NAZARETH
Je me suis occupé de l'obéissance de saint Joseph ; car à Nazareth, tous obéissent, Jésus, Marie-, Joseph lui-même.
C'est un danger pour les supérieurs de se <:roire en dehors de l'obéissance, au-dessus de l'obéissance ; de laisser l'orgueil, la sensualité reprendre leur empire. — Quel exemple me donne saint Joseph, agendo contra !
Le supérieur est plus tenu que tout autre
fugitif, leur disait : Laissez-le en paix me maudire; le Seigneur a permis qu'il maudît David, et qui donc oserait do« mander à Dieu pourquoi il en agit ainsi ? (II.Reg.,c. xvi.)
LA MORTIFICATION. i$
d'obéir à la règle dont il est le gardien, dont il doit être par conséquent l'exemple ; plus que tous, il est tenu d'obéir à l'Esprit de Dieu qui le guide, comme Joseph. Il est à plaindre de n'avoir pas, comme les autres, un supérieur qui le voie, qui l'entende, lui tenant la place de Dieu ; il doit donc être plus fidèle à consulter l'Esprit-Saint.
Il est comme un sacrement, puisque la foi considère Dieu dans sa personne. Mais dans l'Eucharistie, s'il n'y a rien aux yeux de l'homme pour la présence divine, du moins, il n'y a rien contre. Dans le supérieur, que de misères contre $ en moi, que de misères contre!... Que je m'étudie donc à diminuer ces misères ; que je ne trompe pas la foi de mes inférieurs ! Si je commande avec orgueil, si je commande en ne consultant que ma raison, c'est, pour ainsi dire, comme si je présentais à leur foi une hostie non consacrée : je trompe leur foi.
C'est Jésus qui obéit à Joseph ; le supérieur doit aussi voir Dieu dans celui qui lui obéit.
JESUS retrouve' dans tE TEMPLE.
Jésus perdu, tout est perdu, la lumière, la
force, la joie, la vie. — J'ai senti profondément cette vérité.
Comment perd-oh Jésus? — On se flatte trop facilement d'être éprouvé comme Marie, et Ton ose comme elle dire à Jésus : Poutt]^oî en avez-vous fait ainsi?
Pourquoi ? En punition de mes négligences.' Il est venu, je n'ai pas fait attention à lui* alors, il s'est retiré. Il est Venu; mais, en même temps, atï lieu de -combattre ses enne-^ mis, ag^ndo conéra/fe lés invitais à ma table} îl s'est retiré. v
Il a disparu, et je n'ai pas su le motnerit* Comnièrit le retrouver ? — Ce n'est point parmi les parents et tes amis, parmi les sentiments de la nature corrompue, mais dans le temple, dans le cœur , au plus intime de moh être.
Marie et Joseph le retrouvent bien dans le temple ; mais ces docteurs qui s'entretiennent avec Lui ne le reconnaissent pas. Ils sont dans le temple cependant. Que de prêtres peut-êtrte s'entretiennent à la sainte Messe avec Jésus, le tenant entre leurs mains, et Jésus n'en est pas moins perdu pour eux; ils ne le connaissent pas, ils né le comprénheiit pats : l'orgueil et la
sensualité les aveuglent; ils n'en font pas moins les docteurs et trompent la foule, plus coupables que les docteurs de l'ancienne Loi. N'ai-je pas fait comme eux?
Oh donc retrouver Jésus? — En rentrant dans le temple intérieur, dans le cœur, au plus intime, au sanctuaire, après avoir renversé tous les ennemis de Jésus, agendo contra* L'humilité, la mortification, la pratique des petits sacrifices, voilà le moyen de retrouver Jésus ^
La vue de Jésus priant m'a fait beaucoup de bien. — J'ai comparé son attitude.., et la mienne!... Son recueillement... et le mienl...
In his quœ Patris met sunt oportet me esse. Et je sacrifie mes exercices de piété à tant de choses !
Il prie cœur à cœur avec son Père; il dit son suscipe^... Prière, mortification pour ne plus perdre Jésus.
1. Relire le P. Surin, Fondements de la vie spiritaellej 1. I, c. vni.
2. Voici la belle prière dont il s'agit : « Prenez , Seigneur, ev recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon entendement et ma volonté; tout ce que j'ai et tout ce que je possède.Vous me l'avez donné, Seigneur, je vous
lé RETRAITÉ DE iS6a.
LEs/dEUX ETENDARDS*. -— JÉSUS AU DESERT.
Le démon ne m'oublie pas. Il envoie vers moi ses émissaires. 11 vient lui-même.
Où> Au parloir bien souvent. Dans les rapports avec les genà du monde! En appar,ehce,' ce sont choses indiÔerentes : richesses, hônneurs; mais sous ce masque, feù, fiimée, agitation... '
Tentations^ désir des richesses. Tâchons de 4iscerner les ruses de Tennemi, qu^est-ce pour moi?
!• Peut-être la santé, la préoccupation des soins qu'elle exige;
2. Peut-être le goût pour les études, pour le saint ministère, d'où naît, l'ennui de mod emploi;