‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 3)Chapitre 7 sur 124 · Peut-être restime des personnes distin · texte numérisé non relu

Peut-être restime des personnes distin

le rends ; tout est à vous, disposez-en selon votre bon plaisir. Doûnëz-lnoi votre àmotir; doQnéz-moi votre pàce : elle me suffît. » ( SuscipCj Contemplation de l'amour divin,- à la ûti de la >IV« semaine des Exercices.) t . Méditation de deux ÉceniardSjVvLn de Jésus-Christ, notre chef souverain et notre Seigneur; l'autre de Lucifer, ennemi. tnôrtel de la nature humaine» • i

LA MORTIEICATION. 19

guées, la confiance, Tamitié, Tinfluence..*

Ce spit làchoses indifférentes, etmême bonnes; mais au fond, que d'intelligences secrètes à^ec cette sensualité^ cet umour de la chair et du monde qu'il faut à tout prix combattre !

Au fond, c'est le tentateur plus redoutable qu'au désert, et qui vient me dire à moi aussi : Dis que ces pierres se changent en pain... Je te dàrinerai tout cela^ si tombant tu m'adores,». Si tu es lé Fils de Dieu^ jettC'-toi ien bas...

Vade retrOy satana!

Que j'ai besoin du désert pour me préparer à ces combats, par les combats de Jésus au désert : prière^ mortification^ pénitence.

' C'est l'armure dont il faut être revêtu, l'arme qu'il faut avoir appris à manier.

C'est la pratique constante de Vagendo con^ 'ira : attaquer pour n'avoir pas à se défendre.

Cela est d'autant plus nécessaire pour moi, que la sensualité a en çioi des racines plus profondes. Mais la sensualité^ c'est moi-même, c'est la tunique d'Adam qu'il est plus difficile d'arracher que celle de Déjanîre, en sorte que la détruire en moi, c'est comme un suicide.

Jésus n'a pas cet ennemi à craindre ; mais il veut m'apprendre à lutter comme lui, et ainsi,

fto RETRAITE DE 1860.

c'est pour moi qu'il va au désert attaquer le démon dont la sensualité est en moi le perfide auxiliaire.

Que j'aille donc au désert avec lui. — Le désert, si je le veux, ce sera mon cœur.

J'y trouve bien, ce me semble, les dispositions de la troisième classe^ la tendance au troisième degré ^^ mais j'ai peur de l'avenir et de moi-même. Seigneur, défiez-vous de moi, car si vous n'y prenez garde, à peine sorti de ma retraite, je vous trahirai.

Défiez-vous de moi ; mais donnez-moi une inébranlable confiance en vous. Ranimez, pendant cette retraite, ranimez cette confiance affaiblie par mes péchés. Dites à mon âme, ô Seigneur : Ego sum salus tua !

!. Dans la méditation des trois classes d^hommes^ il s'agit de trois dispositions de l'âme, dont l'une est une simple velléité du bien sans effet pratique ; la seconde, une volonté imparité et partagée; la troistimc enfin, une volonté pleine, absolue, effective. ^ Le trouîhm degré iP humilité consiste à préférer, par amour de Jêsn»- Christ, la pauvreté aux richeees^ les opprobres aux ho&neurs, etc.

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