François Paciotto d'Urbin
3. « Et y avoit en csté (dans l'ancienne Rome), des vendeurs de nege pour refrèchir le vin : et en y avoit qui se servoyent de nege cn hvver, ne trouvans pas le vin encore lors assez froid. » Essuis 1596", liv. I, chap. xLIx.
gli vini bianchi dolci e fumosi, perchè quella volta che mi riprese prima la migrena, ne avea bevuti gran quantità di Trebisiano, scaldato del viaggiare, e della stagione, e la dolcezza d'esso non stancando la sete.
In fine confessai, ch'è ragione, che Firenze si dica la bella.
Quelgiorno andai solo per mio diporto a veder le donne che si lasciano veder a chi vuole. Viddi le più famose : niente di raro. Gli alloggiamenti raunati in un particolare della città, e per questo spregievoli, oltra ciò cattivi, eche non si fanno in nissun modo a quelli delle puttane Romane, 0 Venegziane : nè anco esse in bellezza, 0 grazia, o gravità. Sè alcuna vuole starsi fuora di questi limiti, bisogna che sia di poco conto, e faccia qualche mestiere per celarsi. |
Viddi le botteghe di filattieri di seta con certi instru-
face. Je me mis en fantaisie, que les vins blancs doux et fumeux en étaient cause, parce que cette première fois que me reprit la migraine, j'en avais bu grande quantité de Trébisian, échauffé du voyage et de la saison, et sa douceur n'étanchant pas la soif.
Enfin je confessai que c’est Justice que Florence se dise /a belle.
Ce jour-ci j'allai seul, pour me divertir, voir les dames qui se laissent voir à qui veut. Je vis les plus fameuses : rien de rare. Les logements réunis en un quartier à part de la ville, et pour ce méprisables, mauvais en outre et qui ne sont à comparer en aucune manière à ceux des putains romaines ou vénitiennes : ni elles-mêmes en beauté ou grâce ou gravité. Si quelqu'une se veut tenir hors de ces limites, il faut qu'elle soit de peu de compte, et fasse quelque métier pour se cacher.
Je vis les boutiques des filateurs de soie avec certains instruments, lesquels une seule femme faisant
menti, gli quali spingendo in giro una sola donna, fa d'un tratto torcere, e voltare cinquecento fusi.
Martedi la mattina spinsi fuora una fietrella rossa.
Mercordi viddi la cassina del Granduca. E quel che mi parve più importante è una rocca în forma di piramide, composta e fabbricata di tutte le sorte di mincere naturali, d'ogn'una un pe;;o, radunate insieme. Buttara' poi acqua questa rocca, con la quale si verranno là dentro movere molti corpi, molini d'acqua, e di vento, campanette di Chiese, soldati di guardia, animali, caccie, e mille tal cose.
Giovedì non volsi restar a vedere correre un altro palio ai cavalli. Andai dipoi desinare a Prattolino, il qual rividdi molto minutamente. Et essendo pregato dal Casiero del Palazzo di dire la mia sentenzia di quelle bellezze, e di
tourner, elle fait tordre et volter à la fois cinq cents fuseaux.
Mardi, le matin, je boutai hors une petite pierre rousse.
Mercredi je vis la cassine du grand-duc. Et ce qui me parut le plus important, c'est une roche en forme de pyramide, composée et bâtie de toutes les sortes de minerais naturels réunies ensemble, de chacune un morceau. Et puis cette roche jettera de l'eau, par laquelle on verra là-dedans mouvoir beaucoup de corps, moulins à eau et à vent, petites cloches d’églises, soldats de garde, animaux, chasses, et mille choses pareilles.
Jeudi je ne voulus rester à voir courir aux chevaux un autre poêle. J'allai après-diner à Pratolino, lequel je revis fort en détail. Et étant prié par le gardien du palais de dire ma sentence sur ces beautés-là et sur