L. GUILLET. — Sur la trempe des bronzes. — P
Pour les alliages contenant plus de 92 0/0 de cuivre, la charge de rupture augmente un peu par trempe à basse température entre 400* et 600^. Les allongements subissent des variations analogues.
Pour des métaux de 92 0/0 de cuivre, la charge de rupture croît très nettement des que la température de trempe dépasse 500*, pour atteindre son maximum à 600* ; il en est de même pour les allongements, mais le maximum a lieu à une température qui dépend de la composition.
E GUYE et A. SCHIDLOF. — Hystérésis magnétique aux fréquences élevées dans le nickel et les aciers au nickel. — P. 369.
Application de la méthode bolométrique au nickel et aux aciersnickel ('}, qui conduit aux résultats suivants :
i"" Entre 300 et 1200 périodes par seconde l'énergie dissipée par
( ') C. /?., 20 avril 1903 et 26 septembre 1904.
cycle est, comme pour le fer, indépendante de la vitesse avec laquelle le cycle est parcouru ;
2^ La perte par hystérésis reste faible jusqu'à des champs relativement élevés ;
3* Il y a analogie entre les courbes relatives au nickel et à Taciernickel à 270/0, entre les courbes relatives au fer et aux aciers-nickel 360/0 et 450/0.
J. BOUSSINESQ. — Sur Texistence d'un ëtlipsoîde d'absorption dans tout cristal translucide, même sans pian de symétrie ni axe principal. — P. 401, 623.
Démonstration théorique.
HOULLEVIGUE. — Propriétés optiques du fer ionoplastique. — P. 428,1093.
Les pellicules transparentes de fer, placées dans un champ magnétique perpendiculaire à leur plan et traversées normalement par de la lumière polarisée, transforment une vibration rectiligne en une elliptique de grand axe incliné sur le plan de la vibration incidente ; Fauteur montre que cet effet ne peut pas s'expliquer par la décomposition de la vibration rectiligne en deux circulaires inverses dont les intensités, égales à l'entrée dansla lame, diminueraient inégalement, par suite d'une différence dans leurs coefficients d'absorption.
Les dépôts ionoplastiques de fer ne sont pas biréfringents ; leuk* épaisseur peut se mesurer par dissolution du fer dans l'eau régale et comparaison colorimétrique avec une liqueur titrée. Cette mesure, jointe à celle de la transparence pour la lumière, permet de déterminer, par simple transparence, l'épaisseur de lames préparées de la même façon.
GUYE et DENSO. — Sur la chaleur dégagée dans la paraffine soumise à Taction d'un champ électrostatique tournant de fréquence élevée. — P. 433.
Pour une même fréquence, l'énergie dégagée dans la paraffine gous forme de chaleur est proportionnelle au carré de la tension, el^ pour une même tension, proportionnelle à la fréquence.
A. BROCHET et J. PETIT. — Sur l'électrolyse d'acides organicfifes au moyen du courant alternatif. — P. 443.
L'électrolyse des acides formique et oxalique peut être facilement réalisée par le courant alternatif; les résultats sont les mêmes qu'avec le courant continu, et les rendements sont très élevés.
JUNGFLEISCH. — Sur la phosphorescence du phosphore. —P. 444.
L'auteur croit pouvoir établir : i^ que la vaporisation du phosphore à la température ordinaire porte sur des quantités de matière trop faibles pour produire par combustion la phosphorescence observée ; ^ que le phosphore passe dans les gaz qui Tentourent en formant avec Toxygène un oxyde plus volatil que lui ; 3^ que les phénomènes lumineux résultent, presque en entier, de la combustion spontanée de la vapeur de cet oxyde arrivant au contact de Toxygène.
TEISSERENC DE BORT. — Variation de la température quotidienne dans la haute atmosphère. — P. 467.
Dans la partie moyenne de l'atmosphère, de 3 à 10 kilomètres, les isothermes sont sensiblement parallèles et, d'un jour à l'autre, ne font que se resserrer ou s'espacer dans des limites très restreintes. Au contraire, dans les régions inférieures (i^ à 3 kilomètres), ou au delà de 10 kilomètres, on constate de nombreuses irrégularités et de grandes variations de la température.
G. MESLIN. ^ Sur le coerficient d'aimantation du bismuth et sur quelques points de repère dans Téchelle diamagnétique. — P. 499, 783 et 829.
