‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 103 sur 161 · PSYCHOLOGIE DANS SES RAPPORTS AVEC LA LINGUISTIQUE. ETC · texte numérisé non relu

PSYCHOLOGIE DANS SES RAPPORTS AVEC LA LINGUISTIQUE. ETC

Variol et Chaumei dans leur étude sur la croissance des enfants parisiens. Il semble permi:! d'aflirmcr qu'il y a parallélisme entre le déretoppe-

. ment physique et le développement intellectuel.

i Si nous éludions le mode d'acquisition des divers groupes de mois, nous voyons que les va'bcs sont ceux dont l'acquisition est le plus rapide. Nous constatons aussi que le nombre des mois cimpris est bien loin de coïncider

I avec celoi, beaucoup plus restreint, des mots e/n/)toyt^<; cette remarque vaut pour l'adulte, car comprendre et employer un mol sont deux étapes de la

! connaissance, fort éloignées 1 uue de l'autre. b C. Bos.

f, — PsrcllOl^GIS DANS SSS RAPPORTS AVEC LA LwODISTIQCB, L'IltbTOlHE, LA SCIBKCE DBS RELIGION?, \.K MORALE ET LA SoCIOLOGIE

I. — Idéalisme et réalisme historlsques, à propos d'un livre de M. Sinunel, par lUun {F.) br. 20 p. 8^ exlr. de la /^cp. de synthèse historique (1906].

L'histoire est-elle une science t

D'après Simmcl (Di> Problème der GesehicfttsphilosopMe, 1905, X-109 p. B**) l'historien esl un artiste : hommes el évènemeuts lui apparaissent rérractcs k travers son propre tempérament et sa propre intellectuallié; il apporte des schémas, des nolion«, un idéal qui organisent les données et lui permettent de construire des groupes sociaux et des lois de leur ovulation. On parle du mensonge de l'art ; daus le même sens, on pourrait dire : le mensonge de l'histoire.

R. pense que cette conception de l'histoire est insuffisante et que l'histoire est une véritable science. Outre les reconstitutions esthétiques, il y a en histoire les abstractions sociologiques el les descriptions chronologiques. Les abslraotions des sociologues ont la préleuLîon d'être plus que des points de vue eslhéiiques. elles veulent avoir rang de lois namrelles; ti ... les abstraclioDs agissent... Les sociétés économiques modernes sont Itlléralcment mues par une abstraction, le capital. » D'autre part, les descriptions des purs historiens valent par elles-mêmes, et se passent à peu irès des constructions esthétiques et des abstractions sociologiques. Le Tôle de l'hypothèse est, en hisloire, ce qu'il est en toute science. Il y a des hypothèses du premier degré, direclemenl vériQables ; des hypothèses du second degré, inlerprélations ordonnalrices dont la valeur est surbordoonéc h celle de certaines lictions de l'esprit ; el enfin, des hypothèses du troisième degré, philosophiques. La conception de l'histoire esthétique de Simmel doit être rangée parmi ces dernières, à côte de la conception matérialiste de l'histoire. Pas plus contre l'histoire que contre tout autre scienc«, il ne faut profiler, pour lui contester son rang de science, de ce qu'elle s'élève parfois h. des gèuéralisationa du second ou du troisième

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ilegré. Multiples sodl les méthodes, les poiau de vue, les atiiiudes «a toute recherche expériroeDlale. Eq physique, en biologie Don moins qu'ro hi^ i loirc, « le créateur scicoliflque lui-même est d'ordinaire incapable de comprendre la vérité qui ne correspond point àson tempérament intelIectueL ■

G. lUVAVLT d'ALLONXES. |

192. — Sur la religion, par Scbopenuaubr. Première traducUoa française par Auguste Diétrich, 494 p. in-16. Paris, F. Alcan, 1906. ■

