‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 118 sur 161 · Bernard-Leroy. ThHe. Paris, 189S · texte numérisé non relu

Bernard-Leroy. ThHe. Paris, 189S

SOCiÈTÊ DE PSYCHOLOGIE

le payàAge qu'il reconnftissail cependant jusque dans u» détails les plus iasignillanls. un frisson le prit el qu'une i^orte d'horreur s'empara de lui.

11 eBt des sujets, par contre, qui ccliappent & cette angoisse. Ce sont ceux qui ont recours à une explication capable de les patisfaire. Les uns se figurent qu'ils uiiL vécu dans une exisieuce antérieure l'iustant qu'ils croient revivre, et cette idée dont la valeur mélapliysique n'est pas à corameater. esireOTet des concepts religieux qui leur Turent inculqués. D'autres localisent la première conceplion dan» un rêve suppasé. C'est là une explication qu'ils adoptent, eu déseâpoir de cause, devaut leur inipo5!>ibtlilé de repérer la première perception, et qu'ils acceptent volontiers a cause do an vraisemblance. Tel est le cas du malade dont M. Lalande a rapporté Tobservation*.

L'illusion defaui^-sc rcconnais.sancc peut faire croire à certains sujets qu'ils sont capables de prévoir. Il leur semble qu'ilii devinent la suite des événements dont ils croient être pour la seconde fuis les témoins. L'expUcalloa de cet élat d'esprit eâl aisée. Puisqu'ils ont déjà assisté au déroulement des faits qu'ils reconnai^iseut, ils peusenl être à même de dire l'événement qui va immédiatement se produire, un qui devra se réaliser dans des conditions exaclemCQt délerminécs et qu'ils cuuuaisscnl.Cetteimprcsston dcprévisious Kroeplin Taurait observée sur lui-même^.

Quand l'illusion de fausse reconnaissance fait croire au sujet qu'il a déjà rêvé tout ce qu'il voit, les données du rôve d'hier apparaissent comme devant être les réalités de dematu et le sujet pense être capable de prévoir.

L'explication par le révc que le sujet atteint d'illusiun, de fausse reconnaissance se do.'iue à luj-méme peut donc beaucoup aider à la naissance du mécanisme de prévisiun. C'est ce qu'a la prétention de démontrer clîniqueroent l'observation suivante.

Marie G.. , brodeuse, fut ioleruéc en 1904 pour des idées confuses de perse' cution grefTées sur un Tonds de dégénérescence mentale.

Des renseignements puisés auprès des siens, il résulterait qu'elle a toujours été fantasque, bi/aric. Pendant son enfance, elle fuyait la compagnie des jeunes filles de son âi^c, préféranl errer seule à travers champs. Elle a été coulumîère de ces Tugucs, jusque pendant le temps de sa grossesse oij elle se livrait à des promenades extravagantes et non motivées h travers la campagne. A dix-huil ans elle quitta son village, dans la Haule-Saôue, pour venir â Parts où sa sœur demeurait depuis vingt aus. Elle se maria en 1901. Elle s'occupa assez bien de son ménage pendant trois ans, jusqu'au jour où elle se crut persécutée par la police : on êiail venu perquisitionner chez elle, cUceuleadait des personnes qui la menaçaient, et la voiture cellolaire qu'elle croyait entendre passer dans sa rue, lui était destinée. A ces frayeurs, à ces inlerprélalions délirantes, et à ces hallucinations de l'ouïe, s'ajoutaient des idées de suicide; elle voulait se jeter à l'eau avec sa fille.

i. Lalande. Reoug PhHcsophiquB, no*. 1803, p. i86. a. Kroeplin. .ifc/iip. f, P*yeh. 1S67. p. 410.

JOURNAL DE PSYCnOlOGJB

Gomme anféeédents héréditaires, nous trouvons de l*alcooli$me cher le pil*r«qi]i est vigneron La mère est morte d'ua cancer a l'estomac, ud Trère est mort albumioiirique. deux sœurs et un autre frère seul d'une grande émotivîtc.