Voici quelques-unes des valeurs trouvées en prenant pour le coefficient d'aimantation de l'eau — 0,79 10-* :
Mercure — 0,185 10 «
Bismuth cristallisé ... — 1,39 10-*^
Bismuth fondu — t,42 lO"*
Sulfate de potassium . . — 0,42 10 -«
Azotate de potassium . . —0,32 10"*
L*étude des solutions permet de constater que le pouvoir magné-
588 COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES tique de la solution ne peut se calculer, surtout pour les sels fortement magnétiques, en faisant la somme algébrique des pouvoirs magnétiques relatifs au dissolvant et au sel dissous. Les mélanges d'alcool et d'eau donnent, pour 4 0/0 d'eau, un maximum supérieur au coefficient d'aimantation de l'alcool ou de l'eau pure ; c'est pour cette quantité d'eau qu'il y a d'ailleurs dans les mélanges une température minima d'ébullition.
G. MATIGNON. — Prévision d'une réaction chimique formant un système mono variant. — P. 513.
Il est possible de prévoiries réactions chimiques en utilisant la loi des phases ou la loi d'action de masse, et, en plus, une autre loi qui peut s'appeler la loi de constance de la variation d'entropie aux températures correspondantes. Exemples :
LQEWY. — Précautions à prendre dans le mode d^exécution de certaines recherches de haute précision. — P. 555.
L'auteur montre que, dans bien des cas, on a attribué à la flexion des cercles gradués des effets uniquement dus à la mauvaise définition des images des traits et à un défaut de centrage dans l'appareil d'éclairage.
C. GUTTON. — Sur l'intensité des impressions photographiques produites par de faibles éclairements. -- P. 573.
Sur une photographie négative, lès contrastes sont exagérés dans les régions très peu éclairées et atténués dans les régions plus éclairées.
Sur l'épreuve positive, les différences d'éclairement sont, au contraire, fidèlement reproduites.
ROGOVSKY. — Sur les rayons cathodiques émis par Tanode. — P. 575.
En reliant à l'anode d'une petite bobine de Ruhmkorff l'électrode opposée à la croix d'aluminium placée dans un tube de Crookes, on obtient une ombre de cette croix. Les rayons émis par l'anode sont
COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES 589 déviés par un aimant dans le même sens que les rayons cathodiques, et il y a une électrisation positive de Télectrode opposée à la croix, qu*ellê soit anode ou cathode.
C. FORTIN. — Tension superficielle d'un diélectrique dans le champ électrique.
Dans un champ de 20000 volts par centimètre, normal à la surface, la variation relative de la tension superficielle du pétrole est
inférieure à —* La dénivellation qui acoompagne le champ, quand
le liquide diélectrique est placé entre les deux armatures planes et parallèles d'un condensateur, assez rapprochées pour qu'il y ait ascension capillaire, paraît donc due en entier à Tattraction du diélectrique par le champ, et permet de mesurer le pouvoir inducteur spécitique. L'auteur trouve ainsi pour le pétrole K = 2,08.
AV. DUAXE. — Sur Tionisation due à l'émanation du radium. — P. 581, 786.
Mesure, dans des conditions données, des constantes de la for> mule donnée par Curie et Danne('), reliant au temps l'intensité du courant de saturation que Ton peut faire passer à travers un gaz ionisé par un poids connu de bromure de radium.
Etude de la loi d'absorption par l'air. L'auteur conclut des résultats obtenus que :
1° Le nombre maximum d'ions de chaque signe produits en une seconde par l'unité d'émanation est de 2,1 . 10^, si l'on admet que la charge d'un ion égale 3 . 10"^® unités électrostatiques ; *
2^ L'énergie d'émanation que peut produire l'unité d'émanation pendant sa vie est égale à 3,13 . 10^ ergs, l'énergie nécessaire pour ioniser une molécule d'air étant égale à 3 . 10"** ergs;
3*» Une molécule d'émanation, en se détruisant, produit 14500 ions de chaque signe.
MOREUX. — Sur la constitution des taches solaires. — P. 633. Théorie.
(>) C. B,, 14 mars 1904.
A. LEDUC. — Sur quelques densités de gaz et la précision qu'elles comportent.
L'auteur rappelle que les densités de l'hydrogène, de Tazote, du ni^éthane, du chlore, de Toxyde azoteux et deTanhydride sulfureux, qui viennent d'être déterminées dans ces derniers temps (•), concordent parfaitement soit avec ses propres résultats expérimentaux, soit avec les densités calculées d'après une méthode qu'il a indiquée (*). Il donne pour certains gaz la limite de précision qu'il est raisonnable de concevoir et possible d'atteindre.
