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LAlG?fElI.AyASTlSE, — LE t'LEXVS SOLAlltE ET SES FONCTIONS 323
trouble n'est survenu à celte occasion. Généralomenl, la guénson pareil complète, de six semaines à deux mois après l'opération.
Ces faits nous semblent importants. Us montrent que la fonction régulatrice exercée par le plexus solaire peut être compensée dans aes grandes lignes^ et ils permettent de rechercher les modincalîons chroniques amenées peu à peu dans l'organisme du fait de l'ablation du plexus solaire. L'élude des syndromes solaires de paralysie permet de conclure que les splanchniqucs ne jouent aucun rôle dans les phénomènes observés, car leur résection simple ne produit rien de semblable et que le plexus solaire commande les vaso-moteurs du tracluB gaslro-inteslinat, de ses glandes annexes, foie, raie et pancréas, et des aiirrèuales. Aussi son ablation produit-elle, par lavasodilalalioa paralytique abdominale qu'elle provoque, l'elTet d'une immense ventouse de Junot.
Le syndrome solaire aigu d'excitation est souvent mis en évidence, au moins d'une façon transitoire, dans les expériences.
Il consiste câsenticUement en douleur éptgaalrique^ constipation et élévation de la tension artérielle due à la vaso-constriction abdominale . Les excitations, produites par le pincement ou le tiraillement des filets du plexus solaire ou par les coutusious d'un des ganglions semi-lunaires, sont tellement vives qu'elles font pousser des cris aux chiens, même aneslbésiés par le chloroforme. La vaso-constriclion des viscères abdominaux se produit au maximum au moment même de la ligature des ganglions solaires.
L'inhibition du péristallismc intestinal^ en même lemps que la diminution de la sécrétion, contribue à la constipation, constipalioii spasmodique.
Le symptôme solaire d'irradiation le plus net consiste en ce fait, découvert par Brown-Séquurd ', que récrasemenl du plexus solaire entre les mors d'une pince produit presque immédiatement l'arrêt do cCBur en diastole. Cet arrêt ne se produit plus si, auparavant, l'on a sectionné les splanchniques ou les pneumogastriques. Nous avons constaté qu'il ne se produit pas non plus, après ablation du
i. U faul des pe ri urba lions pathologiques intercurrentes pour faire réapparaître l'insuffisance soUire. V. LaJgnel-LiTaitine, Loc. cit., p. 26b. On pourrait donc dire, de ces animaux guéris eu apparence, qu'ila sont en état de méiopragie solaire.