Edit. orig. : vit éfoient mal-propres
tismes, et trouvames un pais mediocremant fertile, fort peuplé d’habitations, et cultivé partout, le chemin bossu et pierreus, et nous randimes fort tard, d'une trete qui est fort longue, à
SIENE, trante deus milles, quatre postes ; ils les font de huict milles, pluslonguesqu'ordinairemantles nostres!.
Le Vandredy il la reconnut curieusemant, notamant pour le respect de nos guerres?. C'est une ville inegale, plantée sur un dos de colline où est assise la meillure part des rues; ses deus pantes sont par degrés ramplies de diverses rues, et aucunes vont encore se relevant contre-mont, en autres haussures. Elle est du nombre des belles d Italie, mais non du premier ordre, de la grandur de Florance* : son visage la tesmoigne fort antienne. Elle a grand foison de fontenes, desqueles la pluspart des privés desrobent des veines, pour leur service particulier. Ils y ont des bones caves et fresches. Le dome, qui ne cede guiere à celui de Florance, est revctu dedans et dehors quasi partout, de ce mabre ci : cc sont des pieces carrées de mabre, les unes espesses d'un pied, autres moins, de quoi ils encroutent, come d'un lambris, ces batimans faicts de bricques, qui est l'ordinere matiere de cette nation. La plus bele piece de la ville, c'est la place-ronde, d'une tres-bele grandur, et alant de toutes parts se courbant
:. Les édit. orig. n'ont pas de virgule après milles.
<. Les Siennois. se révoltant contre l'empereur, chassèrent la garnison espagnole {5 août 1552), et Lansac prit possession de leur ville au nom du roi de France. Assiégés par le marquis de Marignan, qui venait de battre le maréchal Strozzi à Marciano (2 août 1534). la famine les força à capituler. Monluc, l'âme de la défense, sortit, le 21 avril 1653. avec armes et bagages; et 677 Siennois. tant nobles que gens du peuple, suivirent sa petite troupe, emmenant leurs femmes et leurs enfants, pour fonder la République siennoise retirée à Montalcino. Commentaires de Monluc, t. Il,