B. SABAT. — Action du bromure de radium sur la résistance électrique des métaux. — P. 645.
Le bromure de radium, placé auprès de fils de bismuth, de fer, d'acier, de cuivre, de platine, de laiton, de maillechort, augmente leur résistance électrique ; l'augmentation est due en partie seulement à réchauffement produit. Les métaux absorbent donc les rayons Becquerel et transforment une partie de ce rayonnement en énergie calorifique.
TURGHINL — Variations de l'étincelle équivalente du tube à rayons X. — P. 649.
L'étincelle équivalente varie avec l'intensité du courant, la bobine employée et la fréquence de l'interrupteur.
Elle croît plus vite que l'intensité ; elle est plus faible avec une bobine à grosse self-induction, et cela d'autant plus que la fréquence est plus basse; enfin elle tend vers une limite quand la fréquence augmente.
G. GAILLARD. — Sur le temps que la précipitation met à apparaître dans les solutions d'hyposulfite. — P. 652.
Étude en fonction de la concentration et de l'adjonction d'acides, de bases ou de sels solubles dans l'hyposulfite.
(1) C.R., 1904 et 1905.
(•') Ann. de.Phys. et C/iimte, t. XV: 1898.
A. BROCHET et PETIT. — Sur la dissolution électrolytique du platine dans Tacide sulfurique. — P. 655.
Etude des effets du courant à intensité variable, du courant alternatif et de la présence d*un o.xydant dans la liqueur.
H. COPAUX. — Propriétés physiques comparatives du cobalt et du nickel purs. — P. 657.
Étude complète.
A. GUEBHARD et^VILLARD. — Sur la cause du silhouettage photographique. P. 715, 1335 et 1446, et p. 185.
Le silhouettage blanc ou noir s'explique si on considère que, sur toute émulsion ayant reçu côte à côte deux impressions très contrastées, il doit se former nécessairement une zone intermédiaire, impressionnée indirectement par Tirradiation tangentielle, partie du bord de la zone la plus fortement illuminée pour se dégrader rapidement vers Tombre et qui sera révélée par surdéveloppement.
M. Yillard fait remarquer que ce qu'il a décrit est non une ligne noire entourant le contour des objets, mais un liséré blanc dont il n*a donné d'ailleurs aucune explication, mais indiqué seulement quelques-uns des cas où on peut l'obtenir.
E. BRANLY. — Distribution et contrôle d'actions produites à distance par les ondes électriques. — P. 777.
Modèle permettant de réaliser à une station de réception, non habitée, un phénomène mécanique quelconque, ou la mise en marche d'un moteur, ou l'incandescence de lampes, avec interruption à volonté.
BROCA et TURCHINI. — Sur la variation du pouvoir inducteur spécifique du verre avec la fréquence. — P. 780.
On peut utiliser, pour produire des courants de haute fréquence de période calculable, des bouteilles de Leyde en verre, à condition
l COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES ntroduire dans les formules une capacité environ moitié de celle
îsurée pour des charges de Tordre de jj: de seconde, et les — de
capacité mesurée en employant la fréquence d'un secteur altertif ordinaire.
J. BOUSSINESQ. — Construction, dans un milieu opaque homogène, des rayons lumineux qui y pénètrent par une surface plane. — P. 823.
Théorie mathématique.
Ch. FABRY. — Sur un nouveau dispositif pour remploi des méthodes de spectroscopie interférentielle. — P. 848-1136.
Le faisceau à étudier, rendu parallèle, est reçu, après traversée l'appareil interférentiel, sur une lentille qui en donne en son plan al une image où les anneaux d'interférence ne sont pas directent observables, si la lumière utilisée contient de nombreuses liations. On place alors dans ce plan focal la fente d'un spectros- >e sans astigmatisme, et on voit, suivant la largeur de la fente, ( anneaux complets ou des portions d'anneaux, de longueurs nde faciles à caractériser. La méthode est en particulier appli- >le à l'étude de l'ultra-violet par la photographie, ^'auteur l'applique aussi au spectre solaire.
GUINCHANT. — Eleclromètre à sextants et à aiguille neutre. —P. 851.
/aiguille, formée par une lame de mica argentée, est suspendue ' un fil de cocon ou un fil de soie ; son couple directeur est fourni ' un petit barreau aimanté qui permet d'en faire varier la sensité au moyen d'un aimant. Elle se trouve au-dessus de 6 secteurs, ces dans un même plan ; les secteurs opposés par le sommet sont es entre eux, et sont portés, le secteur central de grande surface à ource dont on mesure le potentiel, les secteurs latéraux aux deux es de la pile de charge. La théorie de l'instrument est la même
celle de Télectromètre à quadrants; sa sensibilité pourra être e qu'il donnera une déviation de i millimètre par millivolt sur
échelle à 1 mètre, avec une pile de charge de 200 volts.
