRED POTIER · texte numérisé non relu

ALFRED POTIER

la Polarisation elliptique par réflexion vitreuse {*)y auquel il devait revenir avec plus de déimh éÊsm un mémmrt théorique, présenté à TAcadémie des Sciences en 1889 ('). Ses études Sur le principe dHuygens (s) et Sur une relation entre la théorie de la polarisation rotatoire maffnétique eî V entraînement des ondes par la matière pondérable [*) sont aussi d'un intérêt excej^oiifici. Il a pris une p«l acttre à la oontrorerse au sujet de la diveotion des lobrations lumineuses par rapport au plan de polarisation, souleva par les expériences de Wiener (*) .

Ces derniers travaux et Tétude expérimeâtide qa*il a faite, en comrnim arec son coRègue et ami Alfred Con», Sur la vérifiemH&n de la loi^ieVerdet dansles dtrecUmts voisines des nùrmàhs €mx Hgner de force magnétique (<^), forment la transition qui relie ses étude» doptique aux recherches relatives à Félectrieité pure et apj^quée, auxquelles il a surtout ccmsacré ses efforts dans la dernière période de sa Tie.

Membre du Congrès des électriciens et du jury des réoompe&ses^ à l'Exposition d'électricité de 1881 , îl prit wû» part très efScace aux travaux de la Commission, oà il eut pour coUègpues JfM. AUard, Le Blmc, loubert et Tresca. Les rapports publiés à cette oeoasion Sur la pile secondaire Faure^ les machines dynamo^ tes régulateurs et les bougies électriqum^ demeureront des documente très importants dans rbistoire des applications de Télectriclté (^), où Ib marquent Tavènement des méthodes de mesure rigoureuses.

M. Potier fat élu président de la Société des Électriciens en 1895, alors qu'il était déjà immobilisé par la maladie. Et cependant nul n^a laissé une trace plus profonde dans cette Société, soit par Theureuse initiative qu*il manifesta comme président et comme membre du conseil d'administration, soit par la part écrite qu'il prit à un grand nombre de discussions intéressantes.

Plusieurs de ses plus beaux mémoires lui ont été inspirés par les besoins de la pratique tels qu'ils lui furent révélés par ces dis-

(») C.fl., tLXXV, p. 617.

(2) C. H., t. CVIII, p. 199.

(») Ibid., t. CXIl, p. 220; — J. de Phys.\ 3* série, 1. 1, p. 568.

(*) C, R., t. CVill, p. 5i0 ; — J.de Phyt., 1- séné, t. Ul, p. 2«1, et t V, p. 101.

{^) C. R.y t. CXU, p. 383 ; —J. de Phys., 2- série, t. X, p. 101.

C^) C. R., t. ai, p. 385; — J. de Pays,, 2- série, t. V, p. 197.

(') Voir C. fl., t. XCIV, p. 600, et t. XCV, p. 746, 806, 873 et 946.

ODSsum oa par Isa gonsalyrticuM âréqMntos qite venaieiii dieeeher auprès <b loi les tachniotem de profaimn,

11 aYait déjà publié, soit seul, soit en collaboration av^ M. PMaÂ^ des expériences Sur la mesure électrochimique de Vintensité des courants (*) et Sur V équivalent électroehimiquede l'argent (') ; mais il donna depuis de nombreuses noies ou mémoires, parmi lesquels nous citerons ceux qui ont trait à la Profmgaiùatde V électricité dans les réseaux de conducteurs {^)^ au Calcul des coefficients crinduction{*)'ei aux Moteurs asynchrones (^). H a présenté au Congrès international de physique^ en 1900, un rapport magistral Sur les courants polyphasés^ leur prodadioa, leurs transformations et leur utilisation (^. Cest sa (femiégre grande contribatian à Pexposé et à la soltttioo des difficiles problèmes soulevés par lesapplicattons industrielles de Télectricité.

On se ferait d'aillBars une idée trop restreiitte de son rdlè scientifique et de sa véritabîe paît dans les progrès de la physique si on les mesurait esd^sivemeat à son oemrre rmprtmée. Qui pourrait dire le parti qu'ont tiré de son érudition, de sa critique si bienveillante et si suggestive, tous ceux qui avaient acooutuHié d^y aroir recours : amis, élèves à l'École Polyteclmîque ou à FÉoole des mines, où il a longtemps professé les applications deTâectricité, savants ou< industriels qui venaient Teritretenir de leurs projets ou de leurs découvertes encore inédites? Au ccmrs de ces entreliens si remplis, dans lesquels il s'absorbait, il paraissait vraiment délivré de ses souffrances. Et de quelle déKcatesse fl savait envelopper cette sorte de oollaboration anonyme! Nul n'a eu plus de plaisir à s'oublier soi-même. Il dépensait sans compter son temps et les derniers restes de ses forces défaiHautes, dès que llntérèt de lascienoe lui paraissait en cause.

Sa perte est partfeuHèrement sensible aux rédacteurs de ce journal, à la prospérité duquel 3 a puissamment contribué non seulement par sa coHaboratîon écrite, mais surtout par ses conseils fréquemment sollicités et toujours suivis. '

'Nos sentiments d'admiration et de regret seront unanimement partagés par nos lecteurs, par les membres de la Société française

(•) C. iJ, t. CVni, p. 396.

(^) J. de Pkys., 2* série, t. iX, p. 381.

(3J J. de Vhys,, 3* série, t. III, p. 107; — C. fl., t. CXVIII, p. 221.

(*) C. R^ t. CXVIII, p. 16.

(^) C. «., t. CXXIV, p. 538 et 642.

{^) iUipportê eu Congrès international de phymqiêe, t. 111, p. 197.

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de Physique et delà Société internationale des Électriciens, ainsi qne.

par tous ceux qui s'intéressent aux progrès de la physique et de ses

applications.

LIOHOPLASTIE; Par M. L. HOULLEVIGUE.

J'ai proposé le nom d'ionoplastie pour désigner les procédés fondés sur la désagrégation électrique des cathodes placées dans le vide, et qui permettent de déposer des pellicules métalliques adhérentes sur un support quelconque, conducteur ou isolant. Ces procédés ont donné naissance à plusieurs travaux, dont on trouvera la liste à la suite de cet article où je résume mes recherches personnelles. J'insisterai spécialement sur la technique, assez mal définie jusqu'ici, des opérations ionoplastiques, dans Tespoir d'être utile à quelques physiciens qui pourraient trouver avantage à utiliser, pour des objets divers, les pellicules minces formées par ce procédé.

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