‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 78 sur 131 · DU ANE · texte numérisé non relu

DU ANE

cumulateurs P dont un pôle était à terre. La tige métallique centrale EF constituait la deuxième armature du condensateur. Celte lige, constamment maintenue au potentiel zéro, était en relation avec un électromètre et un quartz piézo-électrique. On mesurait le courant traversant rair du condensateur en maintenant EF au potentiel zéro en agissant sur le quartz piézo-électrique. L'anneau métallique GG, en relation avec la terre, servait de cylindre de garde contre toute conductibilité superficielle des bouchons isolants séparant les armatures. Les tubes munis de robinets tt servaient à faire le vide ou à introduire Tair et Témanation.

3. Si Ton introduit brusquement de Tair chargé d'émanation du rstdium dans un récipient disposé pour les mesures, le courant électrique de saturation que Ton peut faire passer à travers le gaz contenu dans ce récipient croit rapidement pendant les dix premières minutes, puis plus lentement, et atteint une valeur maximum au bout de trois heures environ. Théoriquement, la relation entre le courant et le temps t^ compté à partir du moment où rémanation a été introduite dans l'appareil , est de la forme :

Le premier terme est dû à Témanation seule, le second terme correspond à l'apparition progressive de la radio-activité induite. A et B dépendent de la forme du récipient et de la quantité d'émanation ; ils restent constants tant que l'émanation elle-même n'a pas diminué d'une manière appréciable. En employant pour /'(^) l'expression donnée par MM. P. Curie et Danne (^), nous pouvons écrire :

,.)< = , j.-f[».-..-.(,-^j^..-..-ji^,-^.<-..)]i

avec les conditions

^ ' \b — c a — b b — c a — cj

Les constantes 6 et c sont très exactement connues. Pour détermi-

nerles deux rapports ret -j on mesure les courants de saturation

dans les récipients (décrits ci-dessus) de minute en minute pendant les dix premières minutes et moins fréquemment ensuite.

(») C. K.i 14 mars 1904.

IONISATION DE L'AÏU PAR LE RADIUM 607

Dans la table suivante, la première ligne contient le temps en minutes compté à partir du moment où Ton introduit Témanation dans le récipient ; la seconde ligne contient les moyennes de douze séries de mesures distinctes du courant (la valeur maximum du courant étant prise comme égale à 100) :

Table L

Courant

observé. 50,3 56,1 60,5 63,9 06,6 68,6 70,4 71,8 72,9 73,8 77,7 80,9 100

Courant

calculé. 50,3 55,9 60,3 63,6 66,4 08,7 70,4 71,7 72,9 73,8 78,3 80,8

et la troisième ligne contient les courants calculés par la formule (2) avec les valeurs ci-dessous des constantes :

«---0,00401 6 = 0,000538 c r„ 0,000413 io--43,l

La seconde est Tunité de temps. On voit que la formule représente les valeurs observées avec beaucoup d'exactitude. On pourrait croire que cela résulte du grand nombre des constantes employé dans la formule ; mais, quoiqu'il y ait huit constantes dans la formule, Tune d'elles, t^,, est arbitraire et dépend des unités employées pour mesurer les courants ; deux d'entre elles, b et c, sont données dans un travail antérieur; et les conditions données ci-dessus entre les constantes en rendent deux dépendantes des autres, de sorte qu'il ne reste que trois constantes à déterminer par les expériences actuelles,

savoir a et les rapports - et — P V* 4. t'y, dans l'équation (2), est la valeur de e quand f = o, et nous supposerons dans ce qui suit que i^ représente le courant de saturation dû à l'émanation seule. ^ est approximativement égal au rapport des courants dus respectivement à l'activité induite et à l'émanation

quand elles sont en équilibre radio-actif, et - est sensiblement égal

au rapport des courants dus au premier et au troisième des composants successifs de la radio-activité induite (dans la théorie des transformations).

Les constantes «, p, X et [jl sont fonction des dimensions de l'appareil. Cependant elles varient peu quand on n'emploie que des vases larges, comme dans les expériences dont il est question ici. Lorsque

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