II. — Travaux divers
Arthur-L. DAY et E.-T. ALLEN. — The isomorphism and thermal properties of the feldspars (Isomorphisme et propriétés thermiques des feldspaths). — P. 93-142.
Les feldspaths artificiels, albite et anorthite, préparés purs, fournissent, quand on les fond ensemble en diverses proportions, un cas intéressant d'isomorphisme. Les auteurs ont pu, en suivant les courbes de température au four électrique (mesurées avec le couple platine-platine rhodié), déterminer les points de fusion des mélanges suivants d'anorthite et d'albite :
Composition. An, 5An + Alç 2An + Al, An + Al, An + 2A1, An + 3AI Température
de fusion.. 1532% 1500°, 1463% 1419% 1367% 1340°
Ils ont obtenu tous ces corps cristallisés à partir du mélange fondu , et l'identité de composition chimique de la phase liquide (verre) et de la phase solide (cristal) a été établie avec précision pour quelquesuns.
Au point de vue pratique, la détermination du point de fusion de l'anorthite (1532*» ±: V) est assez précise pour fournir un point de repère excellent en pyrométrie.
La continuité de la courbe des points de fusion en fonction de la composition centésimale confirme l'isomorphisme et conduit à
rejeter Thypothèse de Lane, d'après laquelle on aurait une série euteclique. On a donc une véritable solution solide, les composantes étant miscibles en toutes proportions, à la fois dans la phase liquide et dans la phase solide; de plus, la courbe des points de fusion n'ayant ni maximum ni minimum, le mélange isomorphe est du premier type distingué par Bakhuis Roozeboom (*).
Mais, dans ce cas, il résulte nécessairement de la règle des phases que les phases solide et liquide ne devraient pas avoir la mémç composition, au moins quand la cristallisalion débute : ce n'est qu'à la fin de la cristallisation que la composition du cristal doit devenir identique à celle du liquide primitif. Les résultats des auteurs ne sont pas en contradiction avec cette hétérogénéité de la solidification que la viscosité masque. Dans tous les cas, ils ont bien constaté que la courbe de refroidissement des mélanges ne donne pas une température de solidification bien définie; celle-ci s'étend sur tout un intervalle de températures, conformément à la théorie; sauf pour Tanorthite pure, les valeurs données plus haut sont des moyennes.
La densité d'un mélange, soit à l'état vitreux, soit à l'état cristallisé, est rigoureusement calculable d'après sa composition centésimale ; mais, quand la proportion d'albite croit, la densité du mélange vitreux décroît plus vite que celle du mélange cristallisé : les valeurs extrêmes sont :
HUI viirt'ux
Élal crisUlli»é
Anorthite
Albite
J.-B. WHITEHEAD et H.-D. HILL. — Measurement of self-inductance (Mesure du coelficient de self-induction). — P. 149-164.
Rowland a publié la description de 26 méthodes de mesure des coefficients de self-induction et d'induction mutuelle à l'aide de courants alternatifs (^), un grand nombre étant des modifications du pont
(') Arch. AVer/., 2^ série, t. III,p. 414 ; 1900; — et J. </e ;%s., 3'série, t. X, p. 160.
(2) Phil. Mag., 5- série, t. XLV, p. 66-85 ; 1898 ; — analysé dans J. de Phys., 3' série, t. VII» p. 239 ; — reproduit in extenso dans les Physical Papers de Rowland, p.294- 314, ainsi qu'un autre mémoire, complément du premier, paru dans VAmer. Journ. of Se, 4* série, t. VIII, p. 35-57, 1899, en collaboration avec Th.-D. Penniman. A la page 302 des Physical Papers se trouvent réunis les schémas de vingtquatre de ces méthodes.
de Wheatstone et consistant à régler des boîtes de résistance sans self-induction disposées sur une ou plusieurs branches jusqu'à amener une différence dé phase de 90° entre les deux courants passant dans les bobines d'un électrodynamomètre employé comme instrument de zéro. Rowland n'a étudié la valeur pratique que d'un petit nombre de ces méthodes. Les auteurs ont repris cette étude, avec un matériel qui semble peu différer dé celui de Rowland. L'alternateur employé est construit de façon à donner une force électromotrice rigoureusement sinusoïdale. La période est déterminée à l'aide d'un chrono-
graphe spécial, ayant une précision supérieure à ttt?^ (les coeffi-
cients de self-induclion varient comme le carré de la fréquence).
