ETUDES GÉNÉRALES. THÉORIES. MÉTUODES, APPAREILS
aa caractère (l'atliiude prise à l'égard des éléments) : l'expérience hit partie du secoml facteur. Elle est essentiellement variable : Dieu et Tâmc. qui fureot objets d'expérience, ne le sont plus et cette érolutiou, loin d'être terminée, se poursuit a mesure que certaines idées se « problématiscot » et que d'autres se « déproblcmatisenl. <> En ud root, l'expérience est une Torme dont le contcnn varie. Le réalisme est l'attitude naturelle de l'homme, il a en nous une origine organique : le doute sur la réalité du monde extérieur est lie ii certains troubles ; l'idéalisme» au contraire, est biologiquemenl intenable. L'indépendance mutuelle des objets impliquée dans le réalisme, se ramène i leur transcendance, mais celle-ci n'est encore (|u'uQ objet d'expérience et n'implique pas « l'existence transcendante, i Le parallélisme psycho-pbysique sert à expliquer, non à décrire les phénomènes et reCTorl des savants (KircbhofT. Uerz). comme celui d'Avenarius. lend à éliminer Texplication pour se bornera la description des faits. Les sciences particulières tendent collectivement vers « l'expérience pure » du monde.
Selon ATenarius, la psychologie n'est d'aucun secours pour la philosophie, elle rentre plutôt dans la métaphysiqu*;.
II. C'est celle-ci qui entreprend l'explication de l'expérience. La conscience nous donne à la fois le moi et le non-moi, cette dualité est primitive. Pour expliquer l'expérience, nous recourons toujours & un concept auquel nous attachons le prédicat d'existence. C'est aussi ce que fait la science, seulement elle ne recourt pas au prédicat d'existence : Cs jugement (f^xisf^nce est ce par quoi la métaphysique dépasse la science. Il satisfait en nous un besoin d'ordre aCTeclir, il est donc indispensable à ceux qui prennent à la métaphysique un intérêt n émotionnel », mais ceux qui y prennent ua intérêt » intellectuel », qui sont de sang froid n'ont pas plus besoin du concept de réalité que de ceux de Dieu et d'Absolu.
La philosophie est sous la dépendance croissante des sciences spéciales et celles-ci sont affranchies du besoin de chercher une réalité derrière les apparences phénoménales. L'expérience n'est pas uq fait individuel, mais social et présente toujours l'aspect psycho-physique.
Faut-il garder le nom de conscience, comme le propose W. James, à la fonction de connaître? L'auteur aime mieux désigner par ce terme un autre groupe de faits. Jamais, en effet, quel que soit l'objet connu, il n'y a connaissance de l'objet, plus la conscience de celle-ci. Le terme << conscience • ne peut désigner que Texpérience essentiellement privée et incommuuiquabte. Réclamer une existence distincte de l'expérience, c'est formuler une demande inintelligible : l'idéalisme est miné, il ne peut échapper à la contradiction.