‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 43 sur 161 · V. KiPiAJîi · texte numérisé non relu

V. KiPiAJîi

G9. — Oliangements organiques et sentiments, par Jorm P. Shepard. The American Journal of psychologij, octobre 190C, p. ï>22-585.

L'intention de l'auteur a été d'éprouver les réactions organiques qui accompagnent les diCTcrcnts processus mentaux, en se référant spécialement à la théorie des trois dimensions des sentiments de Wundl.

Les processus étudiés furent le changement dans le volume de la main ; dans le volume du cerveau, dans l'allure du ciL'ur et dans une certaine mesure la profondeur et l'allure de la respiration, la forme et la mesure des pulsations plelhysmographiques dans le cerveau et la main.

Les résultats expérimentaux furent les suivants : l'auteur trouve que les

LES ÉTATS AFFECTIFS ET LES ACTIONS

sentiments ne peuvent être classés sur les modificatioas Tasomolrices ou sur celles de l'allure du cœur. Il n'y a pas de relation inverse même entre les sentiments de plaisir ou de déplaisir concomilanls.

La théorie des trois dimensions exigerait que l'elTort produisit une pulsation longue et le repos une pulsation plus courte, mais les résultats obtenus prouvent le contraire. Les états d'excitation agréable ou ceux de dépression agréable donnent distinctement des pulsations pins rapides et , une chute de volume.

L'auteur est donc d'accord avec les théories de Wundt et do Lehmann ; le cerveau ne décroît pas de volume lors d'un stimulus agréable, et le LDombre des pulsations da cerveau no décroît pas avec la sensation désa- I Kréable.

En résnmé, toute activité nerveuse modérée tend à contracter les vaieieaux périphériques et à accroître le volume et le nombre des pulsations ^du cerveau. Toute activité nerveuse modérée accroît de même l'allure du ojeur. De violents stimuli causent à la Tois un elTet d'excitation eL d'inhibi* tion qui est spécialement remarqué dans l'allure du ccnur. Ils causent aussi une double réaction dans le cerveau. Les elTets les plus marqué.s se produisent aux périodes de changement, particulièrement torsqu'intervicnt un nouveau stimulus. Enlln l'activité d'une partie ou la prédominance de sensations dans celle partie tend à contrarier la constriclion dans celte partie. J L'auteur explique les résultais de la façon suivante. Il est probable que loute activité nerveuse modérée cause aussi la constriclion des vaisseaux planchniques

Les violents stimuli semblent avoir à la fois sur eux un effet d'excitation et d'inbibilioD.

Les résultats sur les mouvements du cœur peuvent être dus â un effet sur le nerf vague et les centres d'excitation.

L^accroissement de volume du cerveau est dA probablement, en partie du moins à la pression du sang accrue par la constriclion de la périphérie. Ce n'est pas l'altenlion qui cause le changemeqt. Cela peut être simplement réflexe, — en quoi l'auteur est en désaccord avec Lehman. — En tout cas ceci est indiqué par des expériences faites pendant le sommeil. Un contrôle local dans le cerveau au moins par la constriclion est indiqué. mais l'auteur laisse celte question pendante pour le moment. Peut-être le fait que l'activité d'une partie tend à contrarier la constriclion est dû & l'action des nerfs vaso-dilataleurs. Le centrale circulatoire dépend des processus physiologiques qui varient avec ceux qui les emploient.

Abel Hey.

70. — L'intellectualisme et la théorie physiologique des émotions, par M. MaL'xio.x. Revue philosophique, mai 19ûû, p. 498 (22 pages).

Essai de conciliation entre les deux théories adverses de l'émotion au Profil de Ja théorie intelleclualisle.

JOURSAL DE PSYCHOLOGIE

Langes, James el Ribot n'ont considéré que rélément « formel » de l'émotioQ. Ils ont négligé d'étudier les sentiment^} primitifs de plaisirel de douleurqui sont à l'origine de l'émotioD. Il y a des plaisirs el des douleurs inhéreats A l'hannoDie et à l'opposition des représentations et « c'est en somme à des harmonies ou à des oppositions de ce genre que peuvent se ramener non seulement les phénomènes affectifs de nature cérébrale dont le D' G. Dumas soupçonne à bon droit l'existence à Torigine des émolioos, mais encore les faits affeclifsdc nalure périphérique auxquels James réduit la sensibilité tout entière, u L'harmonie et ropposilion des représenL&iions étant liées à l'accord ou au désaccord des mouvements cellulaires, représentations cl mouvements étant l'expression d'une même activité, la Ihéo* rie physiologique demeure compatible avec la théorie intellectualiste.

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