AC
s'attendre à vérifier la constance de tj^ — que pour les champs
faibles. En outre, c'est le propre des erreurs expérimentales d'atténuer la brusquerie des phénomènes. Tous les petits accidents, tels que les déplacements angulaires provenant des petites cassures de la matière, la non-uniformité des champs démagnétisants, en retardant le phénomène pour certaines parties de la substance par
rapport à d'autres, diminuent le maximum de — ? et pour la courbe
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de raimantation parallèle au champ atténuent les angles rentrants. Aussi ai-je choisi parmi les échantillons dont je disposais, malgré sa moindre simplicité cristallographique, un disque donnant des phénomènes particulièrement brusques. J'ai trouvé au minimum de sa composante la plus importante
AÇ millimètres J AC
A« par degré h2 a«
Le couple exercé au minimum variait donc bien d'une manière voisine de la proportionnalité au carré du champ, dans les champs faibles.
Pour comparer la rapidité du phénomène dans cette nouvelle substance à celle de Tancienne, j'exprime pour Tune et l'autre l'accroissement du couple pour i** en pour cent de l'amplitude totale de la variation des couples :
Ancienne subtUnoe
Nouvelle lubitanee
Dans la nouvelle substance, le phénomène est environ quatre fois plus rapide que dans l'ancienne.
L'épaisseur un peu moindre du disque ne suffit pas à expliquer cette augmentation, qui aurait dû, tout au plus, réduire de moitié le champ démagnétisant dû à la forme. Le caractère accidentel du coefficient n, variable d'un échantillon à l'autre, me paraît être un argument en faveur de l'hypothèse qui attribue la susceptibilité initiale de l'échantillon à sa structure grossière.
Puisque, dans l'ancienne substance, au minimum dans les champs faibles, l'aimantation tourne environ 80 fois plus vite que le champ (voir page 495), elle doit, dans la nouvelle, tourner environ 3% fois plus vite, si, ce qui est probable, N a à peu près la même valeur.
Une contre-épreuve consisterait à conserver la structure de l'échantillon, en faisant varier ses propriétés magnétiques. C'est précisément
ce qui arrive au cours de Tétude thermique du magnétisme. Dans un travail fait en collaboration avec M. J. Kunz, qui paraîtra prochainement, nous publierons une série de courbes relevées à diverses températures représentant C en fonction de a pour une. même valeur
du champ. Les coefficients angulaires au minimum— sont les mêmes
pour toutes ces courbes. C'est bien ce qui doit arriver si la grandeur de n est dépendante de la structure et non des propriétés magnétiques de la matière.
d) Au maximum, on déduit assez exactement des expériences le rapport des vitesses de rotation de Taimantation et du champ. Il a pour expression
^^ Aa ~ H + NIm
et permet par conséquent de déterminer le champ démagnétisant maximum.
e) On relève aussi directement sur la courbe expérimentale don-
nant C en fonction de a la valeur de -— au maximum. Elle a pour
Aa
expression :
Je me suis servi à plusieurs reprises des formules (5) et (6), qui sont commodes, pour des contrôles qui sont en partie équivalents à ceux que j*ai déjà indiqués et sur lesquels je n'insiste pas.