‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 49 sur 161 · PSYCHOIOGIE DANS SES RAPPORTS AVEC LA LINGUISTIQUE. ETC · texte numérisé non relu

PSYCHOIOGIE DANS SES RAPPORTS AVEC LA LINGUISTIQUE. ETC

le détail de la Bible est fort contestable, l'ensemble peut paraître divin, el cela suffit pour croire. ^ En quoi, par exemple, la divinité de JéausChrint poarrait-elle dépendre de l'authenticité de tel ou tel texte ? Les textes ne soat en définilive que des brindilles, livrées au travail de la critique, j»

G. H. D*Al.tOKXE5.

T7. — Xf^expérienoo roligiease. Essai de psychologie descriptive; par William James, professeur de psychologie à rCniversilé Harvard. Traduit par Frank Abauztt. professeur de philosophie au lycée d'Alais. Préface d'Emile Uoulroux, professeur d'histoire moderne à la Sorboane. 1 toI. in-S". Paris, Félix Alcan.

C'est rétude psychologique des sentiments et des instincts religieux que 'W. J. veut tenter. Il importe pour cela de bien distinguer deux choses qui procèdent de doux préoccupations inicliccluellcs difTèrcnles : la nature du sentiment religieux et sa valeur. Il y a au début même d'une pareille étude une question a se poser ; quel rapport y a-l-il entre les phénomènes religieux et l'éiat plus ou moins pathologique de l'organisme, notamment du système nerveux ? Il n'est pas douteux que chez certains individus la religion existe à l'état aigu de flèvrc mentale, mais étudier les phénomènes religieux comme faits de conscience n'est nullement rabaisser leur dignité «t il y a peu de conceptions n plus vides de sens t> que celle qui consiste par exemple à interpréter la religion comme une perversion de l'instinct sexuel. Pour comprendre la religion, il n'y a qu'une chose à faire : étudier le contenu immédiat de la conscience religieuse. En procédant ainsi on verra vite ruiuè le matérialisme médical. Mais cela ne tranche pas la question de la Taleur spirituelle de ces faits. La préférence que nous accordons & certains étals d'esprit ne saurait nullement venir de ce que nous savons sur leurs antécédents ort^aniqucs : elle vient de ce qu'ils constituent une puissance par eux-mêmes, ou parce qu'ils s'accordent avec notre pensée ou enfin parce que nous croyons qu'ils auront pour notre vie d'heureuses conséquences. S'il existe au-dessus des réalités sensible:^ uu domaine supéritiur d'où puisse découler l'iospiraliou religieuse il n'y a rien d'impossible à ce qu'une des meilleures conditions pour la recevoir soit d'être névropathe- La religion est un tout complexe : il est vain d'en chercher une déHnition simple. Il eu est de même du sentiment religieux qui n'est nullement un élément psychologique nettement caractérisé. Nous entendrons par religion — définition toute arbitraire — dit W. J. les impressions; les sentiments et les actes de l'individu pour autant qu'il se considère comme étant en rapport avec ce qui lui apparaît comme divin. L'univers est notre maître mais il y a deux façons de l'accepter, celle des stoïciens et celle des chrétiens. La religion nous rend aisés des sacrifices inévitables et nous y fait même trouver le bonheur.

Ceci posé quels sont les faits? Un premier fait psychologique est à élu-

JOURNAL DE PSYCnOLOOlS

dier : comment croire à la réalité d'un objet qu'on n? peut pae voir? Il existe très certainemenL dans noire organisation mentale an sens de ta réaUté prcscnleplus étendu et plus général que dos sens spéciaux. Bien des sujets possèdent de certains objets immatériels, une perception directe qui en fait comme des réalités sensibles. Les «enlimenls et particulièrement la crainte et la joie jouent on grand rùle dan? la vie religieuse et ceci nous conduit à étudier le pessimisme et l'optimisme religieux. La plupart des hommes pensent que le bonheur est le but de la vie humaine; il n'est dès lors pas élonuaut que l'on eu soil venu h considérer le bonheur que procure une crojance religieuse comme preuve de sa véracité. Chez certains individus l'optimisme devient presque un étal palhologiqne. Cependant oa peul dire que l'uplimisme est comme la santé de l'&me : volontaire il suppose un effort pour concevoir abstraitement les choses comme bonnes ; involontaire il fait éprouver immédiatement le bonheur en présence des choses. La culture de la santé morale comme attitude religieuse est une nouvelle foi» appelée en Amérique la mind-cure. Elle repose sur ce principe que l'homme a deux natures dont l'une ou l'autre peut dominer. La mmd-cure a construit un puissant système d'hypiëne mentale entièrement construit avec l'optimisme. La mind-cure fait appel non seulement à la suggestion mais aussi à la vie subconsciente. Cette foi a guéri certains malades aussi bien que la science peut le faire et d'autres beaucoup mieux. La science et la religion correspondent chacune à une portion de la vérité universelle et laissent chacune en dehors d'elle une portion de la réalité.

