Peut-être l'estime des personnes distin
le rends ; tout est à vous, disposez-en selon votre bon plaisir. Donnez-moi votre amour; donnez-moi votre grâce : elle me suffit. » ( Suscipe^ Contemplation de l'amour divin, à la fin de la IVU semaine des Exercices.) 1. Méditation de deux Étendards ^l'un de Jésus-Christ, notre chef souverain et notre Seigneur; l'autre de Lucifer, ennemi mortel de la nature humaine.
guées, la confiance, l'amitié, l'influence...
Ce sont làchoses indifférentes, etmême bonnes; mais au fond, que d'intelligences secrètes avec cette sensualité, cet amour de la chair et du monde qu'il faut à tout prix combattre !
Au fond, c'est le tentateur plus redoutable qu'au désert, et qui vient me dire à moi aussi : Dis que ces pierres se changent en pain... Je te donnerai tout cela, si tombant tu m'adores... Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas...
Vade rétro, satana!
Que j'ai besoin du désert pour me préparer à ces combats, par les combats de Jésus au désert : prière, mortification, pénitence.
C'est l'armure dont il faut être revêtu, l'arme qu'il faut avoir appris à manier.
C'est la pratique constante de Yagendo contra : attaquer pour n'avoir pas à se défendre.
Cela est d'autant plus nécessaire pour moi, que la sensualité a en moi des racines plus profondes. Mais la sensualité, c'est moi-même, c'est la tunique d'Adam qu'il est plus difficile d'arracher que celle de Déjanire, en sorte que la détruire en moi, c'est comme un suicide.
Jésus n'a pas cet ennemi à craindre; mais il veut m'apprendre à lutter comme lui, et ainsi,
c'est pour moi qu'il va au désert attaquer le démon dont la sensualité est en moi le perfide auxiliaire.
Que j'aille donc au désert avec lui. — Le désert, si je le veux, ce sera mon cœur.
J'y trouve bien, ce me semble, les dispositions de la troisième classe, la tendance au troisième degré1, mais j'ai peur de l'avenir et de moi-même. Seigneur, défiez-vous de moi, car si vous n'y prenez garde, à peine sorti de ma retraite, je vous trahirai.
Défiez-vous de moi ; mais donnez-moi une inébranlable confiance en voui'. Ranimez, pendant cette retraite, ranimez cette confiance affaiblie par mes péchés. Dites à mon âme, ô Seigneur : Ego sum salus tua !
i. Dans la méditation des trois classes d'hommes, ii s'agit de trois dispositions de l'àme, dont l'une est une simple velléité du bien sans effet pratique ; la seconde, une volonté imparfaite et partagée; la trcisiïmc enfin, une volonté pleine, absolue, effective. — Le troisième, degré d'humilité consiste à préférer } par amour de Jésus- Christ, la pauvreté aux richesses, les opproDres aux fto:>neurs, etc.