‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 2)Chapitre 95 sur 124 · Sapient., XV, 3 t.. Rom., vi · texte numérisé non relu

Sapient., XV, 3 t.. Rom., vi

ai8 RETRAITE DE 1865.

et que tu n'as point défailli; mais j'ai contre toi que tu es déchu de ta charité première ; souviens-toi donc d'.où tu es tombé et fais pénitence ; reprends tes premières œuvres. Sinon, je viens à toi et fêterai ton flambeau de sa place, si tu ne fais pénitence1.

Oui, j'ai travaillé, j'ai souffert, j'ai détesté le mal, je suis resté à mon poste. Mais la charité s'est refroidie en moi. Quelle flamme de zèle autrefois dans mon cœur, quelle générosité, quel élan! que j'ai perdu!... Ce n'est plus qu'une lampe fumeuse qui éclaire à peine et qui suffoque : Movebo candelabrum... Mais non : au lieu de me rejeter, Notre-Seigneur me met ici avec le devoir d'éclairer, d'échauffer un plus grand nombre d'âmes... Fais donc pénitence et reprends tes premières œuvres»

J'ai éprouvé le sentiment pénible de mon ingratitude envers Dieu, moi qui suis d'autant plus ingrat, que Dieu m'a comblé de bienfaits plus nombreux, plus éclatants dans l'ordre de la création, de la rédemption, de la vocation,., malgré mon indignité radicale qui devait l'arrêter, malgré mon péché et mon néant, malgré

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