I -^ y \ \.^' ou approximativement ît
(V est la différence de potentiel entre les électrodes de l'arc, i l'intensité du courant dérivé, R la résistance.)
La formule approximative suffit pour les bobines à gros fil.
On peut ainsi avoir des erreurs inférieures à 3 0/0 et mesurer des self-inductions de l'ordre lO'* C. G. S.
A.-P. SOKOLOFF. — Observations surrionisation de l'air aux sources minérales de Platigorsk et de Kislowodsk (Caucase), du 27 mai au 9 juillet 1903. — P. 143.
L'auteur a fait ses observations par la méthode d'Elster et Geitel au moyen d'un électroscope étalonné.
L'ionisation de Pair des galeries souterraines des sources sulfureuses de Platigorsk et de celui des réservoirs réfrigérants accumulant ces eaux pour Tusage des bains n*ofTrait rien d'exagéré.
Au contraire, en faisant séjourner Télectroscope dans le puits même, presque au contact de Teau ou au-dessus d*un bain fraîchement rempli, on trouvait une ionisation à peu près dix fois plus grande qu'à Tair libre, particulièrement pour la célèbre source de Narsan.
A Tair libre, Tauteur a constaté une ionisation anormalement grande aux environs du lac salé Tamboukanskoé, sur les hauts plateaux des Monts Bleus et au delà de la rivière Podkoumok.
La radio-activité des eaux de Narsan et des boues du lac Tamboukanskoé paraît bien probable ; Tauteur espère publier bientôt le résultat de ses recherches à ce sujet.
J.-J. BORGMANN. — Recherches sur les propriétés radio-actives de certaines boues médioiDales russes. — P. 183.
L'auteur a étudié les propriétés radio-actives de boues de cinq provenances différentes par la méthode des physiciens anglais (Me. Lennan et Burton, PhiL Mag,, V, 699 ; i903).
Les boues d'Arensbourg (île d'Oesel, mer Baltique) et celles du liman Konialnitsky (Odessa) se sont montrées radio-actives. Les boues de Konialnitsky émettent un gaz radio-actif quand on les chauffe fortement.
L'acide sulfurique, en présence duquel les deux premières sortes de boues ont été desséchées dans le vide, est devenu lui-même radioactif, ainsi que la vaisselle de verre qui a séjourné dans la même pièce que les barils de boues.
Pendant le cours de ses expériences, l'auteur a constaté les faits suivants, conformes aux observations déjà connues :
i^ L'ionisation de l'air extérieur subit de faibfes variations d'un jour à l'autre ;
^ L'ionisation de Tair d'une salle d'expériences varie aussi avec le temps ;
3^ L'ionisation de Tair contenu dans un cylindre métallique augmente avec le temps sans dépasser toutefois une certaine limite ;
4^ Cette limite dépend de la nature du métal dont on fait un deuxième cylindre entourant le fil conducteur placé au milieu du premier ;
5^ Le plomb dont on a fait un de ces cylindres a manifesté une radio-activité notable ;
6"* La surface intérieure du cylindre en laiton qui a contenu les boues radio-actives pendant quelque temps est devenue radio-active par induction ;
7"" L'intensité du courant électrique transmis par Tair ionisé dé> pend des dimensions du réservoir qui le contient.
J.-J. BOEGMANN. — Électrisation superficielle d*un conducteur métallique placé au milieu d*un cylindre en métal rempli d'air et communiquant avec la terre. — P. 205.
L'expérience montre qu*un fil de laiton bien isolé et placé au milieu d'un cylindre métallique acquiert avec le temps une charge électrique.
Le signe de cette charge dépend du métal dont est fait le cylindr^. [/auteur a pris toutes les précautions nécessaires pour prévenir l'induction extérieure : la partie du fil qui sort du cylindre et le fil conducteur qui le réunit à Télectromètre Dolezalek ont été complètement entourés par des tubes de laiton reliés à la terre. Le fil, les conducteurs et les quadrants de l'électromètre ont été faits en laiton. Malgré cela, le fil conducteur isolé de l'électromètre et du conducteur placé dans le cylindre s'électrise négativement.
Tout en prenant en considération cette électrisation propre du conducteur, on peut affirmer que les cylindres en zinc, aluminium, étain, fer, nickel, cuivre, argent et plomb communiquent au fil une charge positive, et qu'un cylindre en laiton lui communique au contraire une charge négative.
L'électrisation maximum est produite par le cylindre de plomb : -f- 0,479 volt; le zinc donne +0,321 volt, l'aluminium + 0,318 volt, le cuivré seulement 0,010 volt.
