‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 137 sur 161 · I. — Études gékéhales, THéoRiE», Mbthodrs, Appareils · texte numérisé non relu

I. — Études gékéhales, THéoRiE», Mbthodrs, Appareils

219, — La psychologie quandtative. I" élude : la psychophysiqoe, 2" élude : la psychophysiologie, par Vax BiEavLiBT (J-J.). Revue phiîotO' pkique, 3 articles, janvier, février, juin 1907 (32, 35 el 31 pp.).

Tout en s'abstenant de considérer celle division comme absolue, l'aoleor distingue dans Ibisloire de ta psychologie scientifique trois périodes : celle de la psychopbysique (Fechner), celle de la psychophysiologie (Wundl)el enfin celle de la psychologie expérimentale. C'est selon lui à celle dernière qu'appartient l'avenir. En une série de trois arlictes il critique la technique même des principales recherches expérimentales des psychophysiciens et des psychophysîologislcs.

1. La itgychophysiqHe. I.a base expérimentale de la psychopbysique estelle solide? Pour répondre à cette question, B. examine en détail les principaux travaux de Weber et de Fechner. — A. Recherches de Weber. Lei chiffres exprimant la scnsibililé tactile des différentes régions du corps explorées au moyen du compas ne sont nullement constants, les hommes n'étant pas, comme le croyait Weber, des machines toutes semblables. Dans son étude sur la sensibilité à la pesanteur ses recherches n'ont porté que sur i3 sujets ; il n'a tenu aucun compte des variations moyennes entre lei résultats obtenus ; enfin la valeur des fractions qui expriment les différences de poids perçues est trop largement approximative pour permettre Tinterprétalion qu'il propose. On peut adresser les mêmes critiques k ses expériences portant sur la comparaison des poids légers. Or ces travaux sont une des bases de Tceuvre de Fechner. — U. Recherches de Fechner La seconde base de l'œuvre de Fechner est un ensemble de résultats obtenus par des physiciens, des astronomes et des malhémaliciens (Bemouillî, Bouguer, Masson). Mais ni Buugoer ni Masson n'ont pris dans leurs expériences sur Useosibililé à la lumière toules les précautions désirables el ils affirment plus qu'ils ne prouvent. Pour vérifier la lui de Weber, Fechner n'a expérimenté que sur quelques sujets [sur un seul pour les sensations de poids) ;' le nombre des cas vrais obtenus n'est nullement satisfaisant ; la précision

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du dispositif expérimental est médiocre ; enfin il n'a pas tenu compte de l'altention des sujets. Ses travaux plus appréciés sur le seuil de la scnsatioa ont été accomplis dans les mêmes conditions médiocres. Ébranlée par Hering et par Delbeuf qui en ont démontré l'insuffisance expérimentale, l'œuvre de Fecbner a été revue et corrigée par de nombreux psychophysiciena.

Mais tou.s commettent cette erreur fondamenlale de considérer la sensation comme un phénomène simple, élémentaire. C'est d'un problème métaphysique qu'ils ont cherché la solution eu essayaulde dégager la loi suivant laquelle l'esprit entre eu relations avec la matière. Préoccupés d'aboutir à une formule mathématique, ils ont considéré l'homme comme une machiue et c'est dans celte cooceplioa qu'il faut cherclter la cause des imperfections de leur méthode.

II. La psychophysiologie, C'est encore en technicien que l'auteur critique en les résumant les principaux travaux de l'école de Wundt. Ce qui frappe d'emblée dans les études sur les temps de réaction, c'est le contraste entre l'extrême minutie des prccaulioas prises pous obtenir des résultats précis et les variations énormes qui se manifestent malgré tout dans les résultats. Sans doute ces résultats seraient plus satisfaisants si l'on observait un nombre considérable de sujets : les moyennes de Wundl sont faites sur trois ou quatre sujets seulement, car la notion de l'homme-machine était encore courante à l'épuque où il fit ses principaux travaux. Eofln le phénomène conscient n'est qu'une des phases du temps de réaction et Wundt affirme trop lorsqu'il dit que la plupart des grandes oscillations de ce dernier doivent cire portées au cumpte du phcuomcne conscient. Lorsqu'il s'agit de la durée des opérations intellectuelles, les variations deviennent énormes (Priedriech, Traulscbold].

En résumé, les travaux des psychopbysiologistes fournissent des indications plutôt que des rcsullats. D'ailleurs • & cause de la nature même des questions étudiées, à cause des préoccupations métaphysiques qui les hantent, les psychophysiologisles reacoatreroDl toujours des difllcultés insurmontables ».

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