‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870 (volume 3)Chapitre 98 sur 124 · JUGEMENT PARTICULIER · texte numérisé non relu

JUGEMENT PARTICULIER

Nouvelle parabole pour toucher mon cœur :

le prodigue devant un conseil de famille où ses parents lui reprochent son ingratitude. — Et je reste encore insensible malgré là vue de mon ingratitude! Serais- je donc dans le cas de ceux dont parle saint Ignace : Si anquam amoris Domini œternî oblitus fuero ob meas culpas * ?

Voilà donc où m'ont conduit ma lâcheté et

classes : la première, celles qui se sont perdues avant sa venue; la seconde, pendant sa vie; la troisième, après sa vie en ce monde. » (I'* semaine, 5* exercice, colloque.) I. « Si mes fautes me faisaient oublier jamais Tamour du Seigneur éternelM. » (Ibid., second préludeO

mon amour-propre ! — Pour secouer cette insensibilité, il est bon de méditer sur la tiédeur.

TIÉDBU&.

Premier prélude : Voir un paralytique languissant sur un lit de souffrance.

Deuxième prélude : Demander la grâce de connaître vraiment mon état, et si je suis tombé dans la phthisié spirituelle, de sentir le progrès de la vie intérieure, le feu sacré se ranimer en moi.

i« Suis-je vraiment tiède ? — Je passe pour fervent; j'ai une régularité apparente, et même quelque chose d'austère... Je passe pour avoir le don de parler de Dieu ; puis^ efforts continuels, tendance à prière, vie surnaturelle d'union à Jésus... Il semble qu'il y ait là quelque signe de ferveur.

Mais cette insensibilité, même pendant la retraite, comme s'il y avait paralysie, stupidité, phthisié spirituelle, n'est-ce pas signe de tiédeur >

Et de fait, je ne suis ni froid ni chaud en beaucoup de choses ^ ; non pas froid, car il

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