L.-C. HSRBEHT
221. — Nature et localisation des fonctions psychiques chez l'auteur du traité de la maladie sacrée, par Sor&v (Jules) [ParisJ. AnnaUt mêdico-psyehologiqueit 9* série, t. \\ n" 2, p. 191, mars-avril 1907 (30 pages).
Cet article est dirigé contre ceux qui veulent voir dans l'auteur du Traité
de ta maladie sacrée un précurseur des neurologistes modernes. S. montre
quela localisation dans le cerveau des fonctions sensibles et intellectuelles dont
il est question ici, n'est pas du tout ce que nous entendons aujourd'hui par
là. L'auteur inconnu du Traité, — qui ne serait pas Polybe, gendre d'Hip-
pocrale, mais un disciple de Diogène d'Apollonie, — conçoit tout autrement
le rùle du cerveau. Toute la vie morale et intellectuelle se ramène pour lui
à la circulation de l'air dans le cerveau ; celui-ci n*est que « l'interprète des
effets que l'air produit v. Car pour cet hylozoiste l'air est le principe de
toute vie et de toute intelligence. Se répandaul dans le cerveau avant de se
disperser dans le reste du corps, il y laisse son énergie la plus intense, Pin-
tcllîgencef la connaissance et la raison, qui sont ses propriétés et non pas
celles du cerveau qui ne fait que les recevoir.