Var. : #1 de la grandeur de Florance
vers le palais qui faict l'un des visages de cete rondur, et moins courbe que le demurant*. Vis-à-vis du palais, au plus haut de la place. il y a une tres-belle fontene, qui par plusieurs canals, ramplit un grand vesseau où chacun puise d'une tres-belle eau *. Plusieurs rues viennent fondre en cete place par des pavés tissus en degrés. Il y a tout plein de rues et demures tres antiennes : la principale est cele de Piccolomini, de Ciaia 3, de Tolomei, Colombini, et encore de Cerretani. Nous vismes des tesmoingnages de trois ou quatre çans ans. Les armes de la ville qui se voient sur plusieurs piliers, c'est la Louve qui a pandus à ses tetins Romulus et Remus.
Le Duc de Florance trete courtoisement les grans qui nous favorisarent, et a* pres de sa personne, Silvio Piccolomini, le plus suffisant jantilhome de notre tamps à toute sorte de science, et d'exercice d'armesÿ. Come celui qui a principalemant à se garder de ses propres sujects, il abandonne* à ses villes le souin de les fortifier, et s'atache à des citadelles qui sont munitionnées et guardées avec toute despance et diligeance, et avec tel supçon qu'on ne permet qu'à fort peu de jans d’en aprocher.