‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 89 sur 131 · L. MAYSEL. — Sur la théorie de l'arc chantant — P · texte numérisé non relu

L. MAYSEL. — Sur la théorie de l'arc chantant — P

D*après les expériences de Tauteur, la formule de Duddell et Janet : dv < % (où do est Taccroissement momentané de la force électromotrice de Tare, et 0 1 accroissement momentané du courant) ne jouerait aucun rôle dans le phénomène.

De plus, le courant ne serait nullement sinusoïdal. Les théories de Duddell, Janet et Granquist doivent donc être abandonnées.

L'auteur propose une théorie nouvelle pour les remplacer.

L'examen des formules montre qu'il y a des conditions pour lesquelles les oscillations ne cesseraient jamais dans le circuit, les pertes d'énergie par Teffet Joule étant constamment compensées par le générateur de courant continu.

Klein.

ANNALEN DER PHTSK; T. XV, n* 14; 1904.

A. SOMMERFELD. - Ueberdas Wechselfeld und den Wechselstromwidersiand vonSpulen und Rollen (Champ magnétique et résistance des bobines longues et plates pour les courants alternatifs). — P. 673-709.

P. DRUDE. —Die Dampfung von Kondensatorkreisen mit Funkenstrccke (Amortissement dans les circuits de condensateur avec étincelle). — P. 709-168.

L'amortissement passe par un minimum quand la longueur de l'étincelle est comprise entre certaines limites qui peuvent varier avec la bobine employée. Dans cet intervalle, le décrément yi ducir*

ANNALEN DEK PHYSIK fi:;;;

Ottit pplmaire est à peu près indépendant de la longueur de rétincelle.

Quelles que soient la capacité C,, et la self-induction L, (C,L| =:C"), on peut toujours ramener y^ sensiblement à la même valeur, pourvu que la bobine d'induction ne soit ni trop forte, ni trop faible. Il est nécessaire ainsi que le condensateur ne possède pas d'hystérésis diélectrique et ne laisse pas passer les décharges par aigrettes.

Lorsque les étincelles éclatent entre des pôles de zinc et ont une longueur de 1 à 2 millimètres, le décrément minimum y^ est compris entre 0,05 et 0,08, et le rapport Cj : L^ peut être augmenté jusqu'à la valeur 17. Il faut éviter, pour obtenir des valeurs aussi faibles du décrément, les étincelles auxiliaires, telles qu'on les emploie dans le dispositif de Righi.

Un condensateur formé de plaques métalliques baignées dans le pétrole ou dans une huile isolante satisfait aux conditions énoncées.

Les électrodes de zinc peuvent fonctionner longtemps sans être nettoyées et sans que la valeur du décrément augmente notablement. Cependant on constate, immédiatement après un polissage, une légère diminution de yi et une augmentation de Ténergie re<;ue dans le résonateur. Lorsque la capacité C^ est petite, on observe une diminution de y^ assez marquée pendant le fonctionnement. Il n'y a pas d'avantage à employer un transformateur de Tesla à la place de la bobine ordinaire, sauf quand C^ est petit ; mais il convient mieux de faire éclater l'étincelle dans le pétrole.

L'énergie recueillie dans le résonateur croît d'abord, quand la longueur de l'étincelle augmente, puis diminue. Elle croît notablement quand on augmente la puissance de la source, parce que les décharges partielles deviennent plus nombreuses. La longueur d'étincelle qui correspond au maximum d'énergie dans le résonateur est plus petite en général que la longueur correspondant au minimum de 7,, quand l'excitation est puissante ; ces longueurs sont à peu près les mêmes quand l'excitation est faible.

Pour obtenir le plus d'énergie possible dans le transformateur, il faut employer des étincelles très courtes (5 millimètres pour C^ = 36000 centimètres ; pour de plus petites valeurs de C^, i"",5).

La résistance de l'étincelle calculée d'après le décrément y^ dépend peu de la longueur de l'étincelle, beaucoup plus de la capacité C, et de la self-induction du circuit ; elle croit avec C4 et décroit quand L^ augmente. Par exemple, pour une grande capacité C| et une faible

l 656 ANNALEN DER PHYSIK

J- self-induction L^ cette résistance peut descendre à 0,18 ohm pour

1^ une longueur de i"",8 ; pour une faible capacité et une grande self-

r induction, elle est par exemple 2,1 ohm pour 1"*",5. Toutes choses

^ égales d'ailleurs (excitation, capacité, longueur d*étincelle), la résis-

• tance de Tétincelle dépend beaucoup de la self-induction du circuit,

M. Lâmotte.

E. NESPER. — Strahlung von Spulen (Rayonnement des bobines).

L'auteur a étudié le rayonnement des bobines d*après Ténergie transmise par ces bobines à une antenne placée à quelques mètres de distance. Le caractère de ce rayonnement est à peu près le même pour une bobine et un fil rectiligne tendu ; il est d'autant plus intense que le diamètre de la bobine est plus petit.

