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pour la lot&lilé des nombres écrits.
On peut déduire de ces expériences qu'une notion de nombre, pour être
perçue et retenue avec fniil par l'esprit, doit être présentée de la façon la
plus concentrée possible. Sa perception sera moins nette, si l'on s'adresse
aux sens et a la décomposition.
Jean Pauluam.
S4. — Action individuelle et sociale de l'École, par Achille Makucci. Jiivista di petcologia, novembre-décembre 1906, 10 pages.
On attribue à l'école une influence considérable dans la formation de la coascieoce, du caractère, des scnUmeulâ individuels : ce sont la de vieux mois que la réalité dea faits vient démentir.
JOURNAL DB PSYCaOLOGlS
Or prélend d'ailleurs réformer l'enseignemeDi; mais on veut le garder classique, hérissé de grec el de lalin : aiasi coosliLué, quel résultat a-t-il donc doooc? On sait, cependant, qu'un bachelier cuire le grec ei le lalio ignore sa langue même el l'histoire et les sciences et le reste.
Ce n'est pas tout : l'ècotc primaire, d'où les bambins sortent bien souvent sans savoir ni lire ni écrire, est prônée de tous les côtés ; on prétendait autrerois que l'inslruction atténuait la criminalité : les statistiques ont démontré le contraire. Eq réalité les écoles primaires étaient un instrument cODtre le cléricalisme : on voulait que des idées nouvelles cbaDgeasseat la face des choses. Or les idées ne changent rien ; elles sont elles-mêmes des résultantes. Une roachioe nouvelle, une invention, une découverte peuvent influer sur la vie sociale, des idées saront créées, qui. elles, ne créeront, ne modineront rien du tout.
Dans l'enseignement secondaire, quel résultat donne l'enseignement des lettres oo des sciences? Le développement de l'intelligence? — Les lauréau ne sont pas si extraordinaires, même devant des ignorants — Alors, le développement moral, esthétique? Il se fait autant hors de l'école que dedans : en réalité, tout cela, qu'on attribue à l'école, c'est la vie, la « vit vécue » qui le produit : tout est artificiel h Técole. Avec notre idée que d renfanl n'est pas mùr » nous laissons se substituer à l'enseignemcot du maître, celui de la place publique.
On peut chercher cependant à réaliser une école rationnelle et efncace.
I. A l'égard de l'individu : D'abord, il faut laisser de côté cette rengaine que l'élude des langues classiques constitue uoe gymnastique intellectuelle d'une portée générale, que les mathématiques • font la tèle logique », etc. Les éludes parUculieres ne développent nullement, affirme M. Marucci. l'iatelligence dans son ensemble; de là, pour lui, l'absurdité de cette idée qu'une culture générale est nécessaire h. toute étude universitaire.
Les apologistes de la valeur formelle des études considèrent l'individu comme une « table rase » ; lourde erreur. Les individus sont des terrains diversement fertiles, aptes à telle culture, inaptes à telle autre. On sait le résultat différent d'une même éducation sur deux frères par exemple. Les aptitudes naturelles sont déterminées et limitées dans leur développement possible. La nature est bien plus forte que tous les moyens nrliCciels, Il n'y a qu'à surveiller le développement des germes naturels. La vie M chargen du reste.
II. A l'égard de la sociélé : L'action de l'école n'est pas directe : Técole ne crée rien, elle est créée, elle imite. Le mouvement politique et social résulte de l'évolution de divers facteurs : tradition historique» étal économique, production, besoins nouveaux, etc.
Or, l'action de l'école moderne, si mince qu'elle soit est encore néfaste.
PSVCItOLOGtE OE lESFAST ET VHtiAiîÙQIE itl
La foule des lettrés, des ambitieux augmente, d'où plétore d'incapables et d'iDutiles. Quelle influence peuvent avoir tous ces « arrivistes <• doat sont peuplés les Parlements et les Ministères? Ces diplômes contre toute raison ouvrent encore la voie des fonctions publiques. Heureusement on commence à multiplier les écoles publiques d'agriculture, d'industrie et de commerce. A l'Etat il incombe de marcher dans celte voie.
Et que l'Ecole enfin naisse de la vie, qu'elle reste avec elle en continuels rapports, quelle tienne compte de l'état réel des choses; elle créera ud peuple moderne capable de lutter pour son existence.
Pour conclure donc, une évolution de l'école s'impose, évolution qui doit se continuer au fur et k mesure qu'évoluent les conditions sociales; que récote répande les nouvelles conquêtes de la civilisation et elle aidera alors À tirer le plus grand parti possible des énergies naturelles ; alors elle aura une acUou efllcace au point de vue social. Alors elle sera grande et utile.