LESPIEAU. — Études cryoscopiques faites dans Tacide cyanhydrique. — P
Études faites sur Teau, Talcool, le chloroforme, la benzine, acides trichloracétique et sulfurique, Tiodure et Tazotate de pc sium. Les résultats obtenus concordent avec ceux déduits par 1 lenberg (*) de Tétude des conductibilités des solutions cyanhydriq
H. DESLANDRES et d'AZAMBUYA. — Variation des spectres de band( carbone avec la pression et nouveaux spectres de bandes du carbon P.917(»).
Quand la pression augmeiite, toutes les bandes négatives du bone fournies par Toxyde de carbone et Tacide carbonique gag en étendue, les différences d'intensité entre les raies de la tète queue étant beaucoup moindres. Le groupe perd son es] obscur, qui est envahi, de même que la tête, par les raies d'une i nouvelle qui s'enchevêtrent avec les premières raies. Le même nomène se présente, mais moins nettement, pour les bandes { tives.
Des bandes nouvelles entre X 410 et X 330 sont observées dai mode d'excitation de Tétincelle avec inductance et capacité ; Vb carbonique donne aussi un spectre nouveau, spécial au point bri de la cathode, à la pression atmosphérique et avec l'étincelle ( naire.
LEDUC. — Sur le diamagnétisme du bismuth. -- P. 1023.
Si on fait cristalliser du bismuth dans un champ magnéti celui-ci a pour effet de déterminer dans sa propre direction un U ment minimum, c'est-à-dire un maximum de perméabilité. En de petits ballons sphériques de verre suspendus par un fil, ren de bismuth fondu et placés dans un champ pendant la cristallisa reprennent dans ce même champ la même position et, dans un ai une position telle que la direction de perméabilité maxima soit fondue avec celle du champ.
(') Voir Dbslandkes, C. H.,i. CXXXIX; 1904; cit. CXXXVII; 1902.
CHANOZ. — Sur la variation de la différence de potentiel au contact des dissolutions miscibles d*électrolytes. — P. 1023.
Si A et B sont des dissolutions aqueuses de corps purs différents, ou, si A étant de Teau pure, B est une dissolution d'un mélange de deux corps, la différence de potentiel Va — Vb peut varier, suivant que les couches de transition proviendront de diffusion ou que Ton provoquera un mélange au niveau de la zone de séparation. C*est ce que Ton constate en eflet ; la variation peut être de Tordre de 60 mîllivolts.
EGOROFF. — Sur le dichroïsme produit par le radium dans le quartz incolore et sur un phénomène thermoélecirique observé dans le quartz enfumé à stries. — P. 1027.
L'action du radium produit dans le quartz une coloration qui n'est pas accompagnée de changements dans la marche des rayons lumineux ; mais la lame teintée présente un dichroïsme identique à celui que Ton observe ordinairement dans le quartz enfumé. De même, les stries enfumées observées dans certains quartz naturels et qui disparaissent par la chaleur peuvent reparaître sous Faction du radium.
L'auteur signale de plus un phénomène nouveau constaté sur un quartz enfumé, taillé perpendiculairement à l'axe, et présentant des stries parallèles aux axes secondaires avec trois taches triangulaires. Dans ce quartz, chauffé uniformément à 100* et saupoudré d'un mélange de poudre et de minium, les espaceis transparents entre les stries et les taches se sont couverts de minium, indiquant une électrisation négative, et donnant ainsi lieu à un phénomène thermoélectrique non encore observé.
V. CRÉMIEU. — Dispositif auto-amortisseur applicable aux mouvements pendulaire et oscillatoire. — P. 1029.
Le dispositif consiste à ajouter à rapporeîl oscillant une cavité cylindrique de même axe, dans laquelle se place un disque muni d'un contrepoids et d'un axe coïncidant avec celui du système. On remplit complètement le cylindre d'un liquide visqueux ; ou, si l'on
COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES 595 opère sans liquide, il suffit de prendre plusieurs disques au lieu d'un seul. Pour une période convenable des deux systèmes oscillants, on obtient, sans grande difficulté et sans ajouter une masse considérable, une très bonne apériodicité.
Pour les appareils de torsion à axe vertical, les contrepoids seront des aimants de moment magnétique convenable.
TOUCHET. — Sur une photographie d'éclair montrant une incandescence de l'air. — P. 1031.