Nous laissons de côte les idées de persécution et de suicide, pour ne nous | attacher qu'/i l'illusion de fausse recoaDuiàsance qu'elle préseole, depuis sa puberté, pour tous les évéuements de sa vie, gais où tristes. Toutes les per^ sodoes qu'elle voit, tous les lieux qu'elle visite, elle les reconnaît. Elle ne quitte jamais un milieu pour tomber dans un autre qui lui soit inconnu, car, eu quelque endroit qu'elle se trouve.etle reconnaît Tambiance avec tons ses détails.

C'est ce qui lui est arrivé, par exemple, en venant A Paris.

La première visite de cette ville ne lui donna pas l'impression d'une cité qu'elle n'avait Jamais vue, loin de lÀ; toutes les rues elle les reconnaissait comme les ayant déjà parcourues.

En 1900, elle visita l'Exposition Universelle ; là encore elle ne sut trouver aucune impression de nouveauté : elle avait déjà vu tout cela. Se promènet-elle daus les musées, clic rccuunaii les tableaux et les statues comme les ayant déjà contemplés.

Au théillre même, elle reconnaît les scènes comme les ayant déjà vu jouer antérieurement. Bile aime beaucoup la lecture des romans-feuillelons, mais elle ne peut en trouver un qui ne parle pas d'elle, car toutes les situations dans lesquelles se trouvent les personnages, elle les reconnaît, elle les a déj-\ vécues, lien est de même pour les faits-divers, qu'elle reconnaît tous puisqu'elle croit les avoir déjii lus. Ouand elle arrive à l'asile, elle reconnaît tout le monde, elle croit y être déjà vcuue, en des circonstances absolument identiques, et le médecin, l'inlcrue, elle les a déjà vus, dans le même décor et avec les mêmes gestes.

Cette roniittuelle illusion de fausse reconnaissance n'occa.sionne pas chez elle le phénomène concomitant de l'angoisse, habituellement rcacootrc en de pareils cas. Marie G... n'acependant pas toujours accepté aussi docilement l'illusion dont elle est le jouet. Etant jeune, elle nous assure avoir beaucoup souffert de ne pouvoir se rappeler en quelle occasion elle avait rencontré telle personne, ou vu tel édifice. Hais & présent, elle sait bien que c'est eu rêve qu'elle a vu tout ce qu'elle croit reconnaître : « U n'y a qu'en rêve, dit-elle, que je pouvais avoir vu. par exemple, l'Exposition de I90n, puisque je n'étais Jamais venue ù Paris auparavant. « C'est dans un rêve d'enfauce qu'elle croit avoir vu le CbÂlelct et l'Odéon, qu'elle a fort bleu reconnus lors de son arrivée à Paris. C'est dans uo rêve également qu'elle s'est vue rencontrant dans l'avenue du Maine la per^'Oone qu'elle croit rencontrer pour la seconde fois, A la même heure et à la même place, dans la même avenue. Elle accepte donc l'explication par le rêve comme la seule qui soit valable h ses yeux.

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Cette explicatioa étant admise, la malade arrive tout naturellement k prétendre qu'elle verra la réalisation de tout ce qu'elle a vu dans ses rêves d'hier, et des images qu'elle a l'elenues dans ses rêves antérieurs. A-t-elle rêvé d'un déraillement, d'un incendie, elle prédit qu'un train déraillera dans telles et telles conditions qu'elle précise, qu'un sinistre éclatera avec tel ou tel épisode douloureux. Et quand on essaie de connaître jusqu'à quel point elle croit à la réalisation de ses prédictions, elle donne, comme preuve de ses affirmations, le phénomène le plus récent dont elle vient d'être le témoin, cl qu*elle prétend avoir vu en rêve. En sorte que l'illusion de fausse reconnaissance lui fournit les preuves les plus immédiates de cette prévision par le rêve^ dont le mécanisme reconnaît encore la même illusion comme cause primordiale.

Nous avons cru utile de rapporter cette observation, qui apparaît comme une très claire justification de ce que nous avancions tout à l'iieure, et qui nous permet de supposer la présence de l'illusion de fausse reconnaissance chez certains personnages, qui, dans le temps passé, crurent pouvoir prédire la réalisation de ce qu'ils avaient vu en rêve. Le même mécanisme en eiîet, pourrait peut-être leur être imputé.