Mais le mal est un fait. Quelle sera l'attitude de l'optimisme religieux à son égard ? Le mal aux yeux de la mind-cure est irrationnel et elle cherchera des procédés comme la confession et l'absolution par exemple pour entretenir l'optimisme spirituel. Cependant, on ne peut nier qu'il existe des Ames douloureuses. Comment se ûer, se disent-elles, aux succès et aux bonheurs chancelants de la vie? Vanité, voilà le mot de la Gn. On peut distinguer chez ces sujets plusieurs espèces de dépression pathologique depuis la simple anhédonie jusqu'à la mélancolie dans laquelle l'univers apparaît comme étrange, loinlaio, irréel. Le fait t retenir c'est que la conscience douloureuse varie selon les individus. Que penser maintenant de l'optimisme et du pessimisme ? Le pessimisme englobe une plus large portion de la réalité. 11 se pourrait que le mal soit la meilleure clef pour nous ouvrir les secrètes profondeurs de la vie. \^s religions les plus complètes sont celles où les éléments pessimistes sont les plus développés et en font ainsi des religions de délivrance.

Au-dessus de la vie naturelle pour l'àme religieuse il y a la vie spirituelle : il faut mourir à l'uue pour revivre à l'autre. La condition psychologique de la nouvelle naissance parait être une hétérogénéité native dans le caractère du sujet, une constitution morale incomplètement unifiée. La conversion religieuse vient translormer pour toujours la plus intolérable des angoisses en on bonheur profond et durable. El celle conversion pourra être soudaine

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ou graduelle. Quel esl sou processus psychologique? Toutes les fois qu^une de DOS activités devienl assez stable pour expulser toutes les antres de la vie de l'iudiviilu nous avons tendance à parler de transformatlDn. Quand la peoflée qui prévaut est une pensée religieuse, nous disons que cette crise est une conversion Pourquoi l'excilalion se déplace et se modifle-t-elle ainsi dans une conscience humaine? La psychologie ne nous donne ici que des solutions vagues. Lorsqu'il s'agit d'un individu chez qui la vie subcons* cieate est très développée, il e^t extrêmement diriîcile de trouver les causes de la conversion ce qui permci aisément riiypothéxe d'une intervention miraculeuse. Le professenr Stnrliuck a bien soulif^né l'influence de l'adolescence sur la conversion. Le D' Leuba subordonne surtout ta vie religieuse h son a-'spect moral. Mais certaines personnes ne se convertissent jamais et semblent même incapables de conversion. Celte inaptitude h la foi a peutêtre une origine inlcllcctuellc. certains hommes sont même dépourvus de sensibilité religieuse. L'esprit humain fonctionne de deux façons distinctes; voloatairemenl ou automatiquement; de là deux :<orte5 de conversions. L'élude du champ de la conscience cl de l'antomatismc psychologique per> met d'expliquer un certain nombre de conversions soudaines; mais cela n'exclut pas rinlerveotion directe de Dieu. Ce qui esl certain eu tous cas, c'est que la conversion a une sou \-eraine importance pour celui qui réprouve. Il est convaincu qu'il est dominé par une puissance supérieure ; il a rintuitioD qu'il est sauvé pour toujours. Selon le D' Lcuba. la vraie foi c^est la foi affective ; dans l'assurance joyeuse que tout va bien pour nous et s'accompagne de la transparence des mystères, de la métamorphose du monde extérieur. Tous ces caractères se ramènent à la Joie débordante, extatique. Expliquer tous ces phénomènes par l'hystérie serait un jugement bien superficiel. La conversion est le point de départ d'une vie nouvelle, Thomme fiait à ce moment vraiment une seconde fois et sa nouvelle vie s'appelle la sainteté.

Quels sont doue les fruits de la vie religieuse? L'ambition de W. J. esl de parvenir à l'appréciation raisounée de la valeur des faits religieux en se servant d'une méthode toute empirique. Chez un homme prédisposé dés sa naissance à une émotion déterminée bien des inhibitions disparaissent qui agissent sur le commun des hommes et d'autres prennent leur place. L'homme qui, après avoir vécu d'uue vie seasuelle commence à vivre d'une vie religieuse voit fondre et disparaître au feu de son enthousiasme les inhibitions d'ordre inférieur qui l'obsédaient jadis. C'est surtout quand nous pleurons que nous sentons se dissoudre bien des obstructions & notre vie morale. Les saints comme sainte Thérèse ou saint Ignace ont possédé le " don des larmes ». Il faut avouer franchement que nous ignorons pour* quoi et comment cette émotion arrive ù dominer dans telle Âme. Il est bien difficile d'expliquer la sainteté, essayons de l'analyser. 1" Elle consiste d'abord dans la conviction profonde de la pré.scnce de Dieu,' dans la dévotion ; S^ Dans la charité qui se rattache h la sainteté par un Uen organi-