Les éclairs de grande intensité, surtout les éclairs linéaires très brillants, semblent persister, pendant une seconde ou deux, en «'éteignant graduellement. Cette lueur, que montre la photographie, peut être attribuée à Fincandescence des gaz de Tair.
BAZIN. — Imitation du vol à voile. — P. 1096. Théorie.
GUÏNCHANT et GERNEZ. - Sur la Iriboluminescence. — P. 1101, 1170 etp. 1134, 1235 et 1337.
La luminescence observée avec toutes les variétés d'anhydride arsénieux, avec le sulfate de potassium et un grand nombre de sels d'acides minéraux et organiques, par la réduction des hypochlorites et des hyppbromites, se produit seulemefh au contact d'un corps dur contre un cristal récemment formé ou à la rencontre de deux cristaux. Elle est due à la rupture des cristaux, et, pour l'anhydride, à leur transformation après formation (phénomène chimique). Cette tribor luminescence se conserve : les cristaux peuvent émettre de la lumière par rupture, quelques mois après qu'on les a obtenus. La lumière produite donne un spectre continu, à grand pouvoir photochimique, où prédominentles radiations jaunes et vertes.
De KOWALSRI et JOYE. — Sur le spectre d'émission de l'arc électrique à haute tension. — P. 1102.
D'après Starck, l'arc se produit au moment où la température de la
surface de la cathode est assez élevée pour produire une sorte d^évaporatioQ du métal de la cathode. Les photographies prises par les auteurs montrent en effet l'existence des vapeurs métalliques, dans un état et à une température analogues à ceux qu'on trouve dans le cône d'une flamme à gaz. Les lignes métalliques ont une longueur variable avec l'intensité du courant. Pour une certaine intensité, elles traversent toute la hauteur du spectre et sont en même temps élargies vers la cathode.
HEMSALECH. — Sur une méthode simple pour l'étude des étincelles oscillantes.
L'étincelle éclate entre deux pointes de platine placées au-dessous d'un tube de verre d'où sort un courant d'air constant. On peut alors apercevoir à la loupe un trait de feu brillant et rectiligne, reliant les (ils de platine et qui est la décharge initiale, puis une série de traits plus larges, curvilignes, moins lumineux, qui sont les oscillations. On peut même photographier le phénomène. La décharge initiale donne le spectre des lignes de l'air et les oscillations les spectres de bandes de l'azote. L'inclinaison des oscillations par rapport à la direction du courant d'air permet de mesurer la vitesse des ions azote. Elle est de ^ mètres-seconde pour une fréquence de 27400, est proportionnelle à la fréquence et diminue quand la capacité augmente.
Si l'on introduit une bobine de self dans le circuit de décharge du condensateur et dans cette bobine un noyau de fer, ou un tube mince de fer, on peut alors étudier l'effet simultané des courants de Foucault et du magnétisme ou celui du magnétisme seul. On trouve ainsi que les courants de Foucault augmentent la fréquence d'oscillations par seconde sans influer sur le nombre des oscillations dans chaque décharge, et que l'hystérésis du fer détruit les oscillations et en diminue plus ou moins la fréquence.
L. BENOIST. — Méthode et appareil de dosage dans les applications médicales de Télectricité statique. — P. 1106.
L'auteur définit comme unité dans la pratique médicale le franklin, égal au tiers de millicrocoulomb. Un bain électrostatique sera à la dose de 10 franklins quand la densité, mesurée sur la surface dorsale de la main tendue, sera de 10 franklins par centimètre
COltPTÉS RENDUS DÉ L^ACADÉMIE DÉS SClÉNGÉS 59-?
carré. Pour cette mesure, l'auteur a réalisé un électro-densimètre, composé d'un plan d'épreuve et d'un électromètre à feuille d'aluminium, de construction particulière.
TURCHINI. — Sur les variations d'éclat données par un tube de Grookes.
Étude en fonction des constantes du circuit comprenant le tube : étincelle équivalente, intensité au secondaire, fréquence de l'interrupteur, bobine employée.
Les variations observées montrent qu'il y a intérêt à employer une forte bobine, toute la self du primaire, avec de& interrupteurs donnant des fréquences de 20 à 30 par seconde. A cette fréquence, l'éclat de l'écran fluorescent croît linéairement avec l'intensité à étincelle équivalente constante; à intensité constante, il augmente jusqu'à une valeur fixe quand l'étincelle atteint 10 à 12 centimètres.
Il n'y a donc, en radioscopie et radiographie, aucun avantage à employer des étincelles équivalentes supérieures à 12 centimètres, ce qui avait été déjà reconnu dans la pratique.