M. Bernard-Leroy. — J'ai essayé de donner une explication de ces faits : c'est que les individus sujets à l'illusion de fausse reconnaissance ont pris une habitude, une sorte de tic mental.

M. ViEL. — Ce qu'il y a d'intéressant dans noire cas c'est que tout ce que notre sujet reconnaît a été vu par lui, prétend-il, en rêve.

M. Dumas. — I! se passe quelque chose d'analogue à ce que j'ai entendu raconter au sujet de M. Ludovic tlalévy. Il voyageait en Normandie et arrivé dans un village il arillusiood'avoirdéjiétélà.C'étaitlevillagedcM"**'Bovary.

M. PiERON. — Il y a des cas où l'habitude mentale est tout à fait netle. Le sujet déclare reconnaître alors que le mécanisme de l'illusion ne se produit pas.

H. Lapique. — On peut concevoir un mécanisme de fausse reconnaissance perpétuel et quasi-instantané. On ne peut pas toujours dire à quoi ou reconnaît une image familière. Quelquefois on a seulement l'impression de la reconnaissance; un sentiment qui n'est pas précis. On ne sait rien, ou ignore qu'on a déjà vu cela. Si on cachait une moitiéde l'objet on ne pourrait décrire l'autre moitié qui apparaît cependant comme connue. C'est un phénomène en somme très répandu, surtout quand il s'agit du phénomène de peu d'intensité.

Après la communication de MH. Viel et Grinon, M. Piéron, Vice- Président, donne la parole & H. Dumas.

JOVRSAL OS PSYCHOLOGIE

Communication de M, Duma$*

Les bagiographes oui sourenl rapporté que certains saints ontexbalé de leur vivant ou après leur mort des odeurs agréables comme l'odeur delà rose, de la violette, du musc, etc. La clinique nous oITre un certain nombre d'eieniplcs de phcnomcDes de ce gsnre <]ui analysés avec soi» permclleul de comprendre le prétendu prodige de l'odeur de sainteté...

Sans remonter loin dans te passé, on trouve un cas très curieux de transpiration parTumée, rapporté par le D' GraTcs en lb32. Le héros est an Anglais alcoutiqne, sujet à des crises de delihuni ircmcns. Vers le sccood jour de la crise, le pouls était rapide, la soeur abondante, et le corps tout entier exhalait une odeur exactement semblable â celle du musc. • Celte odeur, dit firaves, était si forte pendant quaraolc-huît heures qu'elle pouvait être sentie malgré une ventilation énergique dan5 toutes les pièces où le malade s'était tenu ; elle disparaissait avec les antres symptômes de la crise '. «

La même année, le D' Speraoza communiquait & l'Académie des Sciences de Turin le cas d'un jeune homme de trente ans qui exhalai), par la peau de l'aTariL-hras, un paiTiim analogue a celui du benjoin, de l'ambre jaune, pu du baume du Pérou -. Très surpris de cette émanation, le patient n'en pouvait comprendre l'oiigine, car il n'avait ni absorbé ni manie aucune substance odorante pendant les jours précédents. Speronzaeut beau multiplier les lavages; il ne put jamais faire disparaître i le gracieux phénomené i, et par les frictions il n'arriva qu'à le rendre plus marqué. En tout temps et à chaque instant du jour l'odeur agréable se manitcstait. mais elle était surtout sensible le matin au moment du réveil. Ou n'avait pas besoin, pour la sentir, d'approcher ^es narines; il suffisait pour être pleinement convaincu de se tenir dans le voisinage du sujet odorant et Sperania vil souvent des personnes qui ignoraient cette pariicularilé, la découviir sous ses ycnx. La chambre où habitait le jeune homme était tout embaumée, bien quelle fiil Je grandeur moyenne. Les émanations persistèrent avec des degrés variables d'intensité pendant environ denx mois, din^p&rurent dès les premières manifestations d'une fièvre assex forte et ne reparurent pas après la guérison.

Quarante ans plus tard, en 1873 ', le D^ Frigerio rapportait dans ta Rfvae elSnique dr ïiologne Tobservalion de deux idiots qui, dans leurs crises

1. The Dublin Journal of Médical Science, i83t. p. 401. Odor of musk exluled from iho skin.

i. Annali univeisali di lUedicina, anoo 1832, p. Sis sqq. Caso ùngnUre di oa individuo spirante suare odore dc-U'AVambraccto sialstro. 3. Riviala Cliuica de Bologna, anno 1873, p. 309.

