‹ Journal de VoyageChapitre 233 sur 294 · Des feux de joie dans les rues · texte numérisé non relu

Des feux de joie dans les rues

er La mattina alla f comparse su uno palco il lai He | (sotto un cielo) ornate di i taf

lato il Nunzio del Papà ten. st di là l'Imbasciadore di Ferrara. L in tutte le sue Terre e Castella, s d'un araldo. Come per Siena si pr Foro tito di velluto bianco e nero, gran vaso argenteo, e la pura d costui sempre in questo modo 4 ed orazione piccola. Quando el ch'erano nominati venivano inn titisu cattivissimi cavalli, e pane à Varie, qui una bandiera rò.

dg

i certi Ra tia ve me; indi

ti

fête on voit en public jusqu'aux jet | vis pourtant pas grande beauté. Le n gina

du palais, le Grand-duc comparut sur L un échaf un ciel), le long des murs du rnés de tapis, ayant à son côté à main { Pape, et beaucoup plus loin VA rare. Là passaient devant lui row teaux, à mesure qu'ils étaient 1 clés pa Lei Comme pour Sienne se pré e vétu de velours blanc et AUS tain grand vase d'argent, et la fi noise, Celui-là fit, jou en cette ag et petite harangue au Grand-duc, ( fini, à mesure qu'ils étaient nomm = senter certains garçons mal vétusis chevaux et mules, portant qui brie: 0 une bannière rompue et ruinée, Ce

1. C'est ce qu'on appelait les A. d'Ancona, — Terres et châteanx ; murailles, È

gran numero passavano il lungo via senza far motto, senza rispetto, e senza cerimonia in foggia di burla più ch’altramente, et erano le Castella e Luochi particolari dipendenti del Stato di Siena. Ogni anno si rinova questo per forma.

Passò ancora là un carro, e una piramide quadrata di legno, grande, portando intorno certi gradi delli Putti vestiti chi d'un modo, chi d’un altro, da Angeli, o Santi : et alla cima che veniva d'altezza a pari delle più alte case, un S. Giovanni, uomo travestito a suo modo, legato a un pezzo di ferro. Seguivano questo carro gli Officieri, e particolarmente quelli della zecca.

Marciava all'estremo un altro carro, sul quale erano certi Giovani che portavano tre palii per li corsi diversi, avendo a canto i cavalli barberi ch'erano per correre a gara quel giorno, e i garzoni che li dovevano cavalcare con le insegne de i Padroni, che sono Signori de’ primi. Li cavalli piccioli, e belli.

nombre passaient outre le long de l'échafaud, sans dire mot, sans respect et sans cérémonie, en guise de farce plutôt qu’autrement, et c'étaient les Châteaux et Lieux particuliers dépendant de l'Etat de Sienne. Chaque année cela se renouvelle pour la forme.

Il passa encore là un char, et une pyramide carrée de bois, grande, portant autour de certains degrés des petits garçons vêtus qui d'une manière, qui d'une autre, en Anges ou en Saints : et à la cime, qui égalait en hauteur les plus hautes maisons, un S. Jean, homme travesti à sa mode, lié à une pièce de fer. Les officiers suivaient ce char, et particulièrement ceux de la Monnaie.

Marchait en dernier un autre char, sur lequel étaient certains jeunes gens qui portaient trois poêles pour les courses diverses, ayant à côté les chevaux barbes qui allaient courir à l’envi ce jour-là, et les garçons qui les devaient chevaucher avec les enseignes de leurs maîtres, qui sont des premiers seigneurs. Les chevaux petits et beaux.

gli letti infestatisstnr

Non cè quantità di altri pesci, che di fuo duca mandava da Giova medesima osteria dove

Frutti, pesci: ma gli p

catori di terra.

Aveva io tutto il gio.

un'alterazione non dis

Le chaud ne me pi France. Toutefois, po d'hôtellerie, j'étais forc de la salle, y mettant vant à louer aucun lc ville n'est pas bonne :

per encore aux punais infestés.

