TRACTION DES FILS MÉTALLIQUES
Le procédé de traction que j'utilise actuellement permet de p •ciser les conditions de Texpérience; il présente aussi Tavanti d'éviter les oscillations qui rendent longues et pénibles les mesui faites sur les fils tendus verticalement.
Ce procédé est une application simple des propriétés magnétiqi -des bobines. Un morceau de fer doux [fig, 1) cylindrique ouparall pipédique de Torme allongée est suspendu à la partie inrérieure du vertical. 11 plonge jusqu'au milieu de sa longueur à Tintérit -d'une bobine creuse d'un grand nombre de spires.
Fig. 1.
Lorsqu'on fait passer un courant électrique dans le fil de la bobi le cylindre de fer doux est « aspiré » et il exerce une traction
le m.
On fait varier brusquement ou insensiblement la grandeur de C( force en modifiant l'intensité du courant magnétisant à l'a d'un rhéostat discontinu ou continu.
La force attractive varie avec la longueur de fer qui péné dans la bobine. Afin d'opérer dans des conditions toujours id tiques, on a tracé sur le morceau de fer un trait circulaire et perp diculaire à son axe. Dans chaque expérience, on règle la hauteur la bobine de façon que son plan supérieur passe par ce ti lorsque le courant est établi. A cet efTet celle-ci e^t placée sur
OURNEL. — TRACTION DES FILS MÉTALLIQUES 1 à hauteur variable. Il est nécessaire que la bobine soit ncnt fixée à ce plateau pour qu*elle ne se soulève pas quand e attractive devient supérieure à son propre poids, ^ste maintenant à mesurer la valeur de la traction ainsi e sur le fil. Un moyen très simple consisterait à suspendre le 'e à ce fil par l'intermédiaire d'un peson. On lirait direc- , la valeur des charges sur la graduation de cet appareil, leureusement, si Ton veut obtenir avec un peson des indicaxactes, il faut Tétalonner fréquemment. D'ailleurs la sen-
de cet instrument est tout à fait insuffisante pour les
tractions.
néthode suivante est beaucoup plus précise et d'un usage ommode. On étalonne d'abord la bobine, c'est-à-dire que ae même longueur de fer plongeant dans la partie centrale ermine la force attractive correspondant à chaque valeur du t. A cet effet on suspend le cylindre de fer doux au plateau balance, et on établit l'équilibre en chargeant convenablement plateau. Puis, la bobine étant placée à la hauteur voulue, , passer un courant d'intensité connue et l'on rectifie l'aflent du trait de repère. On effectue alors une double pesée, ■dire qu'après avoir équilibré la force attractive à l'aide d'une Q interrompt le courant magnétisant et on rétablit l'équilibre ^ant des poids marqués sur le plateau auquel est suspendu le e de fer doux.
B opération est assez délicate, car lorsque le cylindre s'écarte î sa position d'équilibre, la force attractive devient notait plus forte ou plus faible. On constate alors une sorte de )chage » analogue à celui qui se produit lorsqu'on effectue îsée avec une balance folle. Il est facile d'obvier à cet énienl en limitant les oscillations du fléau par deux arrêts, ut aussi procéder par approximations successives et obtenir ur de la force avec une erreur relative tout à fait négli-
qu'on aura effectué cette mesure pour plusieurs valeurs du t, on tracera la courbe des forces attractives en fonction des tés. On pourra alors, à l'aide de cette courbe [fig, 2), connaître ue instant la traction exercée sur le fil étudié en lisant l'intencourant sur un ampèremètre soigneusement étalonné. On a évidemment à cette traction le poids du cylindre de fer.