PHYSIOLOGIE DES SENSATIONS GUSTATIVES SUBSÉQUENTES
Dans la liltéralare physiologique l'on trouve, assez souvent, des observations, faites par plusieurs auteurs, qui se sont proposé l'élude des sensations posthumes ou subséfiuenles Je Porgane du goût.
MM. Âducco etMosso' obsen'èrent un fait très important : en plongeant la langue dans une solution d'acide sulfurique assez étendue,. Ton sentait ensuite une saveur douce. La même chose ne fut pas asfteiL observée avec d'autres acides. M. Nagel* observa qu'en rinçant la touche avec une solution à 1 p. 100 de chlorate de potassium,. Ton avait une sensation gustative fade, pas bien nette. Si, après cela, l'on buvait de Teau pure, l'on observait qu'elle avait une saveur douce bien marquée; cette sensation était beaucoup plus forte qu& la première; donc on peut conclure qu'il ne s'agissait pas de sensations gustalives de contraste, sinon les observations auraient été bien dilTérenles. M. Kiesow*, cependant, dit que l'observatioa de Nagel n*est pas exacte, car les sensations gustatives subséquentes
l.MossQ (A.; et Aducco (V.). Gio^-ita^e de la R. Accadtmia Metlec. de Tortno. 1986.
2. Nsgol (W.-A.]. ZeiUchrift f. Psych. u. Physiol. d. Sinnaoï'^ane, X. S. t33.
3. Kiesow (P.). Wuridis Philotoph. Siud., Bd. IX, X, XII, XIV, XIX.
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sont toujours de la même nature que celles provoquées par les substances que Ton place sur les papilles gustatives ; elles ne surpassent jamais en intensité les sensations primitives et il ajoute même que« après un certain laps de temps, ces sensations changent complètement. Dans les expériences deNagel la sensation posthume devient une sensation amère.
MM. Frentzel' et NugeP observèrent, l'un après l'autre, qu'après avoir rincé la bouche avec une solution de sulfate de cuivre (Frentzel) ou de permanganate de potassium (Nagcl), la fumée de tabac paraissait nettement douce.
Dans le même ordre de faits l'on peut ranger, je crois, l'observation de M. Zunlz' qu'une solution de chlorure de sodium îi 0,1 p. 100, c'est-à-dire tellement diluée qu'on ne peut plus la distinguer de l'eau ordinaire est, toutefois capable d'augmenternotableœent Tinlensité de la sensation douce produite par une solution de sucre à là p. lOO. Il vit aussi qu'une solution de bichlorure de quinine, dans laquelle la saveur amère n'est plus perceptible, peut également augmenter la douceur de la solution douce â 1â p. 100; ou plutôt elle augmente l'intensiié de la sensation. Il est toutefois naturel que si l'on augmente la dose de bichlorure de quinine, l'on finit par e» distinguer la saveur amère qui diminue la douceur de la solution de sucre; il arrive la même chose avec le chlorure de sodium.
M. Ueymans* put également observer ces faits-ci et d'autres qui sont plus frappants encore, comme la diminution de la sensation salée par des solutions de chlorure de sodium et des sensations acides par une solution de chlorure de sodium et de sucre. M. Heymans fait remarquer encore que la saveur légèrement acide des solutions douces très concentrées (sucre à SO p. 100. saccharine à 3 p. 100), qui n'existe plus dans des solutions plus diluées des mêmes substances, revient aussitut que l'on y ajoute une quantité minime d'acide chlorhydrique. M.()l!!hr\vall' range dans le même ordre
!. Frenuel. Zentralblait f. Physiol., X. S. 3. ISOtl.
«. Nagcl!W.-A.). Ilamltuch lier Phyxiolof/ie,BriMaschv!iiïg, tÔUi, Bd, III, S. 6i2.