Les auteurs rejettent la plupart des méthodes comme manquant de sensibilité et retiennent comme pratique la méthode 14, qui est celle d'Oberbeck; la méthode 25, qui permet de mesurer une selfinduction ou une capacité en unités absolues, et enfin la méthode 3, <iui permet de comparer une self-induction à une capacité. Dans les expériences de Rowland, la précision obtenue avec les méthodes dépendant de la période, celle-ci étant insuffisamment constante, était moindre; mais Rowland et Penniman avaient déjà reconnu comme excellentes les méthodes indépendantes de la période, c'està-dire permettant la comparaison d'une self-induction à un étalon de self-induclion ou d'une capacité à un étalon de capacité.
W. Mac CLELLAN. — Note on interférence with the biprism (Note sur les interférences obtenues avec le biprisme). — P. 294-296.
Les deux bords du champ d'interférence présentent des bandes de diffraction. Calcul théorique des conditions à réaliser pour que ces bandes laissent au milieu du champ un espace dans lequel les franges d'interférence seules soient visibles : on admet qu'à partir d'un rang déterminé les bandes de diffraction ont une visibilité nulle, le rapport des intensités extrêmes étant trop voisin de l'unité.
r378 THE AMERICAN JOURNAL OF SCIENCE
G.-S. HASTINGS. — The error of collitnation in the human eye (Erreur de collimation dans l'œil humain). — P. 310-314.
G.-S. HASTINGS. — Group or visual phenomena depending upon optical errors of the human eye (Groupe de phénomènes visuels dépendant dlmperfections de rœil humain). — P. 401-412.
1^ L'angle de Taxe secondaire aboutissant à la région [fovea <:entralis) de plus grande sensibilité de la rétine forme avec Taxe optique un angle de 4^,2 (moyenne de 60 individus). Cet axe de la vision nette est toujours, à Textérieur de Tœil, du côté nasal de Taxe optique ; les valeurs extrêmes varient de 1**,25 à 7<*,75 ;
â"" Le centre de la pupille n'est pas sur Taxe de vision nette : il est situé sensiblement sur une ligne bissectant Taxe optique et la ligne de vision nette.
En se basant sur ces données nouvelles, Fauteur montre que cette erreur de collimation permet la vision nette (par un seul des deux yeux) de la limite de séparation de deux plages de couleurs différentes, malgré Taberration de réfrangibilité, en accommodant soit pour Tune des couleurs, soit pour Tautre.
Explication, d'après cette théorie, de diverses illusions relatives à la vision d'objets colorés à diverses distances, par exemple de celle-ci : un objet rouge vu sur un fond vert très éclairé, plus éloigné, paraît bordé d'une ligne noire extrêmement fine.
L'illusion de relief dans la vision binoculaire d'objets plans présentant des colorations vives (vitraux), qui se produit quand l'observateur ou l'objet se déplace transversalement, serait due à la différence des vitesses angulaires des plages de différentes couleurs : les plus réfrangibles, ayant une vitesse angulaire plus faible, paraissent plus éloignées.
L'auteur pense que les artistes français du xiii* siècle savaient tirer parti de cette illusion (vitraux de la cathédrale de Bourges).
H. -M. BADOURIAN. — A new form of électrode for lead storage celU (Nouvelle forme d'électrode pour accumulateurs au plomb). — P. 315-316.
