‹ Journal de sa conversionChapitre 7 sur 59 · DÉVELOPPEMENTS DE L'ESPRIT HUMAIN · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENTS DE L'ESPRIT HUMAIN

11 est un point sur lequel beaucoup d’esprits méditatifs s’accordent aujourd’hui, c’est l’idée du développement progressif de l’esprit humain. Les uns exaltent cette progression jusqu’à l’infini; les autres la limitent à un degré de perfection relative. La conséquence pour tous deux, c’est qu’une forme positive, quelque satisfaisante qu’elle soit pour le présent, contient une opposition radicale aux progrès de l’avenir, en refusant de suivre l’intelligence dans ses découvertes « et l’âme dans

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ses émotions que chaque jour rend plus épurées et plus délicates 1 . »

Ce mouvement de constante et régulière progression ne me paraît pas revêtu des caractères de l’évidence; si j’excepte le christianisme qui n’est assurément pas un produit de la force humaine, je ne sais trop ce que l’antiquité pourrait nous envier. Il y a toute apparence que nous serions plus avancés si, du siècle de Périclès au nôtre, nous avions toujours marché.

Mais en admettant même un développement progressif, en quoi ce développement serait-il incompatible, comme on le prétend, avec un ensemble de vérités immobiles.

Examinons d’abord les résultats de l’opinion qui juge toute forme nécessairement temporaire, et qui commence par établir que ce qui convient à un temps est inefficace ou même nuisible à un autre. Pour être conséquent il faudrait protester non seulement contre la durée prolongée d’une forme, mais aussi contre son universalité, car les différents degrés de civilisation signalés dans le temps par l’histoire, existent encore simultanément dans l’espace; le monde où nous vivons nous offra aujourd’hui, dans ses diverses contrées,

1 Benjamin Constant.

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toutes les variétés de ce développement intellectuel dont on nous présente l’échelle ascendante. B faudrait donc dans cette hypothèse, que la forme religieuse fût opiniâtrement circonscrite à tel ou tel pays et à tel ou tel moment donné ; que. la vérité de la veille fût toujours prête à devenir l’erreur du lendemain ; qu’à chaque instant de son existence la forme religieuse se vît remettre en question, soit par l’introduction d’une science nouvelle, soit par quelques rayons de clarté de plus. Cela ne suffirait pas encore; après avoir suivi le mouvement des masses pour éviter de se trouver au-dessus ou au-dessous d’un certain nombre d’intelligences, il faudrait qu’elle se proportionnât rigoureusement à chacune d’elles ; il en résulterait que c’est par quelque chose d’accidentel qu’elle pourrait convenirà quelqu’un ; que non-seulement il faudrait autant de formes que de peuples et de degrés de civilisation, mais autant de formes que d’individus; ou plutôt on prononcerait par cela seul l’anéantissement de toute forme qui, de fait et de droit, disparaîtrait sous une telle divisibilité.

La surprise causée par un tel système augmente encore, quand on voit ceux qui le professent forcés d’admettre que, malgré cette haute puissance de perfectibilité, il est des questions qui resteront-à jamais insolubles, et sans doute ce sont

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celles qui intéressent de plus près nos vraies destinées. Ainsi donc, l’esprit humain ne pourrait trouver nulle part ni repos, ni progrès réel et possible. Son insatiable et juste curiosité, ce changement continuel de formes, ne seraient qu’un mouvement perpétuel et sans but, dans la nécessaire et fatale enceinte d’un cercle qu’il ne pourrait franchir. Comment un état de choses dans lequel on reconnaît qu’il y aura toujours des questions insolubles, serait-il incompatible avec certains dogmes fixés? Si ces dogmes tranchent la difficulté sans la vaincre, ce ne sera pas du moins aux dépens des vérités dont la découverte, selon les adversaires de la révélation, doit demeurer à jamais interdite aux seules lumières naturelles. Combien ne serait-il pas plus raisonnable de conclure que ne pouvant tout connaître, nous devons nous soumettre à croire, et que si le monde est livré à mille vicissitudes, la religion qui n’est pas de ce monde doit être précisément vouée à l’immutabilité.

