‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 156 sur 174 · TRANSFIGURATION · texte numérisé non relu

TRANSFIGURATION

Le mystère de cette retraite. — Voir le Thabor : Notre-Seigneur, Élie, Moïse transfigurés. — Pierre, Jacques et Jean, mais non pas transfigurés.

Grâce : que je sois transfiguré! c'est ma prière, ma résolution aujourd'hui.

1. Vous avez reçu l'esprit d'adoption, en qui nous crions : Père! Père! (Rom., vni, 15.)

2. Quid'.^uid petierimus, accipiemus ab eo. (I Joan., m, 22; Cf. Marcj x, 35; Matt., xxi, 22; Joan., xiv,

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iz6 RETRAITE DE 1870.

I, Qu'est-ce que cette transfiguration? — En Notre-Seigneur, la gloire, présage de celle dont il jouira bientôt. Mais c'est encore la manifestation de la grâce qui est en lui, qui coule de lui comme de sa source. N'est-il pas l'auteur même de la grâce? Et dès lors, la transfiguration est la révélation de la grâce qui doit nous illuminer nous-mêmes. Nous avons cette manifestation, bien qu'invisible, de cette grâce en Jésus.

De même en nous, quand nous sommes en état de grâce, bien que les yeux mortels ne saisissent rien, cette grâce n'en est pas moins en notre âme par l'efficacité du baptême, des sacrements.

Je vois qu'en cela consiste la vie chrétienne, c'est-à-dire la vie de grâce, c'est-à-dire la transfiguration de la nature en la grâce, c'està-dire la lumière supérieure envahissant l'âme et même le corps, semblable à l'auréole des SdànXs \ faciès sicut sol, voilà pour l'âme; vestimenta sicut 7iix, voilà pour le corps. C'est ce que dit saint Pierre : Quasi lucernœ lucenti in caliginoso loco^ donec dies elucescat^ et Lucifer oriatur in cordibiis vestris^.

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