11 s'agit de petits accumulateurs portatifs, de 1 ampère-heure de capacité. Chaque électrode est constituée par un bout de tube de plomb (diamètre 1"",2) percé de nombreux petits trous (0*^'",3) et rempli complètement de la pâte active.
HowARD-D. MINCHIN. — ReOection oflightby colored papers (Réflexion de la lumière par les papiers coloriés). — P. 445-450.
Un spectrophotomètre de Brace à deux collimateurs permet de comparer, pour cinq longueurs d'onde bien définies, Tintensité de la lumière refléchie par divers papiers peints à l'intensité de la lumière directe. La source est une lampe à incandescence; une source identique fournit le spectre de comparaison avec une intensité réglable à Taide d*un disque obturateur dont les secteurs évidés ont un angle variable.
Les résultats numériques obtenus sont très précis : mais ils n*ont, naturellement, de valeur que pour les papiers particuliers étudiés. Quelques conclusions générales s'en déduisent pourtant, telles que celle-ci : les papiers c verts » réfléchissent en quantité notable toutes les couleurs du spectre.
H. Bbnard.
COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES; . T. CXL; !•' semestre 1905.
G. LIPPMANN. — Franges dlutorrérence produites par le système de deux miroirs perpendiculaires entre eux. — P. 21.
Avec deux miroirs dont Tangle est voisin de 90*, on obtient des franges pareilles à celles des miroirs de Fresnel. Les deux faisceaux interférents ayant subi chacun deux réflexions fournissent en effet deux images qui fonctionnent comme deux sources synchrones et donnent un système de franges, à frange centrale blanche, parallèles à rintersection du plan des miroirs. L'auteur indique les diverses formes qu^on peut donner à l'expérience.
De SPARRE et FOUCHÉ. — Au sujet de la déviation des corps dans la chute libre. — p. 33-363 et P. 226-427.
Étude complète. — Résultats différents de M. Fouché.
LANGEVIN. — Sur une formule fondamentale de la théorie cinétique. — P. 35.
Résolution complète par la méthode de Maxwell du problème de la diffusion de deux gaz avec une loi quelconque d'action entre les molécules. Le coefficient de diffusion est alors :
^zhm1n^ m + m^
les molécules ayant des masses m et m^ , au nombre de M par unité de volume, a étant la somme des rayons de deux molécules m et m^ , et Aune constante inversement proportionnelle à la température absolue, la même pour tous les gaz et égale aux trois quarts de Tinverse de l'énergie cinétique moyenne d'une molécule.
La formule montre que D varie comme T* ", si les molécules se repoussent en raison inverse de la (n + 1)® puissance delà distance.
Elle permet de calculer, en partant dès mobilités expérimentales, la masse des ions des gaz par rapport à celle des molécules, et de trouver ainsi pour les contres négatifs une masse environ 1000 fois inférieure et pour les positifs une masse égale à celle de Tatome d'hydrogène.
C. NORDMANN. — Mesure de la conductibilité des diélectriques au moyen des gaz ionisés. — P. 38.
On fournit à une des faces a du diélectrique, dont l'autre est à la terre, des quantités constantes et connues Q d'électricité par unité de temps, et on observe le potentiel variable de cette face.
Au bout de peu de temps, le potentiel E reste stationnaire et prend la valeur E = QR, R étant la résistance du diélectrique.
La quantité d'électricité est fournie par l'ionisation de l'air situé entre les deux armatures d'un condensateur dont l'une est reliée à la face a du diélectrique et l'autre portée à un potentiel suffisant pour produire le courant de saturation.
P. BECQUEREL. — Recherches sur la radio-activité végétale. — P. 54.
Les graines, les mousses, un rameau de buis ne donnent aucune trace de radio-activité quand on prend les plus grandes précautions contre rémission de la vapeur d'eau.