Le phénomène observé est sans doute en connexion avec les phénomènes observés dans Tair ionisé par les rayons Rôntgen ou Becquerel ; peut-être pourra-t-il servir à expliquer la cause de l'électricité atmosphérique .
Ces expériences ont démontré une radio-activité notable du plomb employé.
S. LIFCHITZ. — Quelques propriétés des décharges dismptives et leur application I à la téléphonie sans fil. — P. 22t.
Pour étudier de près le mécanisme de la décharge disruptive d une bobine de Rhumkorff, Tauteur place un miroir concave sur Taxe même du commutateur Ducretet qui actionne la bobine.
A cause du synchronisme du mouvement du miroir et de la production de Tétincelle, on obtient sur l'écran une image fixe de cette dernière au lieu de la bande de Feddersen qui se produit ; lorsque la rotation du miroir est beaucoup plus rapide.
I L'image observée est unique si la longueur de Tétincelle est maxi-
mum.
Si Ton rapproche les électrodes, le nombre d'images augmente I jusqu'à dépasser plusieurs dizaines. L'auteur a enregistré ses obser-
vations en remplaçant le miroir par une plaque photographique. Il obtient ainsi l'image des étincelles formant une même décharge;
elles se succcèdent à des intervalles croissants à partir de .^^^^ de
looUU
seconde, ce qui confirme cette opinion de Hertz que la décharge de
la bobine entraîne une quantité d'électricité beaucoup plus grande
que celle d'une machine électrostatique, à cause de l'accroissement
plus rapide du potentiel.
I Le nombre d'impulsions que l'on obtient pour une même longueur
I d'étincelles est directement proportionnel à l'intensité du courant
I primaire. Cela permet de réaliser la téléphonie sans fils :
I Remplaçons le commutateur de la bobine par un microphone
excité par la voix de l'expérimentateur. L'énonciation d'un son
provoquera une série de décharges disruptives et les pulsations
les plus fortes produiront les séries d'impulsions les plus longues.
Si l'on reçoit de telles vibrations sur un cohéreur, une série
de vibrations se succédant à des intervalles de quelques
JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ PHYSICO-CHIMIQUE RUSSE 651 dix-millièmes de seconde provoqueront une seule variation de résistance, car il faut plusieurs millièmes de seconde pour que la cohérence disparaisse, et cette variation de résistance sera d'autant plus grande que la série de pulsations sera plus longue. Les variations de courant ainsi provoquées dans le circuit du cohéreur et d'une pile pourront, en agissant par induction sur le circuit d'un téléphone, reproduire dans ce dernier les sons émis devant l'appareil transmetteur, a
Des expériences bien réussies purent être faites par l'auteur à une distance de â kilomètres.
J.-J. BORGM ANN. — Luminescence électrique en forme de jets liquides dans les gaz raréfiés. — P. 239.
On observe ce phénomène dans un large tube de verre rempli d'anhydride carbonique à une pression de quelques dizaines de millimètres de mercure et auquel on a soudé un fil de platine disposé le long de Taxe du tube, lorsqu'on communique à ce fil une électrisation négative périodique. L'effluve présente alors l'aspect de jets liquides qui s'échapperaient du fil pour frapper les parois et y subir une réflexion. Ces jets lumineux sont distribués presque uniformément le long du fil.
Lorsqu'on abaisse la pression du gaz à 1 ou 2 millimètres, on obtient dans les mêmes conditions une effluve lumineuse en forme de chaîne constituée par une série d'ellipsoïdes creux de même longueur enfilés sur le fil de platine. A l'endroit du contact de ces ellipsoïdes, on observe sur le fil de courtes lignes lumineuses, et en face, sur la surface du tube, des anneaux vert jaunâtre, causés par la fluorescence du verre.
On obtient aussi les jets lumineux dans le protoxyde d'azote ; mais ils ne se produisent ni dans l'air sec, ni dans l'oxygène, ni dans l'hydrogène.
Avec l'anhydride carbonique, on peut encore obtenir la luminescence en forme de jets lorsqu'on remplace le fil par une électrode-disque. Si l'on excite cette électrode-disque par une source intermittente d'électricité positive, on obtient une nébulosité lumineuse homogène qui remplit toute la section du tube, mais ne se propage pas si loin de l'électrode que la luminosité négative.
Cette différence entre les modes d'action des deux sortes d'électri-
cités démontre d'une manière évidente que dans les gas les ions positifs sont différents des ions négatifs.