Si on dispose aux deux pôles de l'excitateur deux bobines identiques, enroulées dans le même sens, le rayonnement est très petit à partir d'une distance égale à la demi-longueur d'onde des oscillations. 11 n'en est plus de même si les deux bobines sont enroulées en sens contraire.

Quand on fait varier le nombre des spires, l'intensité du rayonnement varie suivant une loi triplement périodique (périodes: 1/4 spire,

4,4 et S^TcV

Un réflecteur placé derrière l'excitateur provoque un minimum ou un maximum du rayonnement suivant que sa distance à l'excitateur est i/2, 3/2 ou 1/4, 3/4... longueurs d'onde.

Un noyau de fer diminue le rayonnement de la bobine, d'autant plus qu'il est plus divisé.

Le pouvoir inducteur du milieu dans lequel est plongée la bobine exerce sur le rayonnement une influence notable, mais qu'on ne peut séparer de celle de la conductibilité.

M. Lamotte.

P. HËNNING. — Beobachtungen mit astatiscben Torsions magnetometem (Observations avec les magnétomètres de torsion asiatiques). — P. 815-828.

Il s'agit des magnétomètres décrits par Kohlrausch et Holborn.

ANNALEN DER PHYSIK 657

L'auteur a étudié les facteurs de sensibilité et les perturbations de ces instruments, Tun installé à poste fixe, Tautre transportable.

M. Lamotte.

W. NERNST et F. von LERCH. — Ueber die Verwendung des elektrolylischen Detektora in der BrQckeDkombination (Emploi du détecteur électrolytique dans le pont de Wbeatstone). — P. 836-841.

Ce détecteur est formé par deux électrodes de platine plongées dans une dissolution diacide sulfurique ou de potasse et polarisées par une force électromotrice de 2 volts environ. L*anode doit avoir la plus petite surface possible : c'est un fil de platine de 0°»",02 de diamètre scellé dans un tube de verre et coupé au ras du verre. Si on fait agir dans ce circuit, outre la force électromotrice polarisante, une force électromotrice alternative, on observe immédiatement une augmentation du courant continu. Puis aussitôt le détecteur revient à son état primitif. La variation peut être décelée par le téléphone ou le galvanomètre.

Monté dans le pont d'un réseau de Wbeatstone, ce délecteur permet d'effectuer les mesures de résistance ou de capacité en employant des courants de très haute fréquence.

M. Lamotte.

H. WOMMELSDORF. — Einnuss der Polarisatorstellung auf die Stromleislung der Influenzmascbinen mit Doppeidrebung (Influence de la position du conducteur diamétral sur le débit des machines électrostatiques à double rotation). — P. 842-854.

D'après les mesures effectuées sur une machine à dix plateaux, en faisant varier l'orientation de l'un des conducteurs diamétraux, tandis que l'autre restait vertical, le débit et la différence de potentiel et le rendement conservent leur valeur maximum tant que l'angle des deux conducteurs reste compris entre 45** et 68**. En dehors de ces limites, le débit et le rendement tombent rapidement à 0**, par suite des décharges internes. La valeur de l'angle par laquelle l'intensité commence à décroître dépend d'autre part de la différence de potentiel ; cet angle est d'autant plus petit que la différence de potentiel est plus grande.

M. Lamotte.

658 ANNALEN DER PHYSIK

K. HONDA et S. SHIMIZU. — Ueber den Villarischen kritischen Punkt beim Nickel (Sur le point critique de Villari dans le nickel). — P. 855-859.

Discussion de leurs expériences et réponse aux critiques de M. Heydweiller. A la suite de nouvelles expériences effectuées sur des fils, les auteurs concluent encore à Tabsence du point critique de Villari dans le nickel.

M. Lamottb.

T. XV, nM5; 1904.

J. KOCH. — Einige Untersuclmngen iiber den elektriscben Funken, besonders ûber die physikalischen Bedingungen fur sein ErlOschen (Quelques expériences sur l'étincelle électrique, en particulier sur les conditions physiques de son extinction). — P. 865-906.