A. BERGET. — Sur un mode de visée de larges surfaces de mercure. — P. "79.
Le dispositif consiste à adjoindre à la surface large de mercure à viser : 1** un collimateur horizontal, à fente étroite, disposé de façon que le milieu du faisceau parallèle qu'il envoie soit à peu près au niveau étudié ; 2^ sur le prolongement des rayons, une tige thermométrique contenant du mercure. On a alors sur cette tige une ligne très lumineuse se terminant brusquement et avec une grande netteté dans le plan horizontal à viser.
Cette extrémité permet la lecture au centième de millimètre.
G. SEGUY. — Sur les propriétés radio-actives photogéniques du corail calciné placé dans le vide radiant et soumis à lïnQuence des rayons cathodiques. — P. 83.
Le corail phosphorescent excite la fluorescence des écrans au platinocyanure de baryum. Sa puissance photogénique est plus grande que celle d'autres lumières qui, à l'œil, paraissent plus brillantes. On peut en conclure que sa phosphorescence est riche en rayons ultra- violets.
LE ROUX. — De l'action de très basses températures sur la phosphorescence de certains sulfures. — P. 84, 239.
Historique, — Etude dans l'air liquide du sulfure de calcium bleu clair. Ce corps y perd sa phosphorescence; mais, ramené à sa température primitive, il la reprend, avec une intensité plus ou moins grande que celle d'un tube témoin. Plongé dans Fair liquide et excité, puis ramené à la température ordinaire, il est aussi phosphorescent et se comporte de la même façon par rapport au tube témoin.
On doit en conclure que Ténergie lumineuse potentielle maximum J. de Phys., 4* série, t. IV. (Août 1905.) 39
lie peut induire dans un corps phosphorescent donné une lumière
3tivante donnée ne dépend pas de la température.
lANOZ et PERRIGOT. — A propos d'une prétendue démonstration deTexistence des rayons N par la photographie d'écrans au sulfure de calcium insolé. — P. 86.
Deux masses égales de plomb et d'acier trempé, placées identiqueent par une face plane sur des écrans comparables comme épaisjur et insolation, ne donnent jamais d'auréoles différentes, quelle le soit la durée de la pose.
Si on observe des auréoles inégales, cela tient à la manière dont est établi dans le temps et l'espace le contact des écrans avec la aque, et non à la nature des masses pesantes utilisées, comme l'avait diqué M. Bordier (*), qui croyait démontrer ainsi Texistence des yons N par la photographie.
MARAGE. — Sensibilité de l'oreille physiologique pour certaines voyelles. — P. 87.
Etude faite avec la sirène à voyelles^ du minimum de puissance îcessaire pour impressionner l'oreille écoutant à la même distance même voyelle sur des notes différentes.
Ch. FÉRY. — Sur l'isochronisme du pendule des horloges astronomiques. P. 106, 262 et 367.
Définition et détermination sur un pendule actionné mécaniqueent de l'amplitude de réglage, c'est-à-dire de celle qui correspond i minimum de temps d'oscillation et pour laquelle une variation Bimplitude produit la variation minima de la marche. Description et étude d'un pendule électrique à échappement libre, d'un thermomètre intégrateur donnant la température moyenne de ndroit où il se trouve.
i)C. R., décembre 1904.
Th. MOUUEAUX. — Sur la valeur des éléments magnétiques au !•' janvier 1905.
Station du Val- Joyeux,
isiji„.„„â„ Valeurs absolues
*'^*"'*^"*" au 1" janvier 1905
Déclinaison occidentale. . . 14° 57' 69
Inclinaison 64<»51'1
Composante horizontale . . 0,19724
Composante verticale. . . . 0,42016
Composante nord 0,19055
Composante ouest 0,05092
Force totale 0,46414
Variation séculaire
G. CAMICHEL. — Sur la fluorescence. — P. 139.
Le coefficient d'absorption du verre d'urane pour les radiations qu'il émet par fluorescence est le même, que la fluorescence soit excitée ou non,' contrairement aux résultats de J. Burke (*).
