‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 7 sur 161 · Ziuilf iN.|. Du Doiss. Archiv., ISUS, S. 5S · texte numérisé non relu

Ziuilf iN.|. Du Doiss. Archiv., ISUS, S. 5S

«. Heymtns. Zeitschnft f. u. l'hjsiot. d. Sinneêorffane, Bd. XXI, S. 330, 18W.

a. tEhrwttU. SkanUinav. Arch. f, Phyxial., Bd. », S. 63. i89J.

JOrnSAL DE PSYCHOI-OaiE

de faila uue vieille observation que M. J. Miillcr' expliquait comme un phénomène de contraste, à savoir que les boissons acides paraissent plus acides encore, si auparavant l'on a bu un liquide doux. Il croit que l'acidité de la sensation nous impressionne plus après la boisson douce. Dans plusieurs expériences faites avec des solutions d'acide sulTurique de dilution dilTérenle, cet auteur nota une augmentation marquée pour la sensation acide. M. NageP confirme ces diverses observations. Du reste, les sensations gustatîves posthumes étaient connues par les auciens d'une fa(;on assex précise. Ces phé- DomëneB sont exposés avec clarté et soin par Luclitmans ^ :

Intérim nuUo modo tôt tantaerjue napot^m oriuntur nuitaiiones, quam simplici saptdorum 7nixlitra ut quae stupendas saepe producat saporum vicissitudines : hac enim via sapores mutantur^ cornponuntav exaiianltir, deffilitantur, imo saepe in totum deMruuntur. Les mots imUantnr et exaltantur se rapportent & Tordre de phénomènes que nous éludions.

Une autre sensation gustative subséquente très nette a été consta* Lée par moi-même : l'eau employée pour le rini;age de la bouche, après avoir lavé les dents avec du savon, paraît d'une saveur douce. Pour exclure toute cause d'erreur, je répétai les expériences avec des solutions de carbonate de potassium de 1-7 pour 100 au lieu de savon : dans la composition de ce dernier peuvent se trouver, en effet, des substances douces (la glycérine, par exemple).

Des observations que j'ai faites sur des personnes d'&ge varié et de sexe différent. Ton peut déduire que l'eau pure a une saveur douce après rinçage ne la bouche avec une solution à 4-o pour 100 de car* bonate de potassium, dont la saveur fade n'est pas nette. Le phénomène crott en intensité, si l'on augmente la concentration du carbonaïe de 1 pour 100 à 4-5 pour 100; au delà de 7 pour 100, la saveur propre du carbonate masque toute sensation subséquente. U existe donc des solutions limites. Il est évident que ta solution de carbonate et l'eau pure doivent être à la même température, celle de l'air ambiant.

1. MUller (J ). ttanUbuch d. PhyBxol. d. Menschen. Bd. II. S. 493, 1840.

S. NagU (W.-A.). Uandbuch d«r Physiologie, Braunschwoîg, 1904, Bd. Hl, S. «43.

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