Un condensateur ne se décharge pas complètement par une étincelle ou un courant de lueurs, mais garde une certaine charge résiduelle, indépendamment des résidus de polarisation du diélectrique.

Pour une longueur d'arc déterminée X, on peut construire une caractéristique ayant pour abscisses les intensités i du courant et pour ordonnées les différences de potentiel entre les électrodes. Soient E la force électromotrice totale, r la résistance du circuit, on aura :

Prenons sur OV le point E, dont l'ordonnée représente E, et joignons ce point au point de coordonnées (V, t), et soit tang çp le coefficient angulaire de cette droite :

tang ç i-^ r.

Si, laissant la résistance r constante, on fait décroître E, la droite se déplacera parallèlement à elle-même et finira par devenir tangente à la caractéristique. A ce moment

-■5î = tang9^-r

et le régime devient instable. Soit E^ la valeur de E répondant à

ANNALEN DEIl PHYSIK 659

cette condit S'n : il y aura une valeur E;. pour chaque valeur de la résistance r. La caractéristique sera d'ailleurs Tenveloppe de toutes les droites (E^, r).

Pendant la décharge du condensateur, la force électromotrice diminue progressivenient et atteint la valeur critique Er, où la décharge s'arrête ; la différence de potentiel entre les électrodes et rintensité sont représentées à ce moment par les coordonnées du point de contact de la droite (E,., r) avec la caractéristique. C'est la différence de potentiel résiduelle. Les résultats expérimentaux s'accordent avec cette théorie.

La nature du métal qui forme les électrodes n'a pas d'influence appréciable sur la valeur du potentiel résiduel.

Lorsque la self-induction du circuit n'est pas négligeable, la force électromotrice de self-induction s'ajoute à celle du condensateur. La décharge s'arrêtera quand la différence de potentiel résiduelle du condensateur augmentée de la force électromotrice de self-induction sera égale à la valeur critique calculée par un circuit sans induction.

La grandeur de la capacité ni celle de la différence de potentiel initiale n'influent sur la différence de potentiel résiduelle.

Les caractéristiques, construites d'après les déterminations de la différence de potentiel résiduelle, s'accordent en gros avec celles qu'on obtient en régime stationnaire du courant par lueurs. Ces caractéristiques sont représentées très exactement par une équation de la forme :

V ^ « + 7- On en déduit la relation

entre la différence de potentiel résiduelle V^ et la résistance r.

La formule de Heydweiller n'est exacte que pour les très grandes résistances.

L'énergie totale de l'étincelle est donnée par :

si la résistance est assez grande, t^ désignant la durée de la décharge. C'est seulement d'une manière approchée et pour les

660 ANNALEN DER PHYSIK

grandes résistances qu'elle est proportionnelle à la durée et indépendante de rintensité, comme Pavait annoncé Heydweiller.

M. Lamotte.

J.JAMES. — Die Abraham-Lemoinesche Méthode zur Messung sebr.kleiner Zeitintervalle und ihre Anwendung zur Bestimmung der Richtimg und Geschwindîgkeit der Entladung in Entladungsrôbren (Métbode d'Abraham- Lemoine

V pour la mesure des intervalles de temps très petits : application à la détermination du sens et de la vitesse de la décharge dans les tubes à décharges). — P. 954-988.

Les courbes qui représentent la relation entre la différence de phase tp et le temps t ne seraient pas toujours concaves vers Taxe des ^ comme l'ont trouvé Abraham et Lemoine.

Pour appliquer la méthode à Tétude des décharges, Tauteur a inséré le tube à décharges dans le circuit de Tétincelle et déterminé les valeurs de o pour deux points du tube séparés par une certaine longueur de celui-ci (les parois sont entièrement noircies, sauf en ces deux points). Ces valeurs ont été toujours les mêmes; on n'en peut rien conclure, par conséquent, sur le sens de la vitesse de la décharge. L'angle tp ne change plus quand on porte le retard du rayon à 4 mètres et davantage. La décharge et Tétincelle ont donc une durée supérieure à Tintervalle de temps que la lumière emploie à parcourir cette distance. D'après cette observation, la vitesse de la décharge se rapprocherait de la valeur indiquée par Spottiswoode et Moulton, et ne s'accorderait pas avec ce qu'a trou véJ.-J. Thomson.

M. Lamottb.

R. HEILBRUN. — Ueber den sogenannten Halleffekt in Elektrolyten (Sur le prétendu effet Hall dans les électrolytes). — P. 988-1003.

