‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 50 sur 161 · VII. — PSTCHOLOGIE DB L'ENFANT ET PbDACOCIE · texte numérisé non relu

VII. — PSTCHOLOGIE DB L'ENFANT ET PbDACOCIE

61. — Les premiers degrâs du développement înteUectoel, par David It. Major. New- York, The Macmillau Co., 1900, p. xrv-360.

Ce qui est intéressant dans ce volume, c'est que te professeur Major nous

PHYCHOLOGIE DE L'ESFAST ET PÉDAGOGIE 163

apporte le résultai d'observations qu'il a faites sur son propre enrant pendact ses trois premières aDoces. Nous y trouvons des remarques sur lo Jéveloppcmenl des mouvements, des senlimente, sur l'iuslinct d'imitalioo. le dessin, la mémoire, rassocialion, la rue; la manière dont les earants apprennent â se tenir seuls, apprennent à marcher.

L'auteur note jour par jour ce qu'il a vu et entendu, ce qui l'ait que son lirrc sera très utile à celui qui voudrait écrire un ouvrage sur le développement psychologique de renfanl. Les observations faites par Preyer, Sully, Darwin, Baldwin sont rappelées, comparées avec celles de Tauleur, et on est frappé de voir la similitude qui existe eotre toutes. Sully parliculièrement est très fréquemment cité.

Le professeur Major, étant donné l'objet de son livre, nous indique seulement les principaux événements du développement d'une faculté, il néglige volontairement une foule de détails qui seraient esseulieU dans une psycbologie de ce même développement.

Gaston Fodhmaud.

82. — Contribution à l'étude de la fatigue mentale chez les enfants des écoles publiques (Coalhbuto alto studio dcUa faiica mentale sui bambini délie pubblichc scuoIeK par G. Bbllri. In ftiviita di Pticoiogia applicaia alla Pedagogia cd alUt Psicopatologia. Il" année, n** I. pp. 22-28, janvier-février 1906, Bologne.

Des recherches sur la même question avaient, en 1900. amené M. B. A celte conclusion que le travail auquel l'enfant est soumis dans l'après-midi, icau&c de surmenage qu'il produit est nuisible & sa santé sans présenter ■''avantages sérieux pour son instruction. Les classes de laprès-midi u'êtaieut ^parées alors de celles du malin que par trois quarts d'heure réservées au irp&s de midi; de nouveaux programmes ayant accorde aux enfants *Ja repos de deux heures M. B., pour comparer la fatigue mentale produite c^ie^zles eofauts des écoles primaires publiques par le travail de t'après-midi 'or-a.que les leçons ne sont interrompues à midi que durant un temps tris ^*^^4Ti, avec celle que produit le même travail lorsqu'un long repos le sépare ■* celui du matin, a r»îpris ses expériences de 1900. Elles ont été faites sur Bs «lèves des cinq classes élémentaires [tes élèves les plus &gés : ceux de ^ Cinquième, avaient en moyenne onze ans et demi) et consistaient en trois '^^^t.ées faites, & deux heures (à la rentrée de classe}, a deux heures treule- '^C], et a trois heures trente. La fatigue est mesurée par le nombre des ^tes en tenant compte des auto correctious.

■^ésuUali. — 1^ Ecole des garçons. Au moment de la rentrée des classes ^eux heures) jusqu'à la fin des classes de l'après-midi, les fautes aug- * «nient de 0,521 p. 100, les auto corrections de 0,077, le nombre des élèves ^i n'ont fait aucune erreur diminue de 30,4 p. tOO et la moyenne des ^^tes pour chaque élève va de 1,01 à 2,62. Le nombre des enfants qui ^ ^citf&it aucune faute après deux heures de travail est un peu plus élevé

JOURSAL DE PSYCnOLOGIE

qu'en 1900, ce qui oblige à conclure que le travail produit par les élères dans les classes de raprcs-midi fut meilleur qu'en 1900, mais on obscrrc encore un accroissement considérable de la fatigue après trois quarts d'heure seulement de classe.

2^ Ecole des filles. Les résultats presque identiques & deux heures quarantecinq et t trois beures treute, prouvent qu'au bout de trois quarts d'beure de classe dans l'après-midi, même après un repos de deux heures, la' fatigue des enfants est si grande, qu'une autre heure de travail l'augmente à peine De sorte que, malgré l'amélioration des conditions de travail où les a mis un repos de deux heures, tes élèves ne peuvent supporter plus de trois quarts d'heure d'application sans présenter des signes manifestes de fatigue.

Et comme les résultats de 190!> ne diiï&rent que bien peu de ceux obtenus en 1900, te dernier mode d'enseignement ne présente pas de grands avantages sur le premier. Les conclusions de H. B. restent donc les mêmes qu'en I90O et condamnent les classes de l'après-midi même lorsqu'un repos de deux heures les sépare de celles du malin.

Jean Dagna».

83. — Sur la validité de l'enseignement intoîtif primaire, par M. C. SaacvTKS. Archives de Paychotogie, w^ 19, janvier 1906.

Il semble que l'on ait exagéré la valeur pédagogique de l'enseignement intuitif, lorsque Ton a prétendu, notamment, que, plus uo enscigoemeot parlait aux sens, plus sa valeur était graude. Dans les écoles où un tel principe était appliqué, chaque objet dont ou parlait était montré aux élèves, lo! quel ou au moyen d'images. Les résultats furent excellents, panUl-il. Pourtant la méthode a été depuis un peu abandonnée.

S. recherche simplement si la notion des nombres s'établit réellement mieux dans l'esprit des enfants par la méthode intuitive que par la simple audition.

Les expériences ont porté sur deux classes d'école communale, une de garçons, une de filles. Sur 32 garçons, 16 avaient de ontc a douze ans et demi. 16 de douze ans et demi à 14 ans et demi. Sur 27 filles, 14 avaient de onze a douze ans. 13 de douze ans et demi à quatorze ans.

S. choisit deux séries ne nombres 59, 37. 65, 83. 72. 94. 25, 48 et 69, £3, 58. 76, 42, 87. 35, 94.

S. communique aux enfants la première série par la méthode auditive seulement; il énonce chaque nombre et les élèves le répètent. Après renonciation des B nombres, les élèves, sur un signal, les écrivaient. Cet exercice fui répété trois fois, et, pour empêcher la copie, le papier était plié chaque fois d'une façon convenable. L'expérience dura cinq minutes, La seconde série fut présentéeà l'aide du boulier compteur. Chaque nombre décomposé fut présenté sur le boulier compteur et énoncé; sur un signal.

PSYCHOLOGIE DE L'ESFAST BT PÉDAGOGIE

lOS

les huit nombres furcDt aussi écrits trois fois de suite. L'expérience dura

six mi on tes .

L'on se trouve uosi en présence de Jeux expériences, l'une A, de c&ractère

purement auditif, et l'autre B, de caractère visuo-auditir. Dans la première.

l'unie seule entre en jeu, dans la seconde, la vue et l'ouïe. Voici les résultats

obienuB :

BXPBniExcE A Expérience 6

Moitié la plus Agée. .

Moitié U moiu igée.

Moyenna . . .

pour le nombre des réponses exactes.

Garçon».

Page 1