Le système du catholicisme, sur lequel bien d’autres armes encore viendront s’émousser, n’a

pas besoin pour tout embrasser, d’appeler à son secours de graduelles soumissions. La meilleure preuve qu’il est de tous les temps, c’est qu’à chaque instant de son existence, il a offert un égal appui à

ce qu’il y a de plus inculte dans les masses, et de plus élevé dans les individualités. Cette aptitude à se faire tout à tous, les justes proportions dans lesquelles il se donne pour attirer tout à lui, tout cela ressort immédiatement de sa nature double comme la nature même de l’homme. En effet, n’y a-t-il pas la place marquée de chaque intelligence dans l’échelle immense d’une loi, qui commence par l’assujétissement du corps, et finit par le plus haut spiritualisme; d’une loi qui unit et combine dans son culte extérieur l’action du corps et celle de l’esprit, qui domine toutes les puissances de l’homme, les enveloppe et les protège sous un réseau mystérieux. Si nous procédons d’abord à l’examen de l’ordre naturel, que voyons-nous? Nous voyons qu’un des principaux caractères de la nature de toute chose est de contenir, sous un sens en apparence irrévocablement fixé, des gradations infinies, semblables aux conceptions mêmes renfermées dans notre symbole religieux. N’attachons-nous pas à toutes les notions, soit purement intellectuelles, soit morales ou même matérielles, désignées par un même mot, un sens, une idée, une étendue, qui varient selon le degré d’énergie ou de capacité qui nous les fait concevoir.

Les notions désignées par le seul mot devoir, ne suivent-elles pas la progression du sentiment

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moral qui marque d’un sceau inviolable pour les uns, des actes qui paraîtraient à peine obligatoires à d’autres? L’héroïsme n’est-il pas, pour ainsi dire, habituel dans les âmes vraiment grandes? Aimer, qualifie à la fois le plus infime et le plus haut degré de l'affection. On aime quelqu’un uniquement parce qu’il nous plaît, et c’est aussi parce qu’on aime qu’on donnerait mille fois son bonheur et sa vie pour ce qu’on aime. Un sou donné au pauvre par le riche, s’appelle la charité, et le dévouement d’un Dieu se faisant homme et mourant pour les hommes, n’a pas d’autre nom. Il en est de même dans la sphère religieuse.

La religion catholique, par son habile et philosophique tolérance des signes sensibles, excite ou réveille la piété dans les simples, en même temps qu’elle fixe leur attention par d’admirables symboles. Elle échelonne, gradue ses enseignements, et en les assouplissant aux nécessités des temps et des individus, elle satisfait la raison encore plus qu’elle ne la soumet. La lumière qu’elle répand est toujours proportionnée à la ténuité des esprits qu’il lui faut pénétrer, ses clartés deviennent de plus en plus vives, et finissent par inonder l’âme fidèle qui, dès ce monde, semble réaliser ce règne de Dieu où la foi est presque de la certitude ; où les souffrances de la terre disparaissent sous les

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1 Ad

consolations divines, où l’homme pauvre et infirme s’élève par une force surhumaine au-dessus de ses propres misères. Que de chrétiens se nourrissent encore avec joie d’expiations et de larmes ! Que de chrétiens réjouissent encore l’œil maternel de l’Église, par la pureté et l’amour ardent qui'fait la vie des anges dans le ciel 1 Leur profonde humilité est le seul signe qui trahisse leur prodigieuse élévation.

On oppose au catholicisme ses précédentes résistances à des découvertes que l’expérience des siècles n’avait pas encore justifiées. Pour les reconnaître, l’Église a attendu, c’est vrai, elle a attendu parce qu’elle est éternellement patiente, parce que la vérité, dont le temps est l’auxiliaire fidèle, est toujours prête à subir d’utiles lenteurs, parce qu’il est dans l’essence d’un pouvoir conservateur d’ajourner sa sanction.

Ainsi donc, les parts sont aisées à faire dans la vérité chrétienne : la partie dogmatique est immuable, parce qu’elle s’adresse à l’esprit; la partie disciplinaire est flexible, parce qu’elle s’adresse à l’esprit et. au corps; ni Tune ni l’autre n’apporte la moindre entrave à l’essor utile, h la fécondité légitime du génie humain. Non seulement tous les degrés de la vie intérieure de l’âme, tous les degrés de la culture de l’esprit trouvent, dans le système

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chrétien, les appuis et les limites qui leur sont nécessaires, mais l’érudition la plus étendue, les spéculations les plus abstraites, la philosophie la plus pure, la morale la plus haute et la plus conséquente y sont également protégées ; l’imagination y trouve des couleurs plus vives, la poésie des inspirations plus élevées, les arts leurs plus éclatants miracles, et c’est cette religion avec laquelle le génie a vécu si longtemps à l’aise, qu’on nous présenterait comme étouffant dans ses étroites limites jusqu’au germe du talent !

