‹ Journal de VoyageChapitre 193 sur 294 · Edit orig. : où la pluspart · texte numérisé non relu

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suvile, et plusieurs enfans qui prometant de dire toute leur qu'ils montrent en leurs meins, aura baillée. Les vins n'y sont g

Landemein matin, aiant laissé nous rejetames au chemin de |:

retrouvions force beles pleines, :

tost au pied du mont. Mais sur le matinée, nous eusmes quelque t.

ject de mille diverses collines, re de tres-beaus ombrages de toute des plus beaus bleds qu'il est poss si coupé et præcipitus, que c’etc mant les chevaus puissent avoir a vallons, un nombre infini de ruisse et villages par-ci par-là, qu'il me 1 nues de Florance, sauf que ici il maison d’apparance; et là: le terr pour la pluspart, là où en ces coll pousse de terre inutile. Il est vrai c tamps les favorisoit. Souvant, biei nos testes, nous voions un beau pieds, come aus Antipodes, un aut sieurs commodités et diverses : ce pas mauvée Îr-+--

Parmi ces bosses, on descouvre et au haut et au bas plusieurs riches pleines, grandes par fois à perdre de veue par certein biaiz du prospect. Il ne me samble pas que nulle peinture puisse represanter un si riche paisage.

De-là nous trouvions le visage de notre chemin, tantost d'une façon, tantost d'un'autre, mais tousjours la voie tres-aisée ; et nous randismes à disner à

La Muccia, vingt milles. Petite villete assise sur le fluve de Chiento!.

De-là nous suivismes un chemin bas et aisé au travers ces mons, et parceque j avoi donné un soufflet à notre vetturin?, qui est un grand excés selon l'usage du pais, temouin le vetturin qui tua le Prince de Tresignano, ne me voiant plus suivre audict vetturin, et en etant tout à part moi un peu en humur, qu'il fit des informations ou autres choses, je m'arretai contre mon dessein (qui etoit d'’aler à Tolentino) à souper à

VALCHIMARA5, huit milles. Petit village, et la poste, sur ladicte riviere de Chiento.

1. Sur un affluent et non loin du Chienti. — Edit. orig. : Petite villote...

2. « On incorpore la cholere en la cachant... Je conseille qu'on donne plustost une nazarde À son valet [1595: une buffe à la jouè de son valet}, un peu hors de saison, que de gehenner sa fantasie, pour representer cette sage contenance. — Quand je me courrouce, c’est le plus vifvement, mais aussi le plus briefvement, et secretement que je puis : je me pers bien en vistesse, et en violence, mais non pas en trouble : si que j'aille jettant à l'abandon, et sans choix, toute sorte de parolles injurieuses, et que je ne regarde d'assener pertinemment mes pointes, où j'estime qu'elles blessent le plus : car je n'y employe communement, que la Jangue. » Essais (1588), liv. II, chap. xxx1. Le président de Brosses, lettre LV, dit : les postes sont « parfaitement bien servies, et l'on marche à sa guise sans dépendre.de personne, ce que l'on ne peut faire avec des voiturins qu'il faudrait d’ailleurs, à tout moment, rouer de coups de bâton, et c'est une fatigue ».

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