Du sulfate de cuivre est électrolysé par un courant horizontal, dans un champ magnétique horizontal aussi et perpendiculaire au courant : la cathode est divisée en trois parties égales, superposées ; on ne constate pas dans le poids du dépôt de différence supérieure aux différences provoquées par les causes perturbatrices.

La détermination des lignes équipotentielles dans une couche mince d'électrolyte montre que ces lignes se déforment dans le champ magnétique ; mais le phénomène ne change pas de sens avec le champ. Il demande un certain temps pour se produire et dispa-

ANNALEN DER PHYSIK 661

rafl plu& lentement. Il cesse de se produire quand on ajoute de la gélatine à Télectrolyte.

11 est donc fort probable que la déformation des lignes de courant constatée par divers observateurs est un phénomène secondaire, provoqué par la rotation électromagnétique de Télectrolyte.

M. Lamotte.

E. RIECKE. — Ueber Evakuation Geisslerschen Rôhren durch den elektrischen Strom (Raréfaction produite dans les tubes de Geissler par le courant électrique). — P. 1003-1009.

H. WOMMELSDORF. — Ueber den Scbeibenabstand der Influenzmaschinen (schâdliche Ladungen, Ozongeblâse) (Sur Técartement des plateaux dans les machines à influence : charges nuisibles, soufflet à ozone). — P. 1019-1026.

Les machines à double rotation ont un débit maximum pour un écartement déterminé des plateaux. Si on diminue cet écartement, la machine s'amorce très vite et elle garde en apparence sa charge pendant très longtemps. Mais quoique, dans l'intérieur, on constate des signes d'une très vive électrisation, le débit et la différence de potentiel utiles entre les pôles extérieurs ne dépassent pas le i/3 ou même le 1/5 de leur valeur maximum.

Il faut chercher la cause de cette diminution dans lés charges électriques qui s'accumulent sur la face postérieure des plateaux et retiennent une partie des charges utiles qui se trouvent sur la face antérieure ; celle-ci n'est plus entièrement déchargée par les peignes ou les balais. L'effet de ces charges « nuisibles » croît quand on diminue l'écartement des plateaux. On pourrait le réduire, ou en polissant la face postérieure des plateaux et la maintenant exempte de poussière, ou en enfermant la machine de manière à la faire fonctionner dans l'air comprimé.

Si les plateaux sont rapprochés, l'effet extérieur de la machine peut devenir presque nul, tandis que les décharges intérieures, entre les faces internes des plateaux, sont très actives. Si la machine est enfermée dans une cage la serrant d'aussi près que possible et qu'on fasse passer dans cette cage un courant d'air séché et filtré, on obtient une forte ozonisa tion, on a un ozoniseur réduit à un seul appareil (soufflet à ozone).

M. Lamotte.

F.-W. ADLER. ~ Ueber einen Kontrolapparat fiip Thermoelemente (Appareil de contrôle pour les éléments thermoélectriques}. — P. 1026-1032.

Le dispositif est destiné à vérifier que la soudure de Télément est à la température voulue. La soudure est introduite dans le réservoir d'un thermomètre à mercure, dont la tige est munie d'un contact électrique. Si la température varie, un circuit est fermé en dérivation sur celui de l'élément ; la déviation du galvanomètre diminue alors brusquement.

L'appareil peut être disposé de manière à avertir d'une variation de la température, qu'elle se produise dans un sens ou dans l'autre.

M. Lamotte.

F.-W. ADLER. — Ueber einen Disjunktor fur hobe Potentiale (Disjoncteur pour les potentiels élevés). — P. 1033-1043.

Ce disjoncteur peut fonctionner comme interrupteur ou comme commutateur : il permet de transformer un courant alternatif en courants de sens constant. C'est une sorte de commutateur de Pohl dans lequel les contacts sont commandés par des leviers. Ces leviers vibrent sous l'action d'électro-aimants excités par une source de courant indépendante, comme dans l'interrupteur de Foucault.

M. Lamottb.

G. GIESEL. — Bemerkung zu der Arbeit von K.-A. Hofmann, L. Gonder und V. Wôltl : Ueber induzierte Radio-aktivitât (Remarque sur le mémoire de K.-A. Hofmann, L. Gonder et V. WôlD : Sur la radio-activité induite). —P. 1048.

L'auteur réclame la priorité sur certains points signalés dans le mémoire cité.

M. Lamotte.

Page 1