‹ Journal de sa conversionChapitre 48 sur 59 · MON PATRON · texte numérisé non relu

MON PATRON

Grand saint, qui êtes ce disciple que Jésus aimait, obtenez-moi la plus précieuse des grâces, la grâce de l’aimer comme vous l’avez aimél Ouvrez-nous ce cœur de Jésus, qui vous fut si pleinement ouvert ; faites-nous vivre de ces trésors d’amour et de miséricorde qui alimentaient chaque jour votre pieux amour. Jésus vous aima d’une prédilection sainte, il voyait dans le plus tendre de ses disciples l’ami qui lui resterait le plus fidèle. Ce divin maître fut à la fois votre vérité, votre voie

PRIÈRES

et votre vie. Une sainte familiarité vous révéla tous les secrets de son amour pour les hommes. C’est jusqu’au Calvaire que vous, l’ami de l’Époux, suivîtes ses pas. Le premier vous adorâtes la croix, chargée encore de son divin dépôt. C’est au pied de cette croix réparatrice, que la douleur et la foi confondirent vos adorations et vos larmes. Votre ami était aussi votre Dieu. Le fils de Marie, prêt à redevenir l’Étcrnel, vous la donne pour mère. O bienheureux confident de la mère et du fils, faites pénétrer en nous le feu céleste de tant d'inspirations saintes puisées à la source éternelle. Aideznous dans les douleurs de cette renaissance qui nous fait naître non du sang ni des désirs de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu ! Arrachez par votre intercession nos pensées à la terre et nos cœurs à nous-mêmes. Obtenez-nous cet amour qui est plus fort que la mort, cet amour qui accomplit toute loi et toute justice, cet amour qui nous unit indissolublement à Dieu, cet amour qui est Dieu lui-même 1 Faites, faites que nous l’aimions comme vous l’avez aimé.

Jour de Saint-Jean, 27 décembre 1827.

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