Il n'y a pas grande mange de truites et au hors et marinés. Je vis Giovan Mariano, Milan lerie que moi, un prést sons : mais les poissons soirs de ter

ho sentita altre volte ai caldi nostri. Non mangiava altro che frutti, e insalate con zucchero. In fine non stava bene.

Quelli diporti che si pigliano al fresco in Francia di poi la cena, qui innanzi. E nelli più lunghi giorni cenano spesso di notte. Fra le sette, et otto, la mattina si fa il giorno.

Di poi pranzo si corse il palio de i barbi. Lo vinse il cavallo del Cardinale de Medicis. Vale questo palio scudi 200. È cosa poco dilettevole, perchè, essendo su la strada, non vedete altro che passar in furia questi cavalli.

La Domenica viddi il palaz;o de’ Pitti, e fra l'altre cose una mula in marmo rafpresentando un’altra mula ancora viva, per li lunghi servizi c'ha fatto a menar roba per questa fabbrica. Questo dicono i versi latini.

quelle j'ai sentie autrefois aux chaleurs de chez nous. Je ne mangeais rien que des fruits et des salades sucrées. Enfin je n'étais pas bien.

Ces divertissements à la fraîcheur qui se prennent en France après le souper, ici c'est avant. Et dans les plus longs jours ils soupent souvent de nuit. Il fait jour, le matin, entre les sept et huit.

Après dîner on courut le poéle des barbes. Le cheval du Cardinal de Médicis l’emporta. Ce poêle vaut 200 écus. C'est chose peu plaisante, car, étant dans la rue, vous ne voyezrien que passer en furie ceschevaux.

Le dimanche je vis le palais des Pitti, et entre autres choses une mule en marbre représentant une autre mule encore vivante, à cause des longs services qu'elle a faits à mener des matériaux pour ce bâtiment. C'est ce que disent les vers latins !.

1. C'est un bas-relief de marbre noir sur un fond de marbre blanc, avec ce distique :

Lecticam, lapides et marmora, ligna, columnas Vexst, conduxit, traxit et ista tulit.

La cour du palais Pitti fut commencée vers 1568. A. d'Ancona.

384 JOURNAL DE vora 01 \

x si

Il Sabbato era il palazzo del € G Grand uca ape dicontadini, ai quali era ap rta ogni cosa; e la piena di diversi balli chi di qua, di gente credo, use quale perduta che si rinfreschi a que.

Città. AI palazzo vimmo que una testa (con le corna ct desi | di foggia d'uno piccolo ati k

Il Lunedi fui a desinare in colomini molto conosciuto per la lare per la scienzia della + innanzi molti discorsî, pr Gentiluomini. Dispregia lui d

ars BI

Le samedi le palais du Grar rido it plein de paysans, auxquels était c iverte to et la grande salle pleine de divers ba 4, là. Pour cette sorte de gens je crois que c image de la liberté perdue, qui se rafraîel principale de la ville, Au palais not er mère qui a entre les épaules une t mai les cornes et oreilles), et le corps à la a gu lion. È |

Le lundi je fus diner chez le seignet sac à lv mini, fort connu pour sa vertu, et e sa science de l'escrime. Maints disce jurs y fi en avant, y ayant bonne compagni: e d'a hommes?, Lui, Mii tout à fi fi

— tr ..,. Les Atheniens ordonnerent que le

avoitent servy au bastiment du temple a fussent libres, et qu'on les laissast

ment. » Æssais (1580), liv. II, chap. xt È 1. Cette phrase, dans les Édit, orig., est dent.

