‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 3)Chapitre 83 sur 124 · NATIVITÉ · texte numérisé non relu

NATIVITÉ

I* Jésus, le supérieur, obéit, sans chercher à faire valoir ses droits, sa supériorité sur César, les raisons de santé de Marie...

Pourquoi > — Parce qu'il est venu pour nous apprendre à obéir ; parce que le supérieur doit donner l'exemple de l'obéissance.

A qui > — A la règle, à Dieu, aux événements de sa providence, à sa grâce.

Comment obéit Jésus, et Marie et Joseph,

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'et les supérieurs aussi qui imitent Jésus?.., — Avec promptitude, simplicité, générosité.

Ils sont en paix et en joie, parce qu'ils obéissent. Et « la petite servante » obéit facilement, joyeusement, touchée de leur exemple.

2** Jésus-Christ n'est pas reçu à Bethléem parmi les siens, lui, le maître, le vrai roi. Quel outrage pour ce supérieur ! N'aurait-il pas raison de s'irriter, de se plaindre que son Père ne le soutient pas, de donner sa démission^ pour ainsi dire?

Qui se plaint ainsi de n'être pas soutenu, de ce que les siens ne Font pas reçu, que les cœurs sont restés fermés et sans confiance, insensé ! celui-là ne comprend pas ! Il prend la fonction de supérieur pour une domination selon le sens humain. Mais, selon Jésus-Christ,

selon son exemple, c'est une mission d'humilité, de réparation.

Exemple de M"*® de Lestonac et de saint Alphonse de Liguori, chassés par leurs inférieurs.

Jésus cède, il se retire sans se plaindre, il va dans la grotte de Bethléem pour souffrir davantage.

3^ Pauvreté, larmes de Bethléem.

i8a RETRAITE DE 1864.

Singulière consolation! le bœuf' et l'âne reconnaissent leur maître.

En quel état je vois Jésus, le Seigneur des seigneurs... dans la crèche, privé de tout, en larmes; et Jésus et Marie, supérieurs aussi, supérieurs de Jésus, dans les mêmes souffrances, dans l'humilité avec lui...

La mission de l'autorité est de souffrir dans l'humiliation pour attirer des grâces sur ceux qui la méconnaissent.

Quotquot autem receperunt eum, dédit eis potestatem filios Dei fieri^. Il n^ a que les enfants de Dieu qui le reçoivent, et c'est Jésus qui leur donne le pouvoir d'être faits enfants de Dieu. Comment? Quos iterum parturio^ en les enfantant de nouveau. Ils étaient du sang et de la volonté de l'enfer. Mais Jésus souffre et s'humilie : souffrances, humiliations fécondes, quos iterum parturio.

Que je sache donc, quoique supérieur, ou plutôt parce que supérieur, m'humilier et souffrir pour ceux qui ne sont pas encore vraiment enfants de Dieu; que je les rende enfants

X. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pou- Toir de devenir enfants de Dieu. (Jean, i, 12.)

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de Dieu par mes humiliations. et mes souffrances.

«J'aimerais mieux, disait un supérieur à saint Vincent de Paul, avoir à conduire des bêtes que des hommes. » — Non, les bêtes ne peuvent pas devenir enfants de Dieu. On n'a pas le mérite et la consolation de souffrir pour elles *.

CINQUIÈME JOUR

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