SOCIÊTtt t)E PSYCIiOLOOIK

[d'cxciifttioD, étaient aujels à des Iranspiralions si parfumées de mufic qne l'uir en restail imprègué aprèâ leur passage.

Mais c'est au professeur llammond, de l'Universilé de New-York, que nous devons les obâcrvaiions les plus précises. Va de ses malades, très hyatérique. répandait pendant ses crises une odeur agréable, semblable ii celle de la viulclie, ipii se dé^'agfiait de la pariie laicrate gauche de la poitrine; la transpiration élail 1res augincntiVc sur toute la région; l'odeur était perceptible à plusieurs mètres de dislunce, mais di-'paraissait eniièreraent dans riutcrvulle des crises. Les applications locales do nicdicaniints n'amenèrent qu'une disparition temporaire de l'udcur; pour la supprinirr tonl à rail, le T>' Hammnnd dut adminUirer le salicylatc de soude par voie

I interne et par ce même moyen il ramena la sueur à des proportions normales.

Un autre malade setiiait L'ananas pendant des crises dcctiorée.

Une autre exbaiaii la nu-inc odeur par la peau du cou, de la tête et de la

^ poitrine toutes les fois qu'elle se inellait en colère.

Un homme s<>niait la violette pciidani Ic9 crises d'hypocondrie auxi]uelles il était sujet.

Le b' llninmond ayant apporlô dans un Racon ii la Société Neurologiquo

'americaiitc un extrait alcoolique de la irauspiraliuii de sa première malade, tous les membres purent constater qu'il s'en exhalait une udeur de violette très diâlinclc '.

La violette, l'ananas, le musc, te benjoin, l'ambre jaune, n'est-ce pasi quelques dilTêrences près les niénies odeurs aromatiques que tout à l'heure, surtout si nous faisons la part des variations individuelles qui se produisent toujours quand il s'agit de caractériser une odeur; cl nous vuîlA obliges d'ailmeltre que Speranza, llan)tn<iiid et Graves ont clé Irompcs par leurs malades, inOiiie i|uand ces nialailcs étaient idtùls, ou de croire A la possibilité du fait chez les saints si nuus y croyons chez les profanes.

Ce qui parait pf>ur le moment assez dillicilc à expliquer avec précision, c'est le phénomène même du parfum. Mais pour être diriicile, l'explication D'est pas impossible; nous savons que le corps humain produit sans cesse des compose» odorants dans celte destruction des malicrci) organiques qui est la cundiiiou constante de la vie. Ce sont eu particulier les acetonep, les aldéhydes, les acides gras volatils» bulyiiqne, formique, etc. Si lus conibus*

t lions sont normales, tous les corps sont briilés jusqu'au bout, mais qu'un

blêmissement se produise, nous les voyons s'éliminer par l'hali-ine ou la

peau et dès lors on peut s'expliquer la formation d'un corps odorant comme

ITélber butyrique que le V' llammond u recueilli dans la sueur de la malade ttui sentait la violette.

1 Lorsqu'il s'agit de cadavres odorants, nous ne pouvons guère hésiter sur I 1. The odor of tha human body, as derelopped by certkïns affections of (he nertoas»yRl«in. Trnns. Àmeiic. Netnvt.Auoc. A'. )'., 1871.

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JOURSAL DE PSYCUOIQOIB

l'explicalioa, cai* nous ne connaissons qii'ane catégorie de cadavres qui fteuUat bon, ceux des diabétiques qui ont été aUeints d'acélonémie avaiil de mourir. On peut consulter à ce sujet t'élude du D' de Geones où l'on trouvera un grand nombre d'observations.

