‹ Journal de VoyageChapitre 214 sur 294 · Peut-être : d'un sul arceau · texte numérisé non relu

Peut-être : d'un sul arceau

4. « ... Jay choisi jusques à cette heure, à m'arrester et à me servir de celles (des caux), où il y avoit plus d’ameenitè de lieu, commodité de logis, de vivres et de compagnies, comme sont en France, les bains de Banieres : en la frontiere d’Allemaigne, ct de Lorraine, ceux de Plombieres : en Souysse, ceux de Bade: en la

montueus. Audavant du bein, le long de la riviere, il y a une pleine de trois ou quatre cans pas, audessus de laquele le bein est relevé le long de la cote d’une montaigne mediocre, et relevé environ come la fonteine de Banieres, où l'on boit pres de la ville. Le Site où est le bein a quelque chose de plein, nù sont trante ou quarante maisons tres-bien accommodées pour ce service, les chambres jolies, toutes particulieres, et libres qui veut, à-tout un retret?, et ont un'entrée pour s'entreatacher, et un'autre pour se particulariser. Je les reconnus quasi toutes: avant que de faire marché, et m'aretai à la plus belle, notammant pour le prospect qui regarde fau moins la chambre que je choisis) tout ce petit fons, et la riviere de la Lima, et les montai- «nes qui couvrent ledict fons, toutes bien cultivées et vertes jusques à la stime, peuplées de chataigniers et oliviers, et ailleurs de vignes qu'ils plantent autour des montagnes, ct les enceignent en forme de cercles et de degrés. Le bort du degré vers le dehors un peu relevé, c'est vigne; l'enfonceure de ce degré, c'est bled. De ma chambre j'avois toute la nuit bien doucemant le bruit de cete riviere. Entre ces maisons est une place à se proumener, ouverte d'un costé en forme de terrasse, par laquele vous regardés ce petit plein sous l'allée d'une treille publique, et voiés le long de la riviere dans ce petit plein, à deus cens pas sous vous”, un beau petit village qui sert aussi à ces beins, quand il y a presse’. La pluspart des maisons neufves, un

Toscane, ceux de Lucques : et notamment ceux della Villa, desquels Jay usé plus souvent, et À diverses saisons. » Æssuës (1582), liv. II, chap. XXXVI.

Page 1