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85. — L'Éducation universitaire en Amérique (American Uoiversity traiuing) par Walter KiicHUEn '(Munich)- The Educational Heview, t. 32, a? 4, p. 371, novembre 1900 (13 pages).
Cet article a été écrit h l'occasion du projet de faire an échange de professeurs entre les universités allemandes et américaines, de même qu'ici à Paris on invite des professeurs américains à faire un cours a la Sorbonne. L'auteur, un professeur allemand, a enscif;né sa langue pendant quelque temps dins une des premières universités aux Elals-Unis; il est donc bien placé pour connaître la vie universitaire en Amérique et la comparer avec celle de son propre pays. Il montre combien en Europe on connaît mal l'instruction américaine. Tout d'abord, les Universités aux Étals-Unis donnent une instruction k peine égale à celle que donne un lycée allemand. Les sujets enseignés sont, il est vrai, nombreux, mais aucun n'est approfondi ; le cours tout entier est tout à fait élémentaire, et les méthodes d'enseignement peu systématiques. Auttsi le but de ces universités n'est-il pas de former des émdits ou des savants mais de donner à leurs élèves le moyen de se faire la meilleure position possible dans un minimum de temps. Aucun souci d'idéal, de développement intellectuel, de culture esthétique. Et d'autre pari l'éducation morale, le développement de L'individu, de sa volonté, d'une personnalité forte et énergique, dont on parle tant & propos des Américains, est une légende fabriquée de toutes pièces. En dehors de l'utilité pratique de son séjour 6 l'université comme devant lui assurer un avenir de succès, l'étudiant américain n'a qu'un seul intérêt, te sport. Les maîtres qu'il vénère, ce ne sont pas les savants dont il suit les cours, mais les entraîneurs qui le préparent aux seules victoires qu'il ambitionne : & celles qu'il remporte au football ou au canolage. Les professeurs eux-mêmes possèdent rarement une grande érudition ; pour ce qu'ils ont k enseigner ce serait inutile; pour préparer les étudiants à prendre leurs grades, il ne
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JOVRSAL DE PSYCBOLOr.IE
f&at guère pluft que des insLituleur^, puisque la licence des unirersités américaines équiraul à peÏDe au baccalauréat allemand. De quelle utililé serait doDC rechange proposé de professeurs entre l'Amérique et t'Allema' goe? Les professeurs allemands trouveraient à peine là-bas d'élèves capables de les comprendre, tandis que les professeurs américains seraicnl pour la pluparl incapables d'enseigner quoi que ce soit aux élndiaols allenaands. C'est là la conclusion de K. malgré sa sincère impartialité qui cherche & atténuer autaot que possible la sévérité de son jugement.