a, a J'observe en medici = — tousjours quelque chose, par la c

delli maestri Italiani, del Veniziano, di Bologna, Patinostraro, etaltri. Et inquesto lodasolamente un suo criado ch'è a Brescia dove insegna a certi Gentiluomini questa arte. Dice, che non ci è regola, nè arte in l'insegnare volgare « e particolarmente accusa l’uso di spinger la spada innanzi, e metterla in possa del nimico; e poi, la botta passata, di rifar un altro assalto, e fermarsi‘ ;perchè dice, che questo è del tutto diverso di quel che si vede per esperienza delli combattenti. Lui era in termine di far stampar un libro di questo suggetto. Quanto al fatto di guerra, spregia assai l'artiglieria : e in questo mi piacque molto.

maîtres italiens, du Vénitien de Bologne, du Patinostraro, et autres?. Et en cela il loue seulement un sien domestique qui est à Brescia, où il enseigne cet art à certains gentilshommes. Il dit qu'il n'y a règle ni art en la façon d'enseigner vulgaire : et particulièrement accuse l’usage de pousser l'épée en avant, et s'arrêter, et la mettre au pouvoir de l'ennemi; et puis, la botte passée, de refaire un autre assaut; car, dit-il, c’est tout à fait différent de ce que l’on voit par expérience aux combattants. Il était sur le point de faire imprimer un livre à ce sujet. Quant au fait de la guerre, il méprise fort l'artillerie : et en cela me plut beaucoup ?. Il loue

une des plus belles escholes qui puisse estre, de ramener tousjours ceux, avec qui je confere, aux propos des choses qu'ils sçavent le mieux. » Æssais (1580), liv. I, chap. xvi.

1. Je suppose que ces deux mots : e fermarsi, doivent être placés après : di spinger la spada innanzi.

a. « Le Patenostrier » était un maître d'armes de Rome « trèsexcellent en cet art », dit Brantòme, t. VI, p. 315.

3. « Il est bien plus seur de s’asseurer d'une espée que nous tenons au poing, que du boulet qui eschappe de nostre pistole, en laquelle il y a plusieurs pieces, la poudre, la pierre, le rouët, desquelles la moindre qui viendra à faillir, vous fera faillir vostre fortune. Mais quant à cett'arme-là, j'en parleray plus largement, où je feray comparaison des armes anciennes aux nostres : et

Loda il libro della Guerra di Machiavelli, e segue le sue opinioni. Dice, che di questa sorte d’uomini che provvedono al fortificare, il più eccellente che sia, si trova adesso in Firenze al servizio del Granduca Simo,

Si costuma qui di metter neve nelli bicchieri di vino. Ne metteva poco to non stando troppo bene della persona, atendo assai volte dolor di fianchi, e scacciando tuttavia arenella incredibile; oltre a questo non potendo riaver la testa, e rimetterla al suo primo stato. Stordimento, e non so che gravezza sugli occhi, la fronte, le guancie, denti, naso, e parte d'innanzi. Mi messi in fantasia, che fussero

le livre De Ja guerre de Machiavel, et suit ses opinions!. Il dit que de cette sorte d'hommes qui pourvoient à la fortification, le plus excellent qui soit se trouve à présent à Florence au service du Grand-duc Sérénissime 2,

On a coutume ici de mettre de la neige dans les verres de vin”. Moi j'en mettais peu, n'étant pas trop bien portant, ayant fort souvent douleur de flancs, et chassant toujours un sable incroyable: outre cela ne pouvant ravoir ma tête, et la remettre en son premier état. Etourdissement, et ne sais quelle pesanteur sur les yeux, le front, les joues, dents, nez et parties de la

e ——— 0 2 + qe PU

sauf l'estonnement des oreilles, à quoy meshuy chacun est apprivoist, je croy que c'est un'arme de fort peu d'effect, etespere que nous cn quitterons bien tost l'usage. » Æssais (1580), liv. I, chap. xLvm.

1. Dans son traité de l'Arf de la guerre, écrit vers 1515, Machiavel dit, au livre III, que les coups de la grosse artillerie portent à faux le plus souvent ; que les fusils et la petite artillerie causent plus de dommages, mais qu'il est facile de les éviter en en venant AUX Mains.

Page 1