LOEWY et PUISEUX. — Étude des photographies lunaires. — Considérations sur la marche de la solidification dans l'intérieur d'une planète. — P. 192.
L'étude de photographies lunaires et celle de l'écorce terrestre semblent montrer que la solidification d une planète débute par la surface, et progresse lentement vers le centre, opposant aux épanchements volcaniques un obstacle de plus en plus efficace. Cette conclusion est contraire à Thypothèse de Kelvin, qui admet que la solidification commence par le centre et se propage jusqu'à la surface.
II. PELLAT. — Champ magnétique auquel est soumis un corps en mouvement dans un champ électrique. — P. 229.
Lauteur démontre que ce champ H = K^V sin a : K désignant le pouvoir inducteur spécifique du milieu ; f, rintensité du champ électrique; V, la vitesse du corps en mouvement;
(ï) John Burke, Phil, Trans., série A, t. CXCI.
a, l'angle de la vitesse et du champ.
La relation est exacte dans les deux systèmes d'unités.
Elle permet peut-être d'expliquer la dérivation des rayons magnéto-cathodiques dans un champ électrique, par la composition du champ magnétique produit par le mouvement de ces rayons avec le champ magnétique préexistant de Télectro-aimant.
P. MASSOULIEn. — Contribution à Tétude de Tionisation des flammes. P. 234, 647 et 1023.
Étude de l'ionisation dans les flammes obtenues avec de la vapeur d'éther. Rôle secondaire des électrodes montrant que le courant est dû à une ionisation qui est un phénomène de volume ayant son siège dans toute la flamme, et qui dépend non seulement de la température, mais des réactions qui s'y produisent, dissociation de l'acide carbonique par exemple.
Les résultats obtenus sont réguliers quand on emploie des électrodes verticales disposées symétriquement dans la flamme, et l'intensité du courant recueilli est sensiblement indépendante de leur distance.
G. MESLIN. — Sur les coefflcients d'aimantation spécifique des liquides.
Tableau donnant les valeurs des coefficients d'aimantation spécifique d'un certain nombre de liquides diamagnétiques. Voici quelques nombres :
Eau —0,79 10-<^
Sulfure de carbone . . — 0,587 10""*
Benzine —0,777 10" «
Alcool éthylique. . . . —0,813 iO"» Ether - 0,840 10-«
J. DANNE. — Sur un nouveau minéral rad if ère. — P. 241.
Existence à Issy-l'Évêque d'une pyromorphite radio-active ne contenant pas d'uranium, ce qui est assez remarquable^ la présence du radium n'ayant été jusqu'ici constatée que dans les minéraux uranifères. Il est probable que le radium a été apporté dans le minéral à une époque récente par des eaux radio-actives.
P. LANGEVIN et M. MOULIN. — Sur un enregistreur des ions de Tatmosphère — P. 305.
L'appareil enregistre les variations continuelles du nombre d'ions contenus dans l'atmosphère, ions ordinaires de grande mobilité et gros ions. L'air aspiré à l'extérieur passe d'abord dans un condensateur cylindrique dont l'électrode extérieure est chargée à un potentiel V par une batterie, et dont l'électrode intérieure communique, soit avec une paire de quadrants d'un électromètre Curie très amorti, soit avec la dage de l'électromètre, reliée elle-même à l'autre paire de quadrants, à l'autre pôle de la batterie, aux écrans conducteurs disposés autour des canalisations.
La minuterie du compteur à air réalise, à chaque passage d'un volume connu d'air, les différentes communications et les inversions de champ, et les déviations sont enregistrées par la photographie; on obtient ainsi deux ou trois points par heure pour chaque signe. Un perfectionnement permet, dans un autre enregistreur, d'éviter la remise au zéro périodique de l'électrometre.