‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 101 sur 161 · V. — PSTCUOLOGIE DE l'kNFAM ET PéDAGOGIB · texte numérisé non relu

V. — PSTCUOLOGIE DE l'kNFAM ET PéDAGOGIB

189. — La Pédagogie scientiâque et ses applications pratiques, par

Fkrraiu ;G.-C.}. liivisla dipsicolotfifi, appl. alla pedag. e alla psicopaloK, 9 pages.

P. remarque que la pédagogie scieaLilique ou plutôt expérimentale n*a que des admirateurs, eu théorie; mais en pratique, cet eutbousia&me ne se traduit paraucnne application concrète.

Ceci vient en partie de ce que L'entente manque entre les maîtres, les adminisiralcurs des écoles, tes pédadogucs, les hygiénistes, etc., qui parlent chacun à leur point de vue particulier, sans que rien soit fait.

ÉcoUs four enfants tionnavx. — L'idée principale qui devrait présider à l'organisation de l'école moderne estque « l'école est faite pour les enfanls elque par conséquent elle doit s'adapter à eux >. Il s'agit donc de faire entrer à l'école des principes nouveaux qui remplacent la rigide et stopide discipline militaire ou mouastique iadisiinctemenl appliquée à tous.

11 faut que le maître soit en état de reconnaître sûrement la valeur « physiologique » de ses élèves et leurs différences individuelles; il faut en outre qu'il sache quelle méthode appliquer dans chaque cas pour en tirer le meilleur parti possible. Ce qu'il lui faut, c'est donc surtout une habitude d'esprit nouvelle qni remplacerait pour lui au moyen de rexpéricnce, de la connaissance objective, le jugement empirique: il incombe donc aux communes d'établir des Cabinets ou Laboratoires-Ecole» pourvues des quelques instruments nécessaires pour mesurer anthropologiquerocut les enfants : balance, aothropomètre, compas d'épaisseur, compas de Webcr, spiromètre, échelle de Suelleo, spirographe, elc , duiit les mailres devraient apprendre k Journal de psychologie. IB^

JOURNAL OS PSYCHOLOGIB

u Mrvir; ces LaboraLoirea ou Cabinets auront pour fonction principale de faire rédacalion de l'esprii des maîtres el de leur faire cousidercr leurs élèves comme des individus doul le développemcut se fatl selon des tendances les unes héréditaires, le!> autres acquises, qu'ils ont à diriger.

Écoles poui' anonnuux [arriérés, dé/icirittji, ctcA- — On distingue nnc quantité d'anormaux : d'abord ce sont les arriérés, sans graves lésions dans leur organisme bio-psycbique, mais relardés dans leur dételoppemenl. Puis ceux dont le développement, d'abord normal, s'est arrêté, el qui rtistent au-dessous du niveau de leur classe : on les désigue soue le nom générique de psyciuléniqueê. Un troisième groupe comprend les arriérés pédasof/i^ues, qui ordinairement sont le résultat de la discordance enlre les aptitudes des enfants et les méthodes pédagogiques en usage; puis divers autres groupes moins importants.

11 est nécessaire que les maîtres aient au moins une idée des lois de la dégéuéresceuce afin qu'ils puissent reconnaUrc les anormaux, pour lesquels l'admiiiislraliou aura à insliluerdes institutions spécialet, comme ou dit co Belgique, des institultom Ue pet fee lionne »Mi\t, comme on les appelle en France^ ou bien des écoles annexes, eomm'i celle de Heggio £milia en Italie, des asileS'écoles, comme celles patronnées par de Sanciis, ou des /n*titutions pour déficients. Ces trois genres d'écoles correspondant aux divers degrés d'inllrmilé intellectuelle , on mettra dans les écoles aunexes les arriérés; ceux d'entre eux qui seraient réfractalres passeraient à l'asile -école, etc., el on chercherait à tirer parti des excellentes dispositions des idiots pour le travail purement mécanique, sans se conteolerde développer leur éduca* lion el une instruction purement formelle.

Mais c'est là toul un programme, complexe, et dont la force des choses pourra seule démontrer la nécessité.

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