DU MÏPRIS DU MONDE
Répétition de la méditation des deux Étendards.
Qu'est-ce que le monde?
On insiste surtout sur la vanité, le faux honneur, etc. Mais ce n'est là qu'un des côtés de la question. Le monde, c'est la triple concupiscence ; c'est en nous la sensualité, l'amour charnel et mondain dont parlent les Exercices; c'est l'amour des plaisirs, des richesses, des honneurs ; c'est le péché originel et son foyer de corruption *.
X* Imitation de Jésus-Christ, 1. III, c. liv, des âiffi'^
la.
Ij8 RETRAITE DE i8tf|.
Raisons de craindre le nionde :
I® Les avertissements de Jésus-Christ et ses exemples de mépris du monde; les exemples et les avertissements des saints.
a® La nature de ce monde si mauvais, qu'il est impossible de le concilier avec Jésus- Christ.
3° Combien plus forts que moi ont été perdus par lui !
4° Son action incessante autour de moi, en moi, ses pièges, ses séductions, ses prétextes.
5® Combien il lui faut peu de chose pour tout ressaisir : in uno crine^...
6° Mes fautes, mes rechutes, mes illusions tant de fois dissipées, tant de fois revenues.
En présence de ce danger, nécessité de Vagendo contra^ du troisième degré d'humilitéj du mépris du monde, des trois compagnes inséparables de Jésus, pauvreté, humilité, souffrance, de la croix enfin, o crux oâve!
Mais aussi, pour arriver là, nécessité de Tunion à Jésus, de la transfiguration en Jésus, de la prière sur la montagne et des sacrements,
rents effets àe la nature et de la grâce, (Note du R. P. OUyaint.) !• Par un cheveu. (Gant., iv, 9.)
de la pénitence, de la direction, pour opérer la transfiguration en Jésus*
SEPTIÈME JOUR