‹ Journal de VoyageChapitre 210 sur 294 · Figline et Ancisa · texte numérisé non relu

Figline et Ancisa

4. Pétrarque est né à Arezzo, mais sa maison paternelle dominait le bourg d’Ancisa. |

5. a J'ay laissé envicillir et mourir en moy, de mort naturelle, des rheumes ; defluxions goutteuses ; relaxation ; battement de cœur; micraines ; et autres accidens, que j'ay perdu, quand je mestois à demy formé à les nourrir. » Essais (1588), liv. III, chap. x.

6. « Annibal lui-mème, ayant les yeux malades d'abord à cause de cette mauvaise saison de printemps mêlée de chaleurs et de froids, porté par le seul éléphant qui lui restait, afin d’être plus élevé au-

vive vivo LE CHEININ Plein du E

diverses sortes de vivres à Florai FLoRANCE, douze milles, par l'

pierre qui y sont sur l'Arne.

Landemein, apres avoir oui la tismes, et biaisant un peu le d pour voir Castello, de quoi j'ai parceque les filles du Duc y etoi:

heure aloint par le jardin ouir l:

de vouloir atandre, ce que je ne rancontrions en chemin force pr va devant, les fames aprés, la plus des chapeaus de paille, qui se fo cete contrée qu'en lieu du monde fames de village, les mules et esc les fames, marche le Curé, et a Nous avions veu le jour avant Moines, qui avoint quasi tous paille.

Nous suivismes une tres bele p dire le vrai, je fus quasi contreint Orleans, ny Tours, ny Paris mesme:

ne sont accompaignés d'un si gra sons et villages, et si louin, que beles maisane et Palais 21e --:

long de cete route, nous nous randismes à disner à

PRATO, dix milles, petite ville audict Duc, assise sur la riviere de Bisanzo!, laquelle nous passames sur un pont de pierre à la porte de ladicte ville. 11 n'est nulle region si bien accommodée, entrautres choses, de pons et si bien estoffés; aussi le long des chemins partout on rancontre des grosses pierres de taille, sur lesqueles est escrit ce que chaque contrée doit rabiller de chemin, et en respondre. Nous vismes là au Palais dudict lieu les armes et nom du Legat du Prat, qu'ils disent etre oriunde de là*. Sur la porte de ce Palais est une grande statue coronée, tenant le monde en sa mein, et à ses pieds, Rex Robertus®. lls disent là que cete ville a été autreffois à nous; les flurs de lis y sont partout : mais la ville de soi porte de gueules semé de flurs de lis d'or. Le dome y est beau et enrichi de beaucoup de mabre blanc et noir.

Au partir de là, nous prismes un'autre traverse de bien 4 milles de destour, pour aller al Poggio, maison de quoi ils font grand feste apartenant au Duc, assis sur le fluve Umbrone*; la forme de ce bastimant est le modele de Pratolino. C’est merveille, qu'en si petite masse il y puisse tenir çant tres beles chambres. J'y vis, entr'autres choses, des lits grand nombre de tres-bele etoffe, et de nul pris: ce sont de ces petites

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