MÉLANGES

les puissances de l’ame. — Je ne pense pas qu’aucune de nos difficultés, tant qu’elle ne s’élève pas sur l’absence des autres ou ne les domine pas trop impérieusement, nous écarte de la vraie route. Méfiez-vous du sentiment, dit l’un ; redoutez votre raison, dit l’autre ; c’est l’imagination qu’un troisième signale comme unique danger.

Toutes ces facultés me paraissent si peu opposées à la recherche de la vérité, que la vérité entière et lumineuse ne résulte peut-être que de leur commun accord. Si une seule des facultés qui constituent l’homme était en opposition directe et formelle avec un système quelconque, j’oserais dire que ce système serait faux. La vérité n’est pas dans la nature humaine, mais la nature humaine, ou-

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vrage de Dieu comme la vérité, doit pouvoir en tout se rapporter à elle. Chacun des éléments qui nous constituent lui rend hommage à sa manière : notre corps par les actes du culte, notre cœur par l’amour, notre âme par la vertu, notre raison par ses abaissements, notre imagination par sa poésie et ses richesses, notre intelligence par son spiritualisme , tout notre être par sa fidélité. Cet empire immense, régi par le même sceptre, et qui, dans son étendue, comprend des familles de peuples tout différents de race, de langage, de coutume, de mœurs, et qui ne s’accordent pour ainsi dire que dans l’unanimité de leur obéissance et de leur respect, est une image peut-être de cet autre univers, plein des mêmes dissemblances, qui ne se perdent que dans une adoration commune du monarque suprême.

LA FORCE ET LA FAIBLESSE DE L’AME. - Le Calme

parfait n’appartient qu’aux eaux étendues et profondes. Lorsque celles-ci cessent d’être remuées par une cause étrangère à elles-mêmes, régulière ou irrégulière, comme la marée ou les vents, elles rentrent dans une complète et solennelle immobilité. Il n’en est pas ainsi du torrent ; ses

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vagues écumeuses, soulevées par un mouvement constant et interne, s’apaisent quelquefois, mais n’arrivent jamais à ce véritable repos qui fait des eaux le miroir des cieux. Les âmes profondes sont comme la mer, et les âmes faibles comme le torrent. La faiblesse de l’âme entretient sa perpétuelle agitation ; resserrée dans d’étroites limites, elle voit, au bouillonnement des passions, succéder les préoccupations superflues et mesquines. Aux mêmes causes répondent sans cesse les mêmes effets, à moins que le torrent étroit et encaissé ne s’ouvre et ne se creuse un lit plus large, un sillon plus profond. Alors le torrent devient fleuve et retrouvant de meilleures et de plus hautes destinées, il coule à plein bord ses eaux régénérées.

nécessité d’un médiateur. ;— Le christianisme est né du besoin d’un médiateur ; la médiation ne pouvait être qu’un rachat, dont la nécessité remonte à la chute de l’homme. Il fallait à la fois, que le médiateur pût se faire entendre de Dieu et voulût se sacrifier pour les hommes, qu’il fût Dieu et homme tout ensemble, le point de convergence de la miséricorde et de l’adoration.

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grandeur de dieu. — Assister à la lutte pour la surveiller, respecter la liberté qui en est l’âme ; prévenir par la grâce tout bien dans le cœur de l’homme; s’interdire par déférence pour le libre arbitre, même ce qui pourrait limiter ses dangers; protéger, affermir, comme de loin, tout développement dans la créature humaine ; accepter le sacrifice, voir s’épurer et grandir tout travail dans l’intelligence et dans l’âme, me semble un spectacle encore plus magnifique et plus digne des attributs de la divinité, que conduire incessamment l’univers, pondérer les forces physiques et diriger les sphères.

MÉNAGEMENTS DE DIEU ENVERS LA FAIBLESSE HU¬ MAINE. — La morale politique ou individuelle porte le cachet de l’invention humaine dans son exagération presque autant que dans sa corruption. On dirait au contraire, que par pitié pour notre pauvre nature, que lui seul connaissait, Dieu s’est presque contenté pour elle de l’état d’imperfection, tant il a écarté de son Évangile toute brillante

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utopie. Avec quel soin cet Évangile sépare le conseil du précepte, l’appel à une haute perfection des devoirs obligatoires pour tous ! Combien il a tenu compte par là de l’inégale distribution des dons, combien il a craint d’éveiller inutilement le sentiment de la culpabilité ! Cette miséricordieuse modération dans ce qu’il exigeait de nous, n’a certes pas frustré le genre humain d’une seule action grande et vertueuse, mais en laissant au nécessaire sa sainte inviolabilité, il l’a renfermé dans des limites abordables à tous.

servitude. — En secouant la servitude de Dieu, les hommes se sont soumis à la servitude des événements; car il a bien fallu que Dieu créât une fatalité des choses, puisque l’obéissance à la loi, qui donne la liberté, était rejetée. Il me semble que la révolte de l’homme n’aboutit qu’à son esclavage, que plus que jamais le monde va da se et voit, par tous les imprévus possibles, tromper sa bien singulière confiance en lui-même.

