‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 59 sur 131 · ST · texte numérisé non relu

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J^U'Él^OlfËNES D-B LUHINESCE!ICE U5

influence que 4e permeUre la formation de oristaux noa cubiques, seuls tribolumtneaoeote ^ ee trausfopmant eu cristaux cubiques. Ou. sait que raoide arsénieux.ae dépose en oristaux moQocIiuîquea dans oertaines solutions et par sublimation ; il «est vraisemblaUe que lea cristaux que j*ai- observée sont identiques avecTacide monocliuique^ mais je n*ai pu m*en aasurer jusqu'ici.

Tous les phénomènes de cmtaUutumiaesoânoerse présententcMrec lemém&aQpect : étincelles quiiclatentde tous côtés en diOarentfrpoints de la dissolution et deviennent surtout abondantes quand on agÂte. Il me parait probable que, dans la plupart des cas, la cristalloluraines^ oence est, oonune pour Tacide arsénieux, due à la rupture et a la transformation de oristaux instables. Rose, puis Bandrowski {loe. cil.) ont étudié la cristaUoluminescence du sulfate de potasse et Tout atiribuée aux mèmas oau3es que la cmstallolmnineacence de l'acide arsénieux. Or le sulfate de potasse %est Tun des corps dont latribo* Imnineacence a été bien des fois sigmilée {*). Le chloEsIe et Tifidate 4e stcoutium, Fiodale de cidciunL, qui appartiennent à Ja olasse des coioposés signalés cflonme oristalloluminescents par TrautK(^), sont, cainme le suUb^ de potasse, susceptibles de oristalliser sous plur siaujPB étBEts d*b^draiatiou, suivant les conditions où ils sont iprér parés.

Élude de la lumière émke par le broyage de Vacide arsénieux, — La tetboluminesoence de Tacide cristallisé est assez ^ive^pcmr donner un spectre visible, en écrasant les cristaux dans rangle d'un flaeon emné^ dacmèfe la fenbe d*un speeliosccipe. J'ai comfamé pour ces élttdss^de luœiueseenoe un spectroscape à giranrie clarié, constitué oascntinllnmont par un collimateur à court fogFer, et unipûsme où Jes pcottesipar réflecion sont réduites aujniatsauHL Ce prisme est formé d'une ou ve à suif use de carbone ou mieux à cinnamale d'éthyle, dont las faces, &iisaot un .angle de 90^, sent les faces hypoténuses de deux prismes a réflexion totale en crown. La lumière entre et sort à 4»eu près normalement ; sur les faces du prisme liquide, les pertes par réflexion, ppoportionnelles à

tangf^(t — y) sin*(t — y)

tanga(i + -r)'^sin^(t + rr

sont à peu près nulles, puisque la déviation i — y est très faible.

(») Voir Rose, Pogg. Ann., t. LU, p. 4i6; 1841. (») Thautï, Zeit. f, EUctrochemie, X, p. 593; 1904.

416 GUINCHANT. — PHÉNOMÈNES DE LUMINESCENCE

Le spectre de luminescence de Tacide arsénieux est un spectre complet, y compris le rouge et le violet qui manquent ou du moins ne sont pas visibles dans beaucoup d'autres spectres de luminestcence. Les radiations jaunes et vertes sont prédominantes, mais je n'ai aperçu aucune discontinuité dans le spectre. Cette production d*un spectre complet à basse température est un fait très fréquent. Quand on fait passer un courant d*hydrogène sur du phosphore, le jet gazeux ne s'allume pas, mais donne une belle flamme froide de phosphorescence. Salet(^) y a reconnu les bandes caractéristiques du phosphore ; avec le spectroscope que j'ai employa» on aperçoit, outre ces bandes plus brillantes, un spectre complet très lumineux quand on regarde de profil le jet gazeux sortant d'un bec à flamme étalée. Faut-il en conclure que les lois du rayonnement, et en particulier la loi de Kirchhoff, sont inapplicables aux phénomènes de luminescence? Radowski pense que la luminescence est une véritable combustion, une incandescence limitée à une zone infiniment petite, où la température serait très élevée. Cette hypothèse rend bien compte de tous les phénomènes observés ; mais il est peu vraisemblable que, dans un mélange d'oxygène et d'hydrogène, il puisse exister des particules à températures très élevées sans déterminer l'inflammation. Le rapprochement entre les phénomènes de luminescence et les phénomènes d'incandescence doit être cherché dans la nature même des ébranlements particulaires et non dans les causes qui les déterminent.

Les radiations émises par l'acide arsénieux ont un grand pouvoir photochimique ; j'ai obtenu en quatre minutes l'image d'un écran sur une plaque photographique en agitant à quelques centimètres un ballon qui contenait 900 centimètres cubes de solution en voie de luminescence. L'écran était recouvert de différentes substances : papier noir, verre, métaux...; l'image n'a présenté aucune différence appréciable avec celle qu'on obtient en une demi-seconde, en prenant comme source de lumière un brûleur Bunsen à flamme bleue placé à 1 mètre. La netteté des contours est seulement beaucoup moindre avec l'acide arsénieux, à cause des dimensions exagérées de la source ; la transparence des différents corps est la même.

La cristalloluminescence de la solution ou la triboluminescence des cristaux n'ont produit aucune action sur l'électroscope (^).

(^) Salet, Traité élémentaire despectroscopie, p. 178.

(2) Ce fait est déjà signalé par Rose {Pogg. Ann,, t. LU, p. 600; 1841).

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