P. LANGEVIN. — Sur Timpossibilité physique de mettre en évidence le mouvement de translation de la Terre. — P. 1171.
Explication, par la théorie des électrons, des résultats négatifs obtenus par Trouton et Noble {*) dans une expérience où un condensateur plan, chargé et suspendu à un fil de torsion, conserve une position d'équilibre invariable quand la direction du mouvement de translation de la Terre se déplace par rapport au plan vertical des plateaux.
E. MATHIAS. — Sur la chaleur de vaporisation des gaz liquéfiés. — P. 1174.
L'auteur définit la chaleur de vaporisation apparente d'un gaz liquéfié comme le quotient de la quantité de chaleur absorbée par le poids de gaz vaporisé. Cette chaleur tend vers une valeur finie pour la température critique.
Sa mesure expérimentale, telle que la donnent, par exemple, les
(») Trooton and Noble, Phil, Tram,, A, t. CCll ; 1903. J. de Phys., 4- série, t. IV. (Août 1905.) 40
.[. !i98 COMPtÉS RENDUS DE L*ACADÉMIE t)ES 'SCIENCES
expériences sur Tacide carbonique, est capable à elle seule de résoudre le problème du point critique comme celui de Tunivariance des états saturés en équilibre, pourvu que les expériences soient poussées au delà de la température critique.
PONSOT. — Chaleur dans le déplacement de Téquilibre d'un système capillaire. — P. im.
Théorie thermodynamique.
g,'. ROGOVSKY. — Sur la différence de température des corps en contact. — P. 1179.
|vC Tableau donnant la différence de température entre la surface de
I V fils d'argent parcourus par un courant et celle de Teau qui les entoure,
|j en fonction du diamètre du fil, de l'intensité du courant et de la
l"- vitesse de Teau.
fjf ' • - • "
^, P. DUHEM. — De Thystérésis magnétique produite par un champ oscillant super-
1' posé à un champ tournant ou à un champ constant. — P. 1216, 1311.
|!^ Théorie. — Comparaison avec les résultats obtenus par M. Mau-
% rain (^).
PONSOT. — Volume spéci6que d*un fluide dans des espaces capillairefl.
L'auteur démontre par la thermodynamique que le volume spéci-» fique d'un fluide dans un espace capillaire n'est pas le même dans toute son étendue.
BROCA et TURGHINI. — Sur la résistance des fils métalliques pour les courants électriques de haute fréquence. — P. 1239 et 1677.
Les métaux non magnétiques (cuivre et platine) ont une résistance qui diffère peu de celle calculée par la formule connue de lord Kelvin.
Pour le fer, les résultats n'ont plus rien de commun avec la formule. La résistance, mesurée par réchauffement produit dans le fil,
(») J. de Phys,, 4- série, t. lll, p. 417; 1904.
COMPTES RENDUS DE L^AGADÉMIE DES SCIENCES dépend de rintensité du courant, et est beaucoup moindre que < qui correspondrait à la perméabilité habituelle du métal avant s ration. 11 faut tenir compte du pouvoir inducteur spécifique du m Le cuivre possède, par exemple, pour des fréquences de iOOCXKX pouvoir inducteur spécifique de Tordre de 10^ ^
GUYE. — Nouveau mode de calcul des poids moléculaires exacts des gaz liquéâables à psj'tir de leur densité. — P. 12411, 387.
L'auteur indique une formule permettant le calcul des poids léculaires et l'applique à H, C, S, 0, Cl, Az et argon. La préci obtenue est de Tordre de quelques dix-millièmes.
VIOLLE et VAUTIER. — Propagation des sons musicaux dans un t de 3 mètres de diamètre. - P. 1293.
Il y a conservation des propriétés acoustiques du son à grand< tesse. La portée dépend d'ailleurs de la hauteur, les sons aigus tant moins loin que les sons graves. La durée de propagation son harmonique est indépendante de la hauteur du son fondam€ initial, ainsi que de la nature de l'instrument employé ; mais oi sait pas encore bien comment varie le retard d'un harmonique le son fondamental, tant avec la longueur d'onde de cet harmoni qu'avec la distance.
Ch. GUYE et H. GUYE. — Sur la rigidité électrostatique des gaz aux pressions élevées. — P. 1328.
Les expériences faites sur l'azote, l'air, l'oxygène, Thydrogèn l'anhydride carbonique ont montré que, jusque vers iOatmosphè le potentiel explosif croît linéairement avec la pression et qu'eus le rapport du potentiel à la pression diminue en général suivant courbe parabolique.
