Rafraî.bit. du verbo refreschicr, refreschet
pour telle autre, et là-dessus mille miracles; mais en somme, il n’y a nulle sorte de mal qui n'y treuve sa guerison !. Il y a un beau logis à plusieurs chambres, et une vintene d’autres non guiere beaus. Il n’y a nulle compareson en cela de leur commodité à la nostre, ny de la beauté de la veué, quoiqu'ils aient nostre riviere à leurs pieds et que leur veue s'etande plus longue dans un vallon, et si sont beaucoup plus chers. Plusieurs boivent ici, et puis se vont beigner là. Pour cet’ heure Corsena a la reputation.
Le Mardi, neuf de Mai 1581, bon matin, avant le soleil levé, j'alai boire du surjon mesme de notre fonteine chaude, et en beus sept verres tout de suite, qui tienent trois livres et demie : ils mesurent einsi. Je croi que ce seroit à douze, notre carton ?. C’est un’eau chaude fort moderéemant, come celle d’Aigues-Caudes ou Barbotan, aïant moins de gout et saveur que nulle autre que j'aïe jamais beu. Je n’y peus apercevoir que sa tiedur, et un peu de douceur. Pour ce jour elle ne me fit null’operation, et si fus cinq heures despuis boire jusques au disner, et n’en randis une sule goute. Aucuns disoint que j'en avois pris trop peu : car là ils en ordonent un fiasque : sont deus boccals qui sont huit livres, sese ou dix et sept verres des miens. Moi je pense qu'elle me trouva si vuide à cause de ma medecine, qu'elle trouva place à me servir d'alimant.
oo —€—— "—"’vvo.——____y m mò@-@————————É.@
1. « Et encores que je n'y aye apperceu aucun effect extraordinaire et miraculeux : ains que m'en informant un peu plus curieusement qu'il ne se faict, j'ayc trouvé mal fondez et faux, tous les bruits de telles operations, qui se sement cn ces licux là, et qui s'y croyent (comme le monde va se pippant aisément de ce qu'il desire) toutes fois aussi, n'en ay je veu nul que ces caux ayent empiré... » Essais (1582), liv. II, chap. xxxvm.
2. À douze livres notre quarte. (Meusnier de Querlon. ) La quarte valait au xvim® siècle deux pintes, la pinte un peu moins d'un litre.
Ce mesme jour je fus visité « nois, Colonel de douse çans he Re me de cete Seigneurie, qui se ti ent à quair Beins'; et me vint faire plu ee +, S moi environ deus bici id:
autres du lieu de me favoris Seigneurie a cete regle de se se giers, et dispose son pene. PS selon la contrée, leur done un Ce TER el.
der: qui a plus grande, qui moindre COS nels sont païés ; les Capitaines qui sont des hab pais ne le sont qu'en guerre, etc nt paignies particulieres lors sue avoit sese escus par mois de g de se tenir prest. |
Ils vivent plus sous regie e es È nostres, et junent fort notammant d trouvois mieus logé qu'en pit Banieres. Le sit du pais est È mais en nuls autres beins;. les 1 ie surpassent en magnificence & autres de beaucoup ; le logis de È autre, sauf le prospet d'icy.
Mercredi bon matin, en grand peine du, peu d'ope le jour avant : car j'avoi Den, apres l'avoir prise, mais ] 1do1s
pa
Î um | goute
du jour precedant, n'alant È ict pa qui retirat à celle du es j'en sept verres mésurés à dal qui tut double de ce que j'en ane a re joi que je n'en ai Jamais. pr
que ) Ja ALDI di ein
. Au LÉ de + Borgo, Coma 11 a. Edit, orig. : le jour avant k
prins..,
un grand desir de suer, auquel je ne vousis nullemant eider, aïant souvant oui dire que ce n'etoit pas l’effaict qu'il me faloit; et, come le premier jour, me continsen ma chambre, tantost me promenant, tantost en repos. L’eau s'achemina plus par le derriere, et me fit faire plusieurs selles laches et cleres, sans aucun effort. Je tien qu'il me fit mal de prandre cete purgation de casse, car l'eau trouvant nature acheminée par le derriere et provoquée, suivit ce trein-là ; là où je l’eusse, à-cause de mes reins, plus desirée par le devant; et suis d'opinion, aus premiers beins' que je pranderai, de sulemant me preparer aveq quelque june le jour avant.
Aussi crois-je que cet'eau soit fort lache et de peu d'operation, et par consequant sure et pouint de hasard : les aprantis et delicats y seront bons. On les prant pour refrechir le foïe, et oster les rougeurs de visage : ce que je remerque curieusemant pour le service que Je dois à une tres vertueuse Dame de France*. De l'eau de Saint Jan, on s’en sert fort aus fars, car ell’est extrememant huileuse. Je voiois qu’on en amportoit à pleins barrils aus païs etrangiers?, et de cele que je beuvois encore plus, à force asnes et mulets, pour Reggio, Modene, la Lombardie, pour le boire *.