Il ne but pas une livre (deux verres) à ses repas
ces eaus, elles ne sont ny pour i uire 1 pour servir: ce n'est que lacheté et f craindre qu'elles eschauffent plus les : reins 4 les purgent ; et croi qu ‘il me faut des eaus { et aperitives.
Le Jeudi matin j'en rebeus cinq livres, d'en estre mal servi et ne les vuider. Elles ami faire une selle, uriner fort peu, et ce mesme escrivant à M. Ossat, je tumbé' en un panse penible de M. de la Boetie, et y fus sì, sans me raviser, que cela me fit grand mal ?.
Le lit de cet'eau est tout rouge et rouilié, Æ canal par où elle passe : cela, meslé à son ‘insipili me faict crere qu'il y a bien du fer, et qu ‘les Je ne randis le Jeudi, en cinq heures que disner, que la cinquiesme partie de ce que }’ be
La vaine chose que c'est que la medecine. Je dis par rancontre, que me rapantois de m'estre tant et que cela faisoit que l'eau me trouvant vuide, d'alimans et s'arretoit. Je vien de voir un , imprimé, parlant de ces eaus, nomé Donati, qui ‘è qu'il conseille de peu disner, et mieus souper "59 croi que ma conjecture lui sert : son compa
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r. Edil, orig. : tumbe.., $ —
a, Sur Estienne de La Boétie, né le 197 novembre 1530, mort lex 18 août 1503, voir P, Bonnefon, t. I, p. 103. x Depuis le jour quéit le perdy... je ne fay que trainer languissant : et les plaisirs mes qui s'offrent à moy, au lieu de me consoler, me te blen | regret de sa perte. » Essais (1580), liv. I, chap. xxvu. a O ce amy ! En vaux-je mieux d'en avoir le goust, ou si j'en vauximoin, j'en vaux certes bien mieux. Son regret me console et m'hont Ésl-ce pas un picux et plaisant office de ma vie, d'en ere à à | jamais les obseques ? Est-il jouyssance qui vaille cette p | Essais (1545), liv. II, chap. van.
1. Donati, Des eaux de Lucques, appelées vulgairement de la 4 i5fu. A. d'Aticona.
Franciotti, est au contrere, come en plusieurs autres choses!.
Je santois ce jour là quelques poisanteurs de reins que je creignois que les eaus mesmes me causassent, et qu'elles s'y croupissent : si est-ce qu'à conter tout ce que je randois en 24 heures, j'arrivois à mon pouint à peu pres, atandu le peu que je beuvois aus repas.
Vandredi je ne beus pas, et au lieu de boire, m'alai beigner au matin et m'y laver la teste, contre l'opinion commune du lieu.
C'est un usage du paîs d'eider leur eau par quelque drogue meslée, come de sucre candi, ou manne, ou plus forte medecine encore *, qu'ils meslent au premier verre de leur eau et le plus ordineremant, de l'eau del Testuccio, que je tatai : elle est salée. J'ai quelque soupçon que les Apotiqueres, au lieu de l’envoler querir pres de Pistoie où ils disent qu'elle est,
1. Franciotti, Zrailé du Bain de la Villa au territoire de Lucques, 1552. À. d'Ancona. « Quant à la varieté et foiblesse des raisons de cet'art, elle est plus apparente qu'en aucun'autre art, » dit Montaigne > Essais (1580), liv. II, chap. xxxvu. Et dans sa 2° édition (1582), il semble rapporter les raisons des deux savants médecins : « À ceux qui sont aux bains, il est plus salubre de manger peu le soir, affin que le breuvage des eaux qu'ils ont à prendre lendemain matin, face plus d'operation, rencontrant l'estomach vuide, et non empesché. Au rebours, il est meilleur de manger peu au disner, pour ne troubler l'operation de l'eau, qui n'est pas encore parfaite, et ne charger l’estomach si soudain, apres cet autre travail, ct pour laisser l'office de digerer, à la nuict, qui le sçait mieux faire que ne fait le jour, où le corps et l'esprit, sont en perpetucl mouvement ct action. Voila comment ils vont bastelant, et baguenaudant [à noz despens| en tous leurs discours, {gt ne me syauroient fournir proposition, à laquelle je n'en rebastisse une contraire, de pareille force.] » — Edit. orig. : Come je continnat landemcin à boire, je croi que ma conjecture lui sert : — Les mots Come je continuat sont soulignés par le premier éditeur, ce qui indique qu'ils ont été ajoutés par lui. Je les ai supprimés, ainsi que les trois suivants, ct je laisse au lecteur ingénicux le soin de rétablir ce passage.