Le Christ ne s'est pas plu à lui-même. (Rom., XV
quœrit qiiœ sua sunt^ j son aversion : comme il aime ses ennemis môme ! sa gloire : Quœro gloriam ejiis qui misit me *.
Voici son intention, la gloire de son Père, la plus grande gloire de son Père en tout cela Aussi son plaisir, sa nourriture est de faire la volonté de son Père, c'est-à-dire de procurer sa gloire ; il ne vit, ne meurt, ne ressuscite que pour elle.
Et cette intention de la plus grande gloire de son Père, elle est tout, elle est toujours, elle est seule, pleine et sans mélange, sans altération, en intensité croissante, quels que soient les obstacles, les oppositions, les répugnances de la nature, les sacrifices. Voilà le modèle.
III. Et moi, quelles sont mes intentions? — Ce sont celles de Jésus même que je devrais avoir, comme homme, comme chrétien : Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, quelque autre chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu ^ ; comme prêtre : In unione
1. La charité ne cherche pas le propre Intérêt. (I Ccr., xni, j.)
2. Moi, je ne cherche pas ma gloire, mais la gloire de Celui qui m'a envoyé. (Joan., vm, 50.)