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la liberté religieuse. — La vérité éternelle ne demande de nous que la sincérité et n’a besoin pour s’étendre sur le monde que de la liberté. Des expériences locales, variables, pourront faire craindre quelque témérité dans cette assertion, mais dans la continuité de son action, ce principe portera des fruits bien supérieurs à tout ce que la peur, la contrainte et la ruse auraient pu produire.

Il faut reconnaître que la vérité, essentiellement utile en elle-même, peut être intempestive. Le droit qu’elle tire de sa nature et le fait qui résulte de son application, se trouvent quelquefois dans un conflit dont on ne les dégage qu’avec peine. Des difficultés délicates naissent sans cesse sur l’application plus ou moins juste d’un principe qu’on reconnaît incontestable et vrai. Je sais que tout principe absolu, par cela seul qu’il tombe dans le domaine de l’action, se limite et se modifie ; qu’on finit par avoir tort uniquement parce qu’on a trop raison ; que les conséquences trop rigoureusement déduites, jeteraient quelquefois jusque dans l’absurde.

Cependant, comme il ne faut pas que l’idée perde son caractère essentiel, le point légitime et la mesure de cette espèce de compromis, ne sont pas faciles à trouver. Dans la théorie, par exemple, qui sépare la religion des affaires du monde, qui

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brise toute relation entre les deux royaumes du ciel et de la terre, la séparation absolue est-elle tout-à-fait légitime? Faut-il que la religion suive latéralement son cours avec l’ordre des choses humaines, sans s’y mêler Jamais; est-il juste que le bon, le vrai, tout ce qu’il y a d’élevé et de généreux venant d’elle, que toutes les idées qui émanent de l’Évangile, datent de lui et sont propagées et continuées dans le monde par sa prédication, ne sortent jamais de l’Église pour s’appliquer au gouvernement des nations? Jusqu’à quel point faut-il qu’elle s’isole, qu’elle reste en dehors du mouvement général? La religion n’est-elle pas pour l’État ce que la conscience est pour chaque homme, la loi qui le régit; et si l’individu est obligé de tout soumettre à ce tribunal de la conscience, l’État est-il libre d’éloigner la religion de ses conseils? Elle-même fait-elle bien de consentir à s’en trouver séparée, et ainsi tenue à l’écart, ne deviendrait-elle pas bientôt une étrangère?

religions nationales. — Plus une religion est nationale, moins elle est vraie, c’est-à-dire plus elle contient d’alliage. L’élément humain dans une telle religion, absorbe le divin en l’imprégnant

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des accidents de temps et de lieu, de ces éléments variables dont il faut bien subir les fluctuations.

Le polythéisme grec était la Grèce elle-même, l’islamisme respire dans son fondateur l’instinct arabe. On pourrait objecter l’exemple des juifs dont les mœurs, les lois, les idées exclusives sont fondues d’un seul jet; mais cette nation, source et souche du peuple chrétien, devait être en tout une exception.

contradictions dé l’incrédulité. — D’une part, les incrédules ne veulent pas que la raison fléchisse sous des dogmes au-dessus d’elle ; de l’autre, ils veulent que rien de ce qui peut être expliqué ne soit divin. Ils ne veulent pas que Dieu ait rien révélé à notre raison, ni que notre raison ait rien de commun avec celle de Dieu. Ils prétendent que ce qui est imposé à la croyance, ne mérite pas d’être expliqué, et que ce que la raison peut comprendre, ne saurait avoir été pensé dans l’ordre surnaturel.

Cependant, deux caractères principaux doivent dominer dans une religion révélée par Dieu, à celui qu’il a fait à son image : l’autorité qui impose la foi et l’accord de cette foi avec la nature

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humaine. Il faut que dans cette religion donnée, tout soit au-dessus de l’homme et que tout soit fait pour lui ; qu’il y ait par conséquent mystère et coïncidence. N’est-ce pas le caractère de la religion catholique, qui appelle sur elle toutes les lumières de la raison humaine, en même temps qu’elle concentre toutes celles de la foi ?

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