JOURSAI. DR t'SYCnOLOniE

que. Comme loute joie, la joie religieuse lait naître la sympathie pour les autres ; 3° La foi religieuse fait iiallre la Torce d'Âme qui suivant les cas, s'appellera résignation, patience, fermeté, scrénilê : 4" L'àme sainte devient sensible à toute discordance extérieure, tout ce qui n'est pas spiritacl risque de souiller la blancheur de l'àmc qui la rejette loin d'elle. La pnreté nous incite & sacrifier ce qui n'est pas digne de Dieu et l'on va même jusqu''À se retirer du monde pour pouvoir uoitler sa vie et garder son àmc sans tache: 5^ Pour s'affranchir davantage on morlillera le corps et cela fera naître rascètismc. Il peut d'abord n'être que la réaction d'un tempérament énergique dégoûte d une vie trop facile. 11 peut résulter de l'aspiration à la pureté morale qui repuusse toute sensualité. Il résnlle aussi de l'amour de Dieu : c'est un sacrifice que le sujet est heureux de faire. 11 peut provenir du mépris de soi-même et de l'idée qu'on raichète ainsi ses fautes. Cbçz les névropathes il est le résultat d'une obsession : ce n'est qu'en 8*y soumettant que le sujet peut retrouver la paix intérieure. Eonn, il peal être suscité par une véritable perversion de la sensibilité; 6" Obéissance; 7" Pauvreté. Ceci posé, dit W. J., il faut pour employer le langage de Kant faire la critique de la sainteté pore.

11 semble peu logique de vouloir mesurer empiriquement la valear des résultats auxquels aboutit une religion. Nous les jugeons toujours avec nos préjugés philosophiques. C'est par des mesures humaines que W. J. appréciera la valeur de la vie religieuse considérée comme une forme sopérienre de l'activité humaine. Le critique le plus impartial est d'ailleurs prévenu en faveur de la religion qui répond le mieux à ses besoins personnels. Dans le domaine de la sainteté il y a bien des choses que nous admirons sans les limiter nous-mêmes. La dévotion exagérée mène facilement au fanatisme. Dans l'état que W. J. appelle tbéopatbiquc l'amour de Dieu exclut tout autre amour. La charité ellc-mcme a ses extravagances. Si l'on considère telle vertu particulière de celles qui forment la sainteté^ on pourra n'y voir qu'une affaire de tempérament puisqu'on la rencontre chez des individus non religieux mais la synthèse de toutes ces vertus est religieuse puisqu'elles ont leur source dans le sentiment du divin.

Hais il s'agit de savoir si la religiou est vraie, non si elle est utile. Pour cela W. J. va se servir de ses deux critères : illumination intérieure et satisfaction logique. Le mysticisme peut se définir par quatre traits caractéristiques : ineffabilité ; intuition; instabilité; passivité. L'extase est incommunicable; la vérité mystique n'existe que pour celui qui l'éprouve. Le but du mystique est le détachement des sensations externes pour arriver à l'union d'amour (Exercices spirituels de saiui Ignace). Parmi les vérités aperçues dans l'extase, il y en a relatives au monde comme la divination de l'avenir, mais les plus importantes sont d'ordre théologique et métaphysique. Les états mystiques s'imposent avec une absolue autorité à ceux qui les éprouvent. Mais rien n'oblige ceux qui ne tes éprouvent pas à les accepter sans critique. Ils s'opposent à l'autorité de la conscience purement

PSYCnOLOGlE DASS SES RAPPORTS AVEC LA LINGUISTIQUE. ETC. Ifll

rftUoDDeUe; ils ouvrent une pcrspectire sur des Tentés d'ua &otrc ordre.

I Le cœur est la source de la vie religieuse mais on ne peut nier que l'inlelligence o'enlre en jeu dans chacune de nos fonctions. La prétention de la théologie est de construire à priori l'objet de la religion. Mais la philosophie est impuissante à démontrer que Dieu existe, elle ne réussit pas darantage à le décrire dans ses attributs. En terminant W J. étudie quelques aspects de la religion pratique ; le rdle du sentiment esthétique, le sacrifice, la confession, la prière. La TÏe religieuse est en rapports étroits avec la conscience subliminale.

