PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQVE ET PSYCHOLOGIE COMPARÉE
199. — La Nature do l'explication, par Marvin (Walter V.). {The natttre of explanation), lecture faite à rAmerîcaD Philosophical association, le 27 décembre 1906 ; Journ. of. philos, psycho., etc., 28 février 1907.
U. veut déûnir l'explication, en la rapportant à son genre : la connaissance, et en marquant ses caractères spécifiques. U a soin de considérer le problème en lui-même, en le dégageant absolument des controverses métaphysiques entre le réalisme et l'idéalisme, le rationalisme et Tempi* risme.
I Expliquer, c'est analyser un tout en parties ou une complexité en éléments, qui soient plus simples et dont les relations soient plus simples ». L'explication est une analyse qui comporte deux temps : la substitution d'une image, choisie pour ses qualités particulières. & l'objet qu'il s'agit d'expliquer, image définie d'ailleurs d'une façon rigoureuse par ses rapports avec cet objet; — et l'attention analytique, qui décomposera ce substitut en éléments toujours plus simples jusqu'à ce que toute décomposition soit impossible.
Au point de vue psychologique, la connaissance use de quatre procédés, la sensation, l'association, rattention analytique et la comparaison. Les deux premiers, on le voit, ne peuvent que fournir la matière de l'explication. Hais l'explication elle-même n'utilise que les deux derniers. Elle est cette utilisation même.
L'explication comprend deux types, selon qu'elle décompose un tout en des parties, ou une complexité en des éléments : le premier est le type concret (atomisme), le second le type abstrait (énergétique}.
Abel riEY.
VU. — Psychologie zooldgiqce et Psychologie comparée
200. — De la conscience chez les brutes. (Gonsciousness in the brutes), par Dearborn (V. N.). The journ. of nerv. and mental disease, Janv. 1907.
Le problème apparaît sous un jour nouveau et conduit à des aperçus philosophiques intéressants, grâce à de nouvelles conquêtes de la biologie. Il se présente sous trois aspects : 1° pour le vulgaire, l'existence de la conscience chez la brute ne fait pas de doute; 2° pour le métaphysicien, il en va de même ; 4** pour le savant, il semblerait encore qu'il en doive être ainsi, mais l'affirmation est plus malaisée et le devient chaque jour davantage.
D. va donc se placer à ce dernier point de vue pour aborder la question de la conscience chez l'animal. La correspondance parfaite est impossible à établir entre les deux séries psychique et physique; la tentative apparaît vaine depuis qu'on connaît mieux la nature du système nerveux. En efifet, la théorie du neurone est abandonnée; les cellules nerveuses ont perdu l'importance qu'on leur attribuait, tandis que les fibres, les voies conductrices
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ont pris aae importance toute nouvelle. Le système nerveux appartltcoionie an instrument de connexion, de coordioalioD. mais non d'inipnlâîoD : c'est un système de « ponts protoplasmiques i>. Aa cootraire, le tissu muscolaire apparaît prédominant dans les [jroçsssns psyclio-physiques : c'est lui qui est à l'origine des perceptions d'espace et de temps, de l'idée de causalité, etc. De même, chez les animaux, Yeff^es a consialc que les réactions organiques ne partaient pas du système nerteux, maiâd'uDeiinpulsiou musculaire. Poster a donc raison de considérer le muscle comme le a maître tissu ».
Notre localisation de la conscience dans l'écorce cérébrale n'est pas moins ridicule, selon l'auteur, que celle que proposait Descartes dans la glande pinéale ; et D. se refuse à rattacher la conscience à 17 grammes de sobstance grise. Le problème de la nature de la conscience s'impose : rantemr n'hésite pas à voir en elle une substance, un fond permanent sous les oscillations de Taltention, la sub-conscience, l'hypnose, les dédoublenients de la personnalité lui semblent autant de preuves à l'appui de &a ihêse.
La théorie du parallélisme prendrait alors un sens uouveau, on pourrait parler d'un atomisme psychique et le problème de la coascieace chez l'onimal pourrait recevoir une solution.