Il y a pour l'azote un maximum du potentiel explosif au v( nage du maximum de compressibilité, pour Tair au voisinage 65 mètres de mercure.
Près du point critique de l'acide carbonique, il semble que le tentiel baisse.
E L'ACADÉMIE DES SCIENCES l pas différer si on opère en présence de agir les rayons X.
ilité des gaz issus d'une flamme. — P. 1327.
s gaz issus d'une flamme prennent, au lent long, une mobilité d'équilibre de l donc être classés dans la catégorie des l'existé aucune mobilité stable interméns et celle des ions ordinaires.
l. — Sur la compressibililé de différents gaz la détermination de leur poids moléculaire. —
llimètres de mercure, de la compressie d'azote, ammoniaque, acide sulfureux ogène sont moins compressibles que ne
>érimentales, les auteurs calculent les ^thode des densités limites(*) et trouvent arfaitement avec ceux que les meilleures idre.
Tolytique de fils métalliques très fins. — P. 1444.
ler la section est pris comme électrode ï ; on mesure de temps en temps sa résise le courant quand la section atteint la Hre très dilué, l'eau distillée contenant oids de SO*Cupour le cuivre, d'AzO^Ag e courant se distribue uniformément sur
lit une intensité de l'ordre de j^ d'am-
le surface du fil. L'opération doit être Lit le temps de se diffuser dans le bain.
ilité des solutions colloïdales. — P. 1468. tions colloïdales, formées de micelles en
ri.
COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES 601 suspension dans un liquide, est très faible, de Tordre de -^r- et même
de jrr^ de celle d'une solution cristalloïde de même concentration.
Elle est la somme de deux termes, Tun correspondant au liquide et aux cristalloTdes qu'il tient en solution, Tautre aux micelles, gros ions ayant un pouvoir conducteur propre qui peut être supérieur au premier.
Ces micelles ont aussi une pression osmotique, qui, dans certains cas, dépasse i mètre d'eau, et il semble qu'on puisse étendre aux solutions colloïdales les lois des solutions ordinaires, à. la condition de tenir compte des assemblages complexes que peuvent former les micelles.
H. POINCARÉ. — Sm* la dynamique de l'électron. — P. 1504.
Pour expliquer l'impossibilité de démontrer le mouvement absolu de la Terre, Lorentz introduit l'hypothèse d'une contraction de tous les corps dans le sens du mouvement terrestre, et montre que les équations du champ électromagnétique ne sont pas altérées par la transformation dite de Lorentz. L'électron en mouvement prend alors la forme d'un ellipsoïde aplati, avec deux de ses axes qui restent constants. Langevin a supposé que c'était le volume qui restait constant; Poincaré regarde l'électron, déformable et compressible, comme soumis à une sorte de pression constante extérieure dont le travail est proportionnel aux variations de volume. Si l'on regarde alors comme un phénomène exclusivement électromagnétique, et l'inertie et toutes les forces, sauf la pression constante, l'impossibilité de montrer le mouvement absolu et la contraction s'explique très bien.
L'Auteur montre de plus que, si toutes les forces d'origine quelconque étaient aiïectées par une translation (autre hypothèse de Lorentz), celles de gravitation léseraient d'une façon telle qu'il n'est probablement pas possible de le constater expérimentalement.
JACQUEROD et PERROT. - Dilatation et densité de quelques gaz à haute température. — P. 1542.
Coefflcienl Poidi du litre Poidi
Pression d'eipansioo ^^n moléculaire
Oat initiale à ()• (volume cooatanl) aous iw à I067»
mm. entre "— ■^™^^— -^^^^^"^ rapporté
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carbonique, j JJJ J^^eS | ' '«'«'^ « ^'"^ '"'"^
IX-CHARBONNEL. — Mesure de la capacité des longs câbles sous-marins. P. 1582.
[néthode consiste à charger en même temps que le câble un nsateur placé en cascade et de capacité connue. La capacité )le se déduit de la charge prise par le condensateur, qui est la ince entre la quantité d'électricité prise par le condensateur n relation avec la pile et celle qui traverse le balistique quand t au sol Tarmature commune du câble et du condensateur, résultats obtenus sont très constants à cause de la rapidité charge et de l'élimination des phénomènes parasites (courants ques et charges résiduelles du diélectrique).
>ONSOT. — Pouvoir thcrmoélectrique et effet Thomson. — P. 1585.
considérant de gauche à droite une chaîne de métaux à une rature inférieure à celle du point neutre le plus bas d'un i quelconque formé par deux métaux consécutifs, ces métaux lisposés de façon qu'un courant absorbe de la chaleur en pas> ie Tun d'eux à celui de droite, l'auteur démontre que le classedes métaux d'après la valeur décroissante du coefficient de Thomson est celui dans lequel le pouvoir thcrmoélectrique nétal par rapport au suivant est positif.