Dans ce volume qui fail suite & deux autres précédemment parus. (Aphovismes sur la sagesse dans la vie, — Écrivains et Style), D. a rassemblé et traduit ua certain nombre de fragments des Partrga et Paralipomena, où Scbopenhauer a exprimé ses idées sur la religion. Ces idées font étroitemcol corps avec le reste de &a philosophie. Comme l'art, comme la morale, la. religion est une tentative de l'esprit humain pour se réconcilier avec la vie. | Mais " comme le dieu brahmanique de la mort, Varna, la religion a deux vtsage¥i,et, à l'ioslar de celui-ci, l'un très aimable cl l'autre très sombre. ■ Gomme le prétend Déraophèle (dupeur du peuple) dans le Dialogue sur ta\ religion, la religion, en tant que métaphysique populaire, est un soutien et un rocooTort pourceux des hommes qui ne peuvent s'éleverjusqu a la philosophie, apanage do quelques rares sages ; elle peut empêcher les hommes de s'abandonner i leurs passions, elle est la plus sûre garantie de l'ordre social; aux époques de barbarie, elle a sauvé la civilisation. Mais sî clic peut avoir son bon côté, il n'est pas difûcile d*aulre part à Philalèlhe (amî du vrai) de faire son procès: la révélation, inventée parles prêtres, ne peut satisfaire que des esprits encore dans l'en Tance i à raaiulcs reprises la religion a été un obstacle aux progrès de la pensée; elle ne sert qu'à duperies peuples. « Les priuces se servent de Dieu comme d'un croquemitaine^ l'aide duquel ils envoient coucher les grands enfants quand tout autre moyen a échoué; c'est la raison pour laquelle ils tiennent tant k Dieu, v Et il est aisé, comme le fait Philalèlhe, de dénombrer les crimes de la religion :

«■ Tantum relttgio potuit suadere malorum, s

D'ailleurs il faut distinguer entre les religions, et toutes sont loin d*aToir la même valeur. Le judaïsme et l'islamisme, qui sont par excellence des religions optimistes, occupent le plus bas degré. Le christiaDismc renferme une part de vérité en tant qu'il est fondé sur l'idée de la chute, d'où dérive un pessimisme profond. L'ascète chrétien est un héros qui est parvenu & déchirer au moins en partie le voile de Maïa. Mais ce pessimisme est g&tè par des conceptions théulogiqucs grossières ou absurdes, par un vieux fond d'optimisme judaïque. Ce que le christianisme a cmpruulé au Vieux Testament s'accorde mal avec l'inspiration hindoue des Évangiles. Schopeahaacr croit en efTel trouver dans le Nouveau Testament des iraces de l'innuence du brahmanisme et du bouddhisme Ce sont ces religions de l'Inde qui sont-

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guerres de religion avaient rais les esprits dans nn certaia état de surcxcilalioD. Une Duit, ud grand bruitscproduildans la maison où Françoise Foo* taine était servante. Les meubles Turent jetés par la Tenélre, et il y eut toutes les autres mauifeslalions qui se voient en pareil caâ. On crut que c'était là le fait d'un esprit, et les sonpçons se posèrent sur la serrante. Mise en prison, elle donna tous les signes de la possession : lêviiatjon, coups et blessures & cUe-méme et aux assistauts dans robscurité^ sans qu'on pût voir d'où cela venait ; refus de manger; elle dit avoir vu le diable et avoir été violée par lui. Les exorcismes, d'abord sans ctTel. réussirent lorsqu'on lui eut coupé les cheveux.

De tout cela on peut conclure que Françoise Footaine était hystérique. On constate eu efTet chez elle les symptômes ordinaires de l'iiystérie : hallucinations mobiles, changeantes, de la vue, de l'ouïe et de la sensibilité gênéraie ; attaques avec altitudes caractéristiques et rigidité cadavérique; crises convulsives avec délire Iialtucioatoire mais sans abolition de l'inlelligeoce ; suggestibilité et auto-suggestion. Plus heureuse que tant d'autres, elle ne fut pas britiée, et ne présenta, dit-oo, plus rien d'anormal après celte crise.

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