I Cor., X
LE REGNE DU SAINT-ESPRIT. jis
illiiis divinœ întentionis qiia ipse in terris laudes Deo jpersolvisti ^ ...
Comme religieux : tendance à la perfection, donc amour, gloire de Dieu nécessaire ;
Comme jésuite : C^d majorem Dei gloriam ; c'est-à-dire par raison, par grâce, par vocation, par réparation, et même par intérêt personnel bien compris , par plaisir , par amour-propre bien compris.
Au lieu de cela, que sont mes intentions ? Comme elles sont souvent vagues, mal formées, nulles même dans les choses saintes, presque au hasard !
Comme souvent elles sont mêlées, pour Dieu et pour moi ; comme souvent elles sont pour moi plus que pour Dieu ; comme je me fais centre de tout, sans même m'en apercevoir; comme je rapporte tout à mon intérêt, à mon plaisir, à ma vanité !
IV. Quel mal provient de là? — C'est la perfection, et qui sait? la vocation compromise; le Saint-Esprit contristé, Jésus-Christ humilié; la gloire de Dieu sacrifiée en moi comme dans
I. En union de cette intention divine avec laquelle vous-même sur la terre rendiez à Dieu le tribut de louanges. (Oraison avant l'Office divin.)
jitf RETRAITE DE 1870.
les autres ; — on de\dent im homme comme un autre, moins qu'un homme dans une telle vocation... C'est une perte incalculable de grâces, de mérites... Que de paille au lieu de l'or que je pouvais amasser! le purgatoire mérité, — pourvu que je ne descende pas plus bas...
Quel compte à rendre !
V. Quelques moyens pour purifier l'intention. — La prière ; l'habitude de diriger l'intention dès le matin, de la renouveler souvent, pour les principales actions; le soin de surveiller le commencement, le milieu, la fin, et de désavouer ce que je sens être quelque intention mauvaise qui s'y mêle ; l'exercice de la présence de Dieu; la réflexion sur les misères de la vaine gloire (voir comme saint Ignace parvint à s'en délivrer) ; la mortification habituelle de toute recherche personnelle; le détachement de tout ce qui n'est pas Dieu; l'humilité; la possession de soi-même, contrele premier mouvement.
En outre, se conduire toujours d'après un principe surnaturel, le mêler à nos pensées, à nos paroles, à nos actions, comme ce levain que la femme de l'Evangile mêlait à la farine * ;