‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 2)Chapitre 114 sur 124 · Appelez votre mari · texte numérisé non relu

Appelez votre mari

sa.

Mais là encore, nouvelle industrie du Sauveur et plus délicate. Le cœur de cette femme n'est pas assez pur encore pour recevoir cette eau vive. Jésus ne lui fait pas de questions, mais il la pénètre : d'un mot il divise cette âme d'avec elle-même. Confession courte qui la confond sans la décourager, car Jésus n'adresse aucun reproche. Il tient cette âme : Je vois, dit-elle, que vous êtes un prophète.

Il parle plus clairement alors , mais en se dégageant des controverses soulevées entre Juifs et Samaritains : Venit hora et nunc est quando veri adoratores adorabunt Patrem in spiritu et veritate1.

La Samaritaine commence à comprendre.

Mais Jésus respectant sa liberté, la ménage encore et par là même l'attire encore : Taies qucerit qui adorent eum : n'est-elle pas du nombre, elle qu'il est venu chercher?

La voilà prête à se rendre, mais au Messie s'il se présente : Scio quia Messias venit; cum ergo venerit, nobis annuntiabit omnia... — Ego sum qui loquor tecum*.

1. L'heure vient, et ia voici déjà, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité.

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