VAILLANT. — De Tisfluence de la concentration sur les propriétés magnétiques des solutions de cobalt. — P. 1633.
L est le coefficient d'aimantation d'une solution contenant par
COMPTÉS RENDUS DE L'ACADÉMIE DÉS SCIENCES 603 litre n équivalents d'eau et n de sel, on peut écrire :
A = K'N + Kn, avec
c et d étant des coefficients caractéristiques des molécules dissociée et non dissociée, 3 le degré de dissociation.
On trouve pour les sels de cobalt que le coefficient K varie peu avec la concentration et la nature du radical acide, mais diminue quand la concentration augmente, probablement à cause de Tionisation. L'inverse avait été constaté par M. Meslin pour les sels de cuivre.
Th. MALLER et C. FUCHS. — Chaleur moléculaire des bons et des mauvais électrolytes. — P. 1639.
La chaleur moléculaire, différence entre la capacité calorifique de la solution contenant une molécule du corps dissous et la capacité calorifique de Teau de la solution, varie avec la dilution et diminue d'une façon continue jusqu'à même devenir négative chez les bons électrolytes ; elle reste à peu près constante chez les mauvais. Ceci doit tenir à ce que Thydratation est corrélative de l'existence d'ions.
LAR6UIBR DES BANGEL3. -^ Influence des électrolytes sur la précipitation mutuelle des colloïdes de signe électrique opposé. — P. 1641.
On sait que le mélange de deux colloïdes de signe opposé donne lieu à une précipitation qui est totale pour une proportion convenable.
L'addition à l'un des deux colloïdes d'un électrolyte capable de précipiter l'autre empêche la précipitation mutuelle de ces deux colloïdes. L'addition de l'électrolyte au précipité libère l'un des composants. Enfin, si à une quantité constante d'un colloïde on ajoute des quantités croissantes d'un électrolyte (ne le précipitant pas) et au mélange une même quantité d'un colloïde d'autre signe, il se produit toujours un précipité, d'abord du mélange, puis du deuxième colloïde seul, enfin du mélange.
os DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES
nent de la Terre et la vitesse de la lumière. — P. 1674.
impuissance de la méthode de Wien et emparer les vitesses de propagation de la Il en sens inverse du mouvement de la Terre, à dentées éloignées, animées d'un mouvement phase, car cette phase n'est conservée que par
reil de télémécanique sans fil de ligne. — P. 1616. he d'un appareil.
• les phénomènes de Tare chantant. — P. 1680.
8 en charbon homogène, on obtient des types nts d'arcs, Tun continu à son musical assez 1 à son sifflant. L'auteur donne les conditions héorie du phénomène.
et méthode de mesure des coefficients d'aimantation. P. 1683.
titué : 1" par une balance de torsion dont le fil aille soutenant à une extrémité un micromètre microscope et à l'autre un tube contenant le )ar un électro dont les deux bobines, à pièces , sont excitées Tune après l'autre pour fixer la i expérience. Une étude du champ permet de chaque point sans qu'il soit nécessaire de ion le corps à sa position initiale. La product, de plus, à Taide d'un interrupteur indépen-
BoiZARD.
DUANE. — IONISATION DE L'AIU PAR LE RADIUM 60b
SUR L'IONISATION DE L'AIR EN PRÉSENCE DE L'ÉMANATION DU RADIUM; Par M. William DUANE.
1. Je décris dans cet article les expériences que j'ai faites dans le but de déterminer : 1"* Tionisation due à la présence d'une quantité connue d'émanation du radium dans un vase cylindrique rempli d'air de volume donné; 2^ l'ionisation de l'air entre les plateaux parallèles d'un condensateur à anneau de garde sous l'intluence d'une quantité connue d'émanation du radium et pour diverses distances des plateaux, et l'ionisation de l'air due seulement à la radio-activité induite sur les plateaux, du condensateur; 3° la volatilité de la première substance A de la radio-activité induite due au radium.
à terre
FlG. 1.
2. Les mesures ont d'abord été faites dans des vases cylindriques métalliques ABCD {fig, i) constituant des condensateurs cylindriques. — La paroi extérieure d'un vase ABCD [fig. 1) était portée à un potentiel de plusieurs centaines de volts au moyen d'une batterie d'ac- J. de P/ii/s., 4- série, t. IV. (Septembre 1905.) 41