I F&ul-il admettre que le principe religieux doive être identique dans la vie de tous les hommes ? Non. D'autre part la science des religions ne saurait se substituer & la vie religieuse. Connaître et vivre sont deui. La reli-

Igion n'est pas seulement un anachronisme, une survivance. On ne peut pas rejeter ainsi les éléments personnels de l'expérience humaine. Outre sa valeur alTectire elle a une valeur intellectuelle, car sans la multitude des croyances il existe des affirmations communes ; l'inquiétude et ta délivrance. L'homme saisit que son Moi supérieur fait partie de quelque chose de plus grand que lui qui agit dans l'univers en dehors de lui. Les divergences des théologiens ne se manifestent que sur la manière d'être de ce plus grand. Pour autant qu'il existe dans l'homme il fait partie du moi subconscient, ce qu'il est au delà de l'être individuel est l'objet des diverses surcroyances. La religion n'est que l'affirmation de nouvelles réalités. La meilleure attitude à son égard est te pragmatisme. Toute l'expérience humaine, dit James en concluant, dans sa vivante réalité, me pousse irrésistiblement a sortir des étroites limites où prétend nous enfermer ta science.

La traduction de M. .'Vhauzit, revue par James, est claire et essaye autant qu'il est possible de rendre la physionomie du texte anglais. Les quelques dilFérences qui existent avec l'édition anglaise ont été approuvées par l'auteur. Dans une préface où il résume et apprécie l'ouvrage, M. Uoutroux en dit : Avant tout c'est une description très pénétrante, sympathique et scientiflqne des phénomènes religieux individuels le^ plus caractéristiques.

Paul Kaitn.

'79. — Contributioii à la psychlAtrie comparée des races, par ALSXANDEft PiLcz. Leipzig et Vienne, F. Deuticke, 190(3 ; New-York, G.-E- Steckert et Co» p. 44, m. 2.50.

2.886 cas de maladies mentales ont été étudiées par le D'' Pilez à la cli- Djque de Vienne, de juin 1900 h juillet 1905. Il a vu déûlcr des malades de quatre races : des Allemands, des Slaves du Nord, des Hongrois et des Juifs et il a observé des difTérences très curieuses dans la marche de la maladie suivaut la race à laquelle il avait à faire. Les maladies dues à l'ai' coolisme sont très fréquentes chez les Slaves du Nord, elles le sont moins cher les Allemands et les Hongrois; elles sont très rares chez les Juifs. D'un Joomal de psychologîo. il

JOVRSAL ÙS PSrCHOLOGJE

aulre câié la démentia praecox est presque aassi répaadue chez les Jui£s qu'elle TesL chez les lioDgroû qui sont les premiers sur ta Uste.

Les cas de paranoïa sont beaucoup plus fréqueuls chez les Juifs que chez tes Juives. Comme eiplicalioa de ce fait, l'auteur croit que chez les Juives la trausitioD est très rapide de la paraooïa à la démeoce Les Allemands rournisseot de nombreux cas de dépression, tandis que les Slaves et les Juifs ont plutôt des dispositions pour la folie maniaque.

Voici en résumé quelles sont les observations faites par le D' Pilez.

1« Les Scandinaves-Germains ont de grandes tendances à la dépression. Les cas de suicides sont fréquents parmi eux.

2^ Les Juifs fournissent le plus grand contingent de troubles cérébr&ax dus À rhéréditë et à la dègénéresceoce.

d9 L'alcoolisme et les maladies mentales qui en proviennent sont surtout répandus chez les peuples Européens. Les Slaves et les Germains ont la supériorilé, les races romanes sont plus modérées. Sur les races non européennes l'alcoolisme ne semble pas avoir les mêmes effets ; par exemple le type délire est beaucoup moins fréquent.

4° II n'y a maintenant pour ainsi dire plus aucun trouble cérébral du type hystérique qui apparaisse à Tclat endémique ou épidémique. Nous ne trouvons plus ces épidémies que chez les races inférieures qui semblent plus disposées a l'hystérie et àl'épilepsie.

ft** La paralysie générale est une spécialité de PEurope. Hors de l'Europe^J

elle est très rare, malgré la quaulité de syphilitiques qui se trouvent ea

certains endroits.

Gaston Poubmacd.

80. — La reli^on devant la psychologie, par B^ Aars. Actes do V« Cuugrès lûternaliouat de Psychologie, p. 426.

Les différentes preuves qui ont été données de l'existence de Dieu sont d'excellenls exemples de la façon dont l'imagination hamaine a conça Dieu. La preuve cosmologique représente une forme primitive de la projection intellecluelle ou téléo-causale des idées religieuses. La preuve ontologique consiste à transformer Tespoir en croyance convaincue. La preuve téléologiqne regarde la fin de la chaine téléo-causale. Ajoutez à cela les idées morales puisque les Dieux sont des volontés. La religion est la projection de la volonté humaine partout oi^ aucune autre voloatè

reconnaissable n'apparait.

Paul Kah.'V.

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