I. loc. cit. p
LAIGSEL'LAVASTIXE. — LE PLSXUS SOLAIRE ET SES FONCTIONS 32t
exlrémilés, ea vomissemeaLs, diarrhée sanglante et incoercible, anu- TÏc el abalteineot général, qui rapiJement aboulit au coHapsus.
Le syndrome solaire aigu d^ paralysie consiste essonLiellcment en abattement, tristesse, pouls très petit el rapide. Tomisscmcnls, diarrhée fétide» sanglante et incoercible, urines rares et foncées coa* tenant des pigments biliaires normaux et anormaux et de Tiadican.
Quand la mort survient du quatrième au cinquième jour dans la coMapsus, on trouve à l'autopsie une hypcrémie très intense, des viscères abdominaux et le péritoine sain. En raison de leur importaace> la formule urinaire et les lésions anatomiques méritent d*âtre étudiées un peu plus en détail.
La /(>7'mu2e unnairr consiste en diminution de la quantité, augmentation de la densité, et modification de la couleur en rapport avec le passage dans l'urine de produits anormaux.
Les pigments et les acides biliaires normaux se trouvent d'une façon constante, ainsi que Vurol>iUne. Les proportions des nos et des autres varient d'ailleurs selon les cas et les dates d'examen.
La présence de Vindican est constante.
L'absence de glucose et d'albufnine est la règle.
La présence de leucine et do tyrosine est fréquente. Celle de Vacé* lone est rare.
Ces analyses montrent, qu'après l'ablation du plexus solaire, il n'y a pas que des troubles de 1 excrétion biliaire dus aux changements mécaniques de pression vasculaire, mais des troubles beaucoup plus profonds de la cellule hépatique, la leucine et la tyrosine étant caractéristiques d'un degré marqué d'insufnsancc hépatique. D'autre part, la présence de l'acétone indti|ue des perturbations profondes du métabolisme général, probablement sous la dépendance des troubles hépatiques et pancréatiques. On sait la gravité pronostique de l'acétouurîe dans le diabète.
L'absence constante de la glycosurie, comme de l'albuminurie, va à rencontre de l'opinion de certains auteurs.
Nous o*avons pas, en effet, le droit de considérer comme une glycosurie solaire, la glycosurie très fugace qu'on observe parfois immédialemment après l'opération.
Nous ne devons pas non plus considérer comme une albuminurie Joarn»! de psychologie. SI
3iî JOVRSAl DH PSYCHOLOGIE
êolaii'e, ralbuminurie observée dans une expérience, où l'ablatioB
du plexus solaire avait enlpaioé l'arrachement du petit splanchniqne gauche et d'uue partie du plexus rénal gauche. L'autopsie, dans ce caa, a montré des lésions rénales que ne produit jamais l'ablation s«ule du plexus solaire.
Voici, en eiïet. quel est l'aspect des lésions quand la mortsunrieut quatre ou cinq jours après l'ablation du plexus.
.1 l'autopsie, on trouve le péritoine sain et une hyperémie très intense du tube digestif s'arrèlant à 15 ou SU centimètres de l'anus, au niveau du rectum resté d'aspect normal.
La muqueuse de Testomac, énorme et comme spongieuse, ressemblant aux circonvolutions cérébrales atteintes de ramoUissemeal rouge, présente à sa surface des suflfusîons hémorragiques.
1^ duodénum et l'intestin grêle ont des sutTusions sanguines el des nlcéralionsLe foie, augmenté de volume, saigne beaucoup à la coupe. La rate, turgescente, laisse, à lacoupe, s'écouler uu Ûot de sang. Le pancréas est congestionné, les surrénales sont rouges à leur centre. Les reins paraissent normaux.
Le microscope montre la disposition exacte de cette bypérélnle^
Quand l'ablation totale du plexus solaire, après avoir causé des accidents graves, n'a pas tué les animaux, au syndrome solaire aigu de paralysie succède un syndrome solaire subaigu.
Ce sj/ndrotne solaire subaigu de paralysie consiste en diarrhée fétide et hypocholique plus ou moins rémitleate, pouls encore mou, mais peu rapide, dysurie, oligurie, cholurie, urobilinurie et iodicanurîe. On trouve aussi souvent dans l'urine de la leucine el de U tyrosine.
Ce syndrome subaigu peut se prolonger pendant plusieurs moisel s'atténuer même à ce point qu'il se fond en un syndrome solaire chronique de paralysie.
Ce syjidrome solaire chronique de paralysie est compatible arec une santé parfaite.
Nous suivons depuis deux ans des animaux privés de plexus solaire et qui ne présentent aucun signe morbide. Une chienne, privée de plexus solaire, a eu récemment sept petits bien portantâ. Aucun