‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 2)Chapitre 98 sur 124 · TIÉDEUR · texte numérisé non relu

TIÉDEUR

Premier prélude : Voir un paralytique languissant sur un lit de souffrance.

Deuxième prélude : Demander la grâce de connaître vraiment mon état, et si je suis tombé dans la phthisie spirituelle, de sentir le progrès de la vie intérieure, le feu sacré se ranimer en moi.

i° Suis-je vraiment tiède ? — Je passe pour fervent ; j'ai une régularité apparente, et même quelque chose d'austère... Je passe pour avoir le don de parler de Dieu ; puis^ efforts continuels, tendance à prière, vie surnaturelle d'union à Jésus... Il semble qu'il y ait là quelque signe de ferveur.

Mais cette insensibilité, même pendant la retraite, comme s'il y avait paralysie, stupidité, phthisie spirituelle, n'est-cepas signe de tiédeur?

Et de fait, je ne suis ni froid ni chaud en beaucoup de choses ' ; non pas froid, car il

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