‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 2)Chapitre 24 sur 124 · Coupez, n'épargnez rien · texte numérisé non relu

Coupez, n'épargnez rien

UNION A JESUS-CHRIST

Mais cette Providence est-elle donc en défaut pour les innocents qui sont victimes? Non,, misqu'ils sont innocents, puisque leur sang ouïe pour J^psus , puisqu'ils sont martyrs et couronnés.

— Qu'importe après tout la mort? Il faut bien mourir; la question c'est d'être trouvé par elle innocent, ami de Jésus, portant Jésus, et de mourir ainsi pour Jésus.

Conduite tracée en cas d'attaque de Vaugirard. — Qu'il m'en coûterait de fuir, de quitter le poste où plus facilement que bien d'autres je pourrais, ce semble, continuer de travailler au bien des âmes. Mais si l'obéissance parle : accijpe puerum... avant tout faire la volonté de Dieu !

Jésus dormant sur le sein de Marie au moment du départ, quel abandon touchant à la Providence ! Cette vue fait du bien à l'âme. — Souvenir de saint François de Sales, heureux dans ce sentiment d'abandon, de se voir exposé à la tempête au milieu des flots.

Mais la Providence est en défaut, ce semble, pour Jésus, Marie, Joseph dans cette fuite. La nuit, sans ressources... Et c'est en cela même que la Providence éclate. L'ange du Seigneur

6a RETRAITE DE 1861.

n'est-il pas venu ? Ne préside-t-il pas au voyage, mieux encore que l'ange de Tobie? Sans doute il y a des privations et des souffrances, mais elles sont nécessaires. La Providence se montre assez pour satisfaire à leurs besoins; mais il faut que Jésus reste Sauveur; qu'il ait toujours occasion de souffrir: et de là ces privations, ces épreuves qui lui sont une preuve de plus de cette Providence qui les lui ménage. — Ainsi en est-il pour moi. Regarder mes épreuves comme des attentions de la Providence : je porte le nom de Jésus, je porte Jésus.

SIXIÈME JOUR

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