D'où vient racéloDêmic? Beaucoup de médecins la font dériver de la combuslion incomplète des sucres qui soûl eu excès dans le sang, mais celte eiplicalion est contestable. Ce qu'il y a de certain, c'est que l'acétone commuuiquc â Ibaleiue du malade et à ses vëtemeiiis une odeur de pomme de reinette qui persiste quelques heures après la mort. Dès lors, quand nu hagiugrapltc noua racouic qu'un saiui est mort en odeur de sainteté, nous devons penser à rocétoiiémle, et c'est une hypothèse qui se rèrilie dansuue assez large mesure pour le cas de sainte Thérèse. Qu'on lise tout te récil que nibéra nous a lai-osé de la mort de la sainte, on verra que l'explication de Pudeur de sainteté par ï'acétouémie est dans l'espèce des plus vraisemblables. Sans doute la sainte n'est pa.<( morte dans le coma ainsi qu'il arrivt) la plupart du temps pour les acélonémiqucs, mais c*csl qu'elle soufTrait d'hémorragies ulériues qui très vraisL-mblablemcut hAièient »a (In, et tous les détails que donnent Hibéra par ailleurs font penser à l'acètoDémie et au diabète.

Il m'a paru intéressant de rechercher dans la clinique un certain nombre de faits dr ce genre qui permcitenl de rendre justice à ta bonue foi des ba^iogiaphcs comme à l'exactitude de leurs récits.

S'ils avaient procédé suivant les règles d'une bonne logique, ils auraient recherché l'odeur de sainteté chez les profanes, avant de parler de son caractère sacré; mais l'odeur agréable est chose rare, aussi bien cher les laïcs que chez les saints, et ta recherche des cas négatifs ei'it constitué dans Tespùce un usage bien anlicipc de la méthode cxpérimenialc.

U. H. Lkduy. — J'ai trouvé un certain nombre de récits ariirmaul que des cadavres avaient répandu une bonue odeur très longtemps aprè.^ tamori.

M. DruAà. — On l'aHirme notamment pour sainte Itose de Viterbe. Elle a senti Irè^ bon quatre cents ans après sa mort, dit-on. De même le corps de sainte Thérèse sentait, p&ratt-il, la violette lors des anniversaires des saints qu'ulle avait honorés de son vivant, mais j'ai négligé les cas de ce genre qui m'ont paru par trop légendaires.

Bl. ft. Lekoy. — Il y a cependant une explication hypothétique possible de ces faits : c'est que le cadavre a été embaumé.

M. Lapicul-k. — M. Gauthier signale le cas de ccrlaiues momies qui scntenl TaubépiDe. Il y a des fossiles préhistoriques qui préseutent des cas de lossilisation où l'on trouve des conservations spéciales d'odeurs.

U. DiMis. — l..e fait que signale M. Lapicque est très inlèrcssoul. car il permet de faire des hypothèses sur l'huile mystique distillée longtemps après la mort.

M. PimoN. — Ce fait de t'odeur dégagée par certains corps est pbjsiolo-

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giqm et parfaitement normal. On prétend que les Japonais sentent très Itien rBoropéea et rEuropéenne.

M. Làmcoub. — Les prostituées chinoises qui se parfument le corps à llinile de ricin refusent la compagnie des Européens. De même les nègres prétendent que le blanc a une odeur spéciale et désagréable. U serait d'aillaars aécessatre de préciser ce qu'est une odeur agréable ou désagréable.

COMPTES RENDUS

I. — ÉrCDES $VH LC STr^TÈUB XSnVBt'X (AnATOUIE KT PUY:iIOLOOU]

507. — Les troubles de la cénesthésie, par De Bick. Belgique méditait,

4 janvier 1906.

Parmi (es (roubles de la céncslhêsie, l'hypocéucslbcsie a uae cerlaîne imporLance, car elle coïncide souvent avec un afTatblissenienl oolable de l'émoUvité el même de la moralité. Mais ceux qui attirent le plus l'aUention »out ceux où les sensations organique» prennent une imporiauce considérable. Dans tous les ca«, Tua des Tacteurs de ces troubles est un état anormal (les centre.s, qui peuvent arriver à réagir d'une façun exagérée aux moindres cx-itations et & constituer ainsi de rentables hallucinalions.

D'ailleurs, les excitations périphériques qui donnent naissance à ces dernières sont souvent elles-mêmes anormales. Les sensations organiques dont l'allêratioD produit les troubles les plus profonds sont celles qui servent à la lucalisatioa dans l'espace des objets en général et de outre corps en particulier.

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