A. HERSCHOUN. — Expériences lie cours pour démontrer les propriétés des électrons. — P. 241.
L'auteur dispose un charbon de lampe à arc, que Ton peut déplacer verticalement au moyen d'une crémaillère, au-dessous d'une lampe Nernst. Cette lampe, de 2 ampères et 110 volts, possède deux filaments horizontaux surmontés du réchauffeur. Un commutateur permet de réunir le charbon à Tune ou l'autre des électrodes de la lampe par l'intermédiaire d'un galvanomètre sensible. Enfin, un rhéostat permet de maintenir l'intensité constante avec une précision
de Tjrr d'ampère environ.
Lorsqu'on réunit le charbon à l'électrode positive de la lampe, le galvanomètre ne révèle qu'un courant nul ou très faible. Lorsque au contraire on le réunit à l'électrode négative, on obtient un courant plus intense.
Quand on place l'appareil dans le champ magnétique d'un fort électro-aimant, on peut faire dévier le flux des électrons négatifs du charbon ou, au contraire, le concentrer. Le galvanomètre accuse chaque fois un changement d'intensité du courant.
W. MITKEVITCH. — Sur la force électrique minimum nécessaire pour alimenter un arc voltaique. — P. 259.
En chauffant préalablement les électrodes et en les plaçant dans un courant d'oxygène qui entretient leur combustion intense, l'auteur put obtenir un arc voltaïque avec une force électromotrice de 2 volts et un courant de 2 ampères.
L. KOLOWRAT-TCIIERWINSKY. — Tension superficielle. — Méthode stroboscopique des ondes courtes. — P. 265.
L'éclairage stroboscopique fourni par un courant alternatif de secteur a été appliqué à cette méthode. Un diapason mû par le courant produit des ondes qui se propagent sur la surface ; elles sont éclairées par une lampe à incandescence (à verre dépoli) alimentée par le
même courant, ce qui les fait paraître immobiles et rend possible la mesure de X. La formule connue de lord Kelvin exigeant en outre la détermination de la fréquence, on fait vibrer le diapason avec sa propre période ; comme une différence se produit entre la fréquence de Téclairage et celle des ondes, ces dernières paraissent se déplacer lentement et continûment. Le diapason étant gradué, la mesure de ce déplacement offre un moyen commode et exact pour déterminer la fréquence du courant.
D.-C. SHTEINBERG. — Sur la décharge thermo-électrique. — P. 273.
Pour démontrer qu'en présence d'un corps conducteur fortement chauffé' Tair devient conducteur pour Télectricité positive et pour celle-là seulement, Fauteur fait les expériences suivantes :
Il chauffe au rouge une spirale en platine communiquant avec un électroscope, puis il éloigne la source de chaleur, et il charge Télectroscope. La charge disparaît en moins d'une seconde si elle est positive.
Un corps incandescent non isolé décharge un électroscope chargé négativement à une distance de 10 à 20 centimètres ; un écran conducteur mis au sol annule l'action, et un écran diélectrique s'électrise positivement tout en arrêtant l'action sur l'électroscope.
Un électroscope mis en connexion avec un corps incandescent se charge négativement, si l'on en approche un corps chargé négativement ; mais une charge positive ne produit aucun effet.
A.TSCHOUKAREFF. — Détermination de l'énergie intérieure des systèmes gaz-liquide. — P. 281.
L'auteur enferme divers liquides dans des capsules d'acier très résistantes (sparklets). 11 porte ensuite ces capsules à des températures élevées et détermine par les méthodes usuelles la chaleur spécifique des mélanges qu'elles contiennent.
L'énergie antérieure peut être calculée si l'on connaît la chaleur de vaporisation du liquide. L'auteur a déterminé cette chaleur de vaporisation par des expériences spéciales, lorsqu'elle n'était pas encore connue.
Les isothermes de l'énergie intérieure ont leur concavité tournée /. de Phys., 4- série, t. IV. (Septembre 1905.) 44
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f-; vers Taxe des abscisses pour toutes les températures inférieures à la
K température critique. Pour les températures beaucoup plus élevées,
p elles sont tournées en sens inverse. La température de transition,
; qui correspond à la forme rectiligne de Tisotherme, est plus élevée
V que la température critique pour les corps étudiés. Pour cette tem-
\ . pérature, Téquation de Van der Waals est rigoureusement vérifiée
f pour toutes les substances étudiées; aussi l'auteur